LOUVAIN-LA-NEUVE Quand vous appuierez sur la détente, vous sentirez le recul du revolver et vous visualiserez le résultat de votre tir sur l'écran. Le cheval sur lequel vous serez installé réagira aussi au scénario et Doc, le meneur de jeu virtuel qui sortira parfois de l'écran, pourra même pointer un spot sur vous pour vous désigner comme un bon tireur ou, pis, comme un très mauvais qui aurait intérêt à se démener un peu plus! Et après avoir tué les méchants - mais jamais sans verser de sang, puisque les ennemis sont en bois - dans la ville et dans le saloon, le meilleur d'entre vous recevra une étoile de shérif et verra son visage envahir l'écran!
Ce jeu vidéo grandeur nature, sur des écrans de 32 m2, en quatre dimensions, accessible pour 60 cavaliers d'un coup, a été baptisé Desperado City. Il sera en fonction dès le premier avril dans le parc d'attractions familial Bobbejaanland, à Lichtaart. Un investissement de 750.000 euros pour un jeu unique au monde mis au point par la société Alterface, de Louvain-la-Neuve.
Ancienne spin-off de l'UCL, cette société est indépendante depuis 2001. Elle s'est spécialisée dans les applications multimédias. On lui doit, par exemple, le Vidéo Splash à Océade, le simulateur de séisme à Vulcania ou, bientôt, un jeu similaire à Fraispertuis, dans les Vosges, où il s'appellera Ciné Desperado, ou encore un dôme interactif en Écosse où le public pourra faire évoluer la terre (pollution, énergie,...).
«Ce jeu est unique dans le sens où l'on peut tirer à deux fois trente personnes d'un coup et que chacun interagit sur le cours du jeu, sourit Benoît Cornet, le patron d'Alterface. Les paramètres sont aussi indéfinis. Plusieurs scénarios sont possibles. Et le but - ce qui rend les gens accros - c'est d'être le meilleur. On peut donc s'améliorer, découvrir les cibles qui donnent plus de points,...»
Si, en France, ce jeu sera accessible en français, il le sera en flamand à Bobbejaanland, Doc étant interprété par Hubert Bruynseels, acteur de soap sur VTM: «Mais tout est fait pour que chacun comprenne rapidement la marche à suivre».
Source : DH
Le parc d'aventures scientifiques de Frameries est sur la sellette.
Le gouvernement wallon doit statuer jeudi sur son avenir.
Le Pass pourra-t-il rester le lieu de culture et d'initiation scientifique qu'il veut être?
ANALYSE Frameries, jeudi matin, sous le crachin. Le personnel du parc d'aventures scientifiques (le Pass), soit l'équivalent de 60 temps plein, a décidé d'organiser ce dimanche une journée portes ouvertes, gratuite, pour sensibiliser le public à l'enjeu des décisions qui devraient être prises la semaine prochaine par le gouvernement wallon et qui décideront du futur de ce musée pas comme les autres. Le personnel «en a marre» que le Pass soit assimilé à un tonneau des Danaïdes réclamant sans cesse de nouveaux subsides et qu'on dénigre, dit-il, le travail fait. Souvent sans l'avoir vu! Ultime effort? Le 10 novembre dernier, le gouvernement procédait à ce qu'il appelait «une ultime recapitalisation» de 3 millions d'euros pour éponger les dettes du passé, nommait un nouveau président du CA (un manager du privé, Pascal Leurquin) et annonçait qu'il changerait la direction. Jean-Marc Providence, le directeur-général du projet depuis les débuts, deviendra sans doute, secrétaire général part-time, plus spécialement impliqué dans les projets et l'engineering des expos. Un nouveau directeur administratif et financier - part time aussi - devrait être nommé. Le CA a remis sur la table les études, audits disponibles et derniers chiffres budgétaires (inquiétants). Jeudi, il a proposé au gouvernement trois pistes, mais n'a rien voulu révéler de leurs contenus. D'après nos informations, aucune ne prévoit un démantèlement du Pass ou un bain de sang social, bien au contraire. Le CA part de l'hypothèse que les missions qui ont été assignées au Pass sont maintenues et il indique que dans ce cas les subventions au Pass (4 millions d'euros annuels et, pour 2006 et 2007, 0,5 million supplémentaire alloué par la ministre Simonet) ne sont pas suffisantes. Même si ces chiffres font rêver d'autres musées (signalons cependant que la cité des Sciences à Paris a un budget annuel de 100 millions d'euros!). Le CA renvoie donc la balle au gouvernement pour que celui-ci confirme (ou infirme) les missions du Pass et en tire les conséquences budgétaires. Les pistes pourraient consister en économies internes, pérennisation du 0,5 million d'euros supplémentaires par an et paiement d'une partie du personnel par d'autres budgets publics (comme cela se fait dans d'autres musées) ou délégation de certaines missions du Pass à des tiers. On verra jeudi. Jean-Marc Providence constate qu'un malentendu a régné autour du Pass qui a fait que « ni les pouvoirs publics, ni les médias ne se sont appropriés le Pass. Nous avons eu sans doute le tort de parler de 'parc', ce qui donne à penser que nous serions comme un parc d'attraction. On a trop souvent oublié nos missions culturelles et sociales liées à la science. Même si nous sommes un musée scientifique, nous sommes subsidiés par la région et non par la Communauté, ce qui fait de nous un objet incongru, une sorte d'Ovni. On parle de sponsoring, de rentabilité, oubliant qu'on est un service public. Et la capacité critique inhérente à de telles expos a pu poser aussi question à nos pouvoirs de tutelle.» Être localisé à Frameries n'a pas non plus aidé: «Quand notre expo sur le sport à été programmé au Heysel, elle a attiré, en quinze jours, autant de monde que chez nous en trois mois». Pourtant le bilan est très positif, souligne Jean-Marc Providence: le musée, achevé fin 2004, a attiré l'an dernier, 150000 visiteurs, sans compter ceux des expos du Pass montrées ailleurs. Le Pass a exporté des expos à Aïchi au Japon, en Tunisie, à Strasbourg. Moscou est en passe de signer un accord avec le Pass pour un nouveau musée des sciences, accord qui rapporterait autant qu'un an d'entrées-visiteurs. Le personnel ajoute que le Pass arrive en tête des «attractions wallonnes» pour la satisfaction du public et a été classé dans un top 5 des musées mondiaux les plus novateurs. « Nous nous indignons de la manière dont notre dossier est abordé», dit-il. Le Pass c'est 12000 m2 d'expos, 60 emplois temps plein, tous payés par le musée lui-même, 4,5 millions d'euros de subsides cette année, un sponsoring qui stagne vers 200000 euros (loin du 1,8 million d'euros espérés dans le business plan initial de McKinsey) et 150000 visiteurs annuels. Un consultant européen au début du projet avait parlé de 300000 visiteurs, « mais cela n'a jamais été réaliste», rétorque Jean-Marc Providence. Les coûts sont souvent liés à la création d'expositions originales et à l'accompagnement des visiteurs, aidés par le personnel dans leurs rapports à la science. Objectif social et culturel On en revient finalement à l'essentiel: à quoi doit servir ce musée des sciences et quels moyens lui allouer en fonction de cela? Jean-Marc Providence rappelle la genèse du projet: « C'était une volonté de la région et de son département recherche et technologie, dirigé alors par Anne-Marie Straus, d'installer un outil de diffusion de la science et de la technologie comme l'est la cité des sciences à Paris. On a alors décidé du lieu: l'ancien charbonnage du Crachet, dans le but social de réduire la fracture entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Le Pass est au départ un projet de promotion des sciences (objectif de Lisbonne), un projet social et un outil de développement économique pour la région.» Le musée aura coûté 32 millions d'euros, payés pour moitié par la région, moitié par l'Europe, avec une belle intégration de Jean Nouvel. « C'est un musée du 4e type, argumente Jean-Marc Providence. Il s'agit de partir de l'expérience des visiteurs. Le défi de la culture scientifique est de poser des questions de société et de voir comment la science peut les résoudre. Placer la science dans le quotidien des gens.» Le Pass a appliqué cela dans ses expos sur l'argent, la génétique, les matériaux, le sport. « Est-il tellement incongru, se demande le personnel, que les pouvoirs publics se donnent les moyens de financer le fonctionnement d'un outil propre à aider les citoyens dans leur intégration à la «société de la connaissance» ? Pose-t-on la question de la rentabilité financière d'une école ou d'un musée d'art?» Source : La Libre Belgique 2006

MATHIEU MOLITOR
La Société Royale de Zoologie d'Anvers (SRZA), qui gère entre autres le zoo d'Anvers et le jardin animalier de Planckendael, a clôturé l'exercice 2005 sur un résultat de 2,87 millions d'euros, contre 2,8 millions un an plus tôt, a-t-elle annoncé mercredi.
Le bénéfice de la société dépasse ainsi pour la quatrième année consécutive la barre des 2 millions d'euros, après quelques années de perte.
Le zoo d'Anvers a accueilli l'an dernier un million de visiteurs, contre 950.000 en 2004. A Planckendael par contre, seuls 620.000 visiteurs ont arpenté les allées du parc animalier, soit 30.000 de moins qu'en 2004. Le Flanders Congress & Concert Centre, géré également par la SRZA et qui compte notamment la Salle Reine Elisabeth d'Anvers, a connu pour sa part une année stable et a accueilli plus de 400.000 personnes.
Pour 2006, la Société du Zoo d'Anvers prévoit "un résultat comparable", les importants investissements consentis durant les années précédentes ayant "atteint leurs buts" et étant "de plus en plus visibles".
Source : L'écho
La valeur des actions de Six Flags a reculé de 0,07 $ US et clôturé à 10,40 $ US à la Bourse de New York, mercredi.
Six Flags, dont le siège est situé à Oklahoma City, a indiqué avoir enregistré une perte nette de 144,5 millions $ US, soit 1,55 $ US par action, comparativement à une perte nette de 115 millions $ US (1,24 $ US par action) un an auparavant.
Les revenus de l'entreprise se sont élevés à 111,8 millions $ US au quatrième trimestre, contre 105,4 millions $ US lors de la même période un an plus tôt.
En ne tenant compte que des opérations poursuivies, la perte nette de Six Flags a atteint 116,7 millions $ US (1,31 $ US par action), contre 106,1 millions $ US (1,20 $ US par action) un an auparavant.
Les analystes s'attendaient à ce que Six Flags fasse état d'une perte nette de 0,73 $ US par action pour le trimestre, selon Thomson Financial.
Les coûts d'opération et les dépenses de l'entreprise ont atteint 170,9 millions $ US lors du quatrième trimestre, en hausse de 12 pour cent par rapport à la même période de l'exercice précédent.
En ce qui concerne l'exercice dans son ensemble, Six Flags a enregistré une perte nette de 132,9 millions $ US (1,43 $ US par action), inférieure à celle de 486,8 millions $ US (5,23 $ US par action) subie lors de l'exercice précédent. Les revenus annuels de l'entreprise ont augmenté de 9,0 pour cent, à 1,09 milliard $ US, contre 998,6 millions $ US.
"L'entreprise a terminé 2005 sur une forte note de reprise, et nous prenons plusieurs nouvelles initiatives visant à placer Six Flags sur la voie de la croissance continue, à réduire la dette et à accroître la valeur pour les actionnaires", a affirmé par voie de communiqué le président et chef de la direction de Six Flags, Mark Shapiro.
Source : Presse Canadienne
Lorsque le Christ sauveur de neuf mètres de haut s'élève dans les airs, une partie de la foule rassemblée devant le "Golgotha" ne peut réprimer un cri d'admiration et certains font le signe de croix. Non loin de là, des soldats romains patrouillent, indifférents aux jeunes paysannes aux tuniques bariolées qui vendent des sucreries orientales.
Nous sommes pourtant à Buenos Aires, au bord du Rio de La Plata, et seule la chaleur qui règne pourrait évoquer les rives du Jourdain. Mais les créateurs de Tierra Santa, parc à thèmes religieux, s'emploient chaque fin de semaine à donner la preuve du contraire en faisant vivre à grands renforts de son et lumières une Jérusalem de carton pâte.
Situé en bout de piste de l'aéroport national, ce parc "unique au monde", selon ses créateurs, est entièrement dédié à la religion, surtout chrétienne. On y trouve certes une "mosquée" et une "synagogue" mais l'essentiel de ce parc qui couvre sept hectares concerne le christianisme et tout particulièrement la vie de Jésus.
Le visiteur est invité dès l'entrée à assister à sa naissance dans une mise en scène qu'il retrouvera tout au long des "attractions". Au fond d'une grotte, en résine de polyester, une crèche en taille réelle fait revivre la nuit de Noël avec bœuf, âne et Rois mages articulés, au son du requiem de Fauré.
A la sortie, il est invité à entrer dans "Jérusalem", et parcourir les ruelles d'une ville où rien ne manque, et surtout pas les marchands du temple qui offrent restauration, rafraîchissements ou souvenirs.
Il peut ensuite assister à la résurrection du Christ, dont la crucifixion est représentée en haut d'une colline symbolisant le Golgotha par des croix grandeur nature. A Pâques, la Passion du Christ se fait plus réelle avec des acteurs accomplissant le chemin de croix sous les coups de fouet. Le visiteur peut aussi y participer en portant lui-même sa croix tout au long d'une "via crucis" reconstituée.
"C'est particulièrement émouvant et les gens sont souvent en larmes", assure la directrice du parc Maria Antonia Ferro, dans un entretien avec l'AFP.
Miriam, Argentine de 44 ans, n'a pas assisté au spectacle mais à la Cène, autre temps fort de Tierra Santa. "Cela m'a fait beaucoup d'effet", explique-t-elle à l'AFP après avoir vu le Christ entouré de ses apôtres, tous en résine de polyester, rompre le pain. "En tant que catholique, j'ai été très émue de voir ce que j'ai lu tant de fois dans la bible", ajoute-t-elle.
Aucun des lieux présentés dans ce parc n'a été consacré par les trois religions monthéistes, le christianisme, l'islam et le judaïsme. Mais nombre de visiteurs sont touchés par le lieu. "C'est un endroit spirituel où l'âme trouve sa place", assure la directrice du parc, ex-professeur d'éducation physique et décoratrice reconvertie.
Les "mécrants" s'y promènent en curieux, mais les croyants adoptent une attitude plus respectueuse, les bras croisés par exemple, relève de son côté German, un jeune guide.
Le "mur des lamentations", entièrement construit en résine, contient d'innombrables petits morceaux de papier pliés renfermant des prières. L'ambassadeur d'Israël, venu visiter le parc, en a emporté une partie à destination de Jérusalem et de son "vrai" mur, raconte la directrice.
L'église catholique, de son côté donné, a sa bénédiction à ce parc, qualifié par l'archevêché de Buenos Aires de "lieu d'enrichissement culturel et spirituel". Tierra Santa a déjà reçu quelque deux millions de visiteurs depuis sa création en 1999.
Source : Chosun



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