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Dimanche 26 juin 2005


En voyage chez Pierrette de Néandertal

Par Sylvie BRIET- Libération
mercredi 22 juin 2005


Saint-Césaire envoyée spéciale

«Tribu de l'Ouest : départ dans vingt minutes.» Les membres de ladite tribu, une vingtaine d'Homo sapiens curieux, s'ébrouent, s'apprêtent à franchir le seuil de leur voyage dans ce nouveau temple de la préhistoire, version ultra-high-tech. Ils pénètrent dans une première salle sombre et se répartissent autour d'un écran ovale... posé à leurs pieds. Sous leurs yeux ébahis défilent la création de l'univers, l'apparition de la vie. Si rapidement que l'un d'eux se plaint d'avoir le mal de mer. Bienvenue au Paléosite, ni musée ni parc d'attractions, un ovni posé aux abords du village de Saint-Césaire, loin de tout, en Charente-Maritime. Mais sur un site néandertalien.

Conçu par des Néo-Zélandais, le Paléosite s'inspire des méthodes américaines : au musée de l'Espionnage de Washington, le visiteur endosse le rôle d'un espion et doit mémoriser sa nouvelle identité. Ici, muni d'un «paléo pass», il devient membre d'une tribu, prêt à donner de sa personne pour se retrouver dans la peau d'un Néandertalien. Auparavant, il pénètre dans une deuxième salle spacieuse, en forme d'amphithéâtre avec écran géant. L'image d'Yves Coppens apparaît, voyageant en bus avec un Homo neandertalensis. Le très médiatique paléontologue se met en scène pour raconter les australopithèques puis les homos, la bipédie... tout ça en trois dimensions... au moins.

Teint rougeaud. Le membre de la tribu de l'Ouest n'a encore rien vu... Car ici, on ne se contente pas de remonter le temps, on réhabilite Néandertal, cet ancêtre mal aimé qui partagea quelques milliers d'années d'existence sur la planète avec Homo sapiens. Troisième étape du périple : la salle de morpho. C'est ici qu'Homo sapiens va affronter son cousin néandertalien, se comparer à lui, voire se transformer au cours de onze ateliers interactifs. On se rue sur le «morphing facial». Le visiteur donne son «paléo pass», se fait tirer le portrait dans une machine, et contemple sa photo qui subit un traitement de choc. Le visage se transforme peu à peu en visage néandertalien dont les traits sont réputés disgracieux. Voici le crâne qui s'aplatit, le nez qui s'élargit, les arcades sourcilières qui ressortent, les cheveux qui s'épaississent... Pour faire bonne mesure, le teint devient rougeaud comme si Néandertal était porté sur la bouteille. Bien sûr, les autres membres de la tribu se pressent pour voir le résultat, éclatent de rire, se moquent, impatients d'y passer mais légèrement nerveux... le sex appeal de la Néandertalienne est assez limité.

Beaucoup plus rassurant, le lancer de javelot, pour mesurer sa force : la machine qui a remplacé le mammouth donne des résultats surprenants, une sapiens droitière se retrouvant dotée d'une force phénoménale dans le bras gauche. Tout n'est pas encore au point dans cette bulle de technologie. Tour à tour, un scanner dénude les membres de la tribu pour ne leur laisser que les os, histoire de montrer ce qui arrive au squelette quand lui aussi adopte les rondeurs néandertaliennes.

Robot. Le laboratoire, dans la quatrième salle, est, lui, une merveille de technologie : tandis que le visiteur suit sur deux écrans les différentes explications des préhistoriens, comme Jean-Jacques Hublin ou Bernard Vandermeersch, une trappe s'ouvre et un robot sort du sol, se promène dans le laboratoire, éclaire les appareils, les livres de la bibliothèque reconstituée, tandis que deux petits néandertaliens (du théâtre optique) se promènent sur les rayonnages. Beaucoup plus discutable, en 5e étape : la tribu s'affale devant un écran panoramique pour assister à une reconstitution de la vie ­ romancée ­ de Pierrette, la Néandertalienne dont les ossements ont été retrouvés ici même, à Saint-Césaire, à quelques centaines de mètres du centre.

La tribu est d'ailleurs invitée à prendre l'air et découvrir en extérieur la reconstitution du campement de Pierrette tel qu'elle y vécut il y a 35 000 ans. Le site original de la découverte, qui eut lieu en 1979, se situe plus bas, le long de la vallée du Coran, qui n'est ici qu'un ruisseau près duquel vécurent des Néandertaliens. La falaise qui surplombe le gisement étant appelée la roche à Pierrot, le squelette féminin qui fut découvert là fut naturellement baptisé Pierrette. Sa tête reconstituée et pleine de taches de rousseur trône au Paléosite dans une dernière salle où, devant des écrans individuels, chaque sapiens peut approfondir ses connaissances.

Samedi 25 juin 2005



Le Bioscope ouvrira ses portes dans un an. Les dirigeants de l'opérateur, Grévin ' Cie, ont présenté hier le concept définitif du parc de loisirs d'Ungersheim aux collectivités partenaires.

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Ici se jouera un « théâtre des éléments », spectacle pyrotechnique en salle, avec fumées, feux et explosions.(Photo DNA - Arthur Perrin)

Sous un soleil de plomb, Patrick Roger, le responsable de la conception du Bioscope, répète, désignant des lits creusés dans une terre sèche : « Il y aura de l'eau partout ». A l'heure de la visite du chantier, le futur parc de loisirs d'Ungersheim consacré à l'« exploration de la vie », ne se ressemble pas encore tout à fait vraiment et il faut de l'imagination pour se projeter « cette promenade en toute liberté, dans la nature », ce tour de « GR, de grande randonnée » ; les trois pavillons et six cellules s'ébauchent pour la plupart encore, squelettes raides d'acier et de béton nus.


Le bâtiment le plus avancé, c'est « le théâtre des éléments » : il y sera donné devant 550 personnes un spectacle pyrotechnique tout feu tout flamme de 20 mn, symbolisant les effets des activités de l'homme sur la planète. Le titre en résume le propos : « Attention, on joue avec le feu ».


Dans le second pavillon du parcours, le Bioscope présentera à 150 spectateurs le spectacle ludo-pédagogique d'un individu plongé au coeur de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, entouré de projecteurs sophistiqués.

Projet bien pensé

Le chantier tient ses délais et le Bioscope ouvrira ses portes dans un an, le 1er juin. Son opérateur (privé), Grévin ' Cie, a marqué hier sa confiance dans le succès du projet, réalisé en partenariat avec le conseil régional et le conseil général du Haut-Rhin, pour un coût total de 30,5 M€. « Ouvrir un parc est un exercice délicat, mais le Bioscope est un projet passionnant et bien pensé », a confié Serge Naïm, nouveau directeur général de Grévin, transfuge d'Eurodisney. « Ce projet stratégique représente 20 % de nos investissements annuels. Nous avons à coeur qu'il soit performant et rentable », a souligné Jean-Pierre Sonois, président de la Compagnie des Alpes, maison-mère de Grévin et filiale de la Caisse des dépôts et consignations.


Fruit d'un partenariat public-privé, le Bioscope fonctionnera 200 jours par an. Son format reste modeste : il comptera un effectif limité de 11 permanents et 40 saisonniers ; l'hypothèse haute de sa fréquentation a d'autre part été fixée à 300 000 personnes par an. Quant à la stratégie de développement, elle reste prudente : de son succès dépendra la mise en chantier de la seconde phase.


Le concept définitif du parc a été présenté dans l'après-midi d'hier au conseil régional et au conseil général du Haut-Rhin, à huis clos. A l'issue de la réunion, le président régional, Adrien Zeller, a rendu hommage aux équipes de Grévin, « des supers pros ». Le chef de l'exécutif haut-rhinois s'est félicité que le Bioscope ne soit pas « un parc d'attraction ». Une commission composée d'élus des deux assemblées en assure le suivi financier, tandis qu'une commission consultative de service public apporte son concours sur les volets pédagogique, scientifique, économique et touristique du parc.

 

Source / Dernières Nouvelles d'Alsace

Samedi 25 juin 2005
  Source : Courrier International
"Par respect pour la culture chinoise", affirme la direction de Disneyland Hong Kong, "notre parc à thème (qui ouvrira ses portes en septembre 2005) est décidé à servir des soupes d'ailerons de requin lors des banquets de mariage qu'il organisera à la demande dans ses restaurants." Depuis cette annonce, des "milliers de personnes du monde entier ont envoyé des mails de protestation à la direction de Disney, ainsi qu'au gouvernement de Hong Kong, des mails restés sans réponse à ce jour", rapporte le quotidien économique de l'île The Standard.

Et si l'entreprise américaine de loisirs ne fait pas machine arrière, des défenseurs de l'environnement et des groupes écologistes sont décidés à lancer une campagne planétaire de boycott des produits Disney. Les mails rassemblés en un livre ont été donnés à l'actuel président de la société, Michael Eisner, et à son successeur, Michael Iger. A dater du 20 juin, tous deux ont dix jours pour réagir, sinon le boycott des produits Disney deviendra effectif.

La colère des écologistes provient à la fois des conditions déplorables de la pêche au requin et du fait qu'il s'agit d'une espèce protégée et en voie de disparition. Généralement, "les pêcheurs attrapent des requins, leur coupent les ailerons et les rejettent à l'eau. Plus de cent millions de squales meurent ainsi chaque année", raconte The Standard. "Nous avons demandé à Disney de mieux gérer la pêche et, si cela est impossible, de renoncer à servir ce mets de luxe", explique Clarus Chu, du WWF. Pour toute réponse, Disney s'est engagé à ne servir que des requins d'élevage. En oubliant une chose essentielle : le requin d'élevage n'existe pas !

"Hong Kong ne devrait pas se faire trop d'illusions quant au respect de la culture chinoise que prône Disney. Depuis que la société s'est implantée à Paris et à Tokyo, elle n'a fait que des erreurs de ce type", ajoute Ko Wang, professeur d'économie à l'université de Californie et spécialiste de la maison de Mickey.
Vendredi 24 juin 2005

Le parc présentera en 2006 un nouveau spectacle dans un manège couvert : Les Mousquetaires de Richelieu. La construction est d'ores et déjà très imposante et bien avancée. Ce nouveau lieu de spéctacle se trouve à l'entrée du parc sur le parking.

Jeudi 23 juin 2005
Une «Cité mondiale de la bière» à Armentières en 2008?

Ce vaste projet touristique et économique, initié par le groupe InBev, devrait créer plusieurs centaines d’emplois

Durant une longue période de prospérité, ce fut les années «textile» (la cité de la toile) et «bière».

Image Hosted by ImageShack.usPersonne n’a oublié Motte-Cordonnier: un nom, un savoir-faire, la première brasserie de la région. Et puis, il y eut ce changement (inéluctable) de cap : la fin du brassage en 1993 sous l’ère Interbrew et la cessation totale de l’activité en 2004. Rideau baissé, pensait-on. Que faire du site de l’ex-brasserie et de ses 12 hectares?
Impossible de rester insensible aux charmes architecturaux des bâtiments. D’autant plus qu’en 1999, une partie de la brasserie était inscrite à l’Inventaire des Monuments historiques. En novembre2003, Interbrew-France, par la voix de son président Jean-Paul Vandenbroucke (notre photo), rouvrait le rideau et lançait l’idée d’une «Cité de la bière» à Armentières. Une autre vie pour Motte-Cordonnier?

Depuis cette annonce, le belge Interbrew et le brésilien Ambev se sont alliés pour devenir le groupe InBev, leader mondial de la bière en volume. Hier matin, lors d’une nouvelle conférence de presse, M. Vandenbroucke, président de l’Association pour la Cité de la bière, était entouré de François Vieillard, d’InBev France, de Bernard Haesebroeck, conseiller général et premier adjoint au maire à Armentières, et de Thierry Coltier, directeur général de Grévin Développement. Propos unanimes: la «Cité mondiale de la bière» est un formidable atout économique et touristique pour Armentières, la métropole lilloise et même toute la région.

• Une « Cité » qui s’ouvre. – « Le “musée de la Bière” était trop restrictif. Le concept de parc à thème multiservices et de “Cité de la bière” est avant tout une ouverture vers le monde extérieur. On peut espérer entre 250 000 et 300 000 visiteurs par an dans un premier temps », souligne M. Vandenbroucke.

• Micro-brasserie, terrasses, séminaires, jeux. – Outre le parcours culturel et de découverte (le musée), la Cité mondiale de la bière comprendrait un important pôle restauration avec entre autres une brasserie (300 couverts), un restaurant gastronomique, des jeux flamands et un « espace cuisine» réservé aux stages et à la formation. Et afin de renouer avec la tradition brassicole d’Armentières, il est prévu de réaliser une micro-brasserie exploitée soit par un brasseur (pas forcément InBev), soit par un consortium. Des salles de séminaires haut de gamme sont également prévues, ainsi qu’un espace ludique (accrobranche, mur d’escalade), un marché aux puces permanent (1500m²), lieu d’échanges entre brocanteurs et visiteurs. À terme, un village de nuit serait aménagé. Ce sera l’occasion de déguster une bonne mousse.

• Bateau «hôtel». – Le cabinet conseil préconise aussi un hébergement sur l’eau. Verra-t-on un hôtel flottant sur la Lys ?

• Retombées économiques. – Selon M. Vandenbroucke, la «Cité de la bière mondiale» générerait la création de 116 emplois directs et de quelque 200 emplois induits.

• Combien ça coûte. – Ce vaste projet est estimé à 24 M€. Pour la première phase (hors village de nuit,
l’ouverture fin 2008), la somme avoisine les 13 M€. Reste à séduire les financeurs publics et privés.

Mercredi 22 juin 2005

70 entrées, des goodies du Futuroscope et plein d'autres lots high-tech à gagner au concours de la cité du numérique du Futuroscope. Jeu Kégopolis

Ca se passe ici .

Réponses : Imax, Lecteur Enregistreur,  5

 
 
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