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Mercredi 25 mai 2005

Photo: AFP

À Hong Kong, un travailleur ramasse des ailerons de requin dans une usine de transformation

Hong Kong

Agence France-Presse

Des défenseurs des animaux ont vivement critiqué la société américaine Disney pour offrir dans son futur parc de Hong Kong de la soupe aux ailerons de requin, mets très apprécié en Chine mais considéré comme une menace pour l'espèce, selon la presse locale de lundi.

«Je pense qu'il s'agit d'une erreur de la plus grande importance, peu importe qu'une telle soupe soit considérée comme un prestige par des clients, avec lesquels vous escomptez simplement faire de l'argent, je présume», écrit Brian Darvell, professeur à l'Université de Hong Kong et défenseur des animaux, dans une lettre envoyée au président-directeur général de Disney, Michael Eisner.

«Honte à vous», lance le militant, menaçant le parc d'un «boycott mondial visant à pointer du doigt une exploitation cynique et grossière». Le courrier a reçu le soutien des défenseurs d'animaux et de clubs de plongée de Hong Kong et de la région, selon le quotidien hongkongais South China Morning Post.

«Il est de notre opinion qu'une société de stature internationale comme Disney doit prendre un rôle de leadership», a déclaré le porte-parole du Fonds mondial pour la nature (WWF), Eric Bohm, cité par le Post.

«Disney devrait avoir conscience que les requins s'approchent rapidement du niveau de la surexploitation», a-t-il ajouté.

«Il est de coutume dans les restaurants chinois et les hôtels cinq étoiles de servir de la soupe d'ailerons de requin à Hong Kong car le plat est considéré comme partie intégrante des banquets chinois», a répondu dans un communiqué la société Disney dont le parc hongkongais doit ouvrir en septembre.

Mercredi 25 mai 2005

La vidéo de l'émission de TF1 Vis Ma Vie tournée à Europa Park est disponible en ligne ici.

Mercredi 25 mai 2005

Source : Cafe Babel

La macdonalisation (d’après l’expression de George Ritzer) et le formatage du quotidien touchent désormais aussi les vacances des Européens. Récit d’un séjour dans un Center Parc.

Nous voulions des vacances abordables, sans mauvaises surprises, nous voulions des loisirs testés et approuvés, et une offre maximale de commodités à portée de main. En un mot : notre fils voulait s’amuser et nous, les parents, voulions avoir la paix. Nous avons donc été dans un Center Parc du Hochsauerland, dans le centre de l’Allemagne. Les Center Parcs, inventés par les Hollandais, sont un exemple type de « macdonalisation ». On en trouve en Hollande, en Belgique, en Angleterre, en France et en Allemagne. Les parcs sont tous conçus de la même façon : au centre se trouve une piscine subtropicale avec toboggans, jacuzzis, jets d’eau…Juste à côté, il y a un village de vacances avec plus de 600 appartements, dans lesquels les familles (qui représentent 99% des clients potentiels) peuvent passer des vacances indépendantes et formatées. Les courses, les repas, les animations pour les enfants, les jeux vidéos, les activités sportives, les loisirs, tout cela se passe dans le « market dome ». Le market dome, c’est une sorte de centre commercial gigantesque où l’on n’échappe pas au fond musical sirupeux, composé des derniers hits internationaux qui, pour les oreilles sensibles, deviennent vite une torture. . Nous n’allions dans ce temple de la consommation que pour le petit-déjeuner. Les clignotements et les piaillements des offres spéciales omniprésentes déclenchaient, en effet, chez notre fils de 6 ans des crises incessantes de « j’veux ça » ou de « j’veux jouer à ça ».
 
Restauration rapide – vacances rapides

Le concept Center Parc est florissant. Pour réserver un bungalow pendant les vacances scolaires, il faut s’y prendre longtemps à l’avance. D’après le groupe Center Parcs, environ trois millions de vacanciers déferlent chaque année dans les dix parcs familiaux dont le taux d’occupation avoisine les 90%. Ce qui a commencé en 1968 comme un modeste parc – quelques bungalows et une piscine dans les bois – est maintenant devenu une véritable « chaîne de vacances rapides ». Ce qui attire l’Européen moyen, c’est qu’il n’a pas besoin de partir loin et qu’il sait exactement à quoi s’attendre (les différents Center Parcs sont sensiblement identiques quel que soit le pays). Et le temps qu’il fait n’a plus qu’une importance minime, puisque la majorité des activités ont lieu à l’intérieur. La stratégie du groupe consiste à cibler les séjours courts, qui pour beaucoup durent seulement un week-end et rarement plus d’une semaine.

Tous pareils

Pour nous aussi le concept a marché. Après l’heure de baignade du matin, notre petit monstre marin avait son compte de jeux et de défoulement. De courtes excursions dans les alentours et les magnifiques paysages du Hochsauerland nous dédommageaient des reliefs fades du parc et nous permettaient d’échapper au « market dome », assez bondé par moment. C’est dommage, bien sûr, qu’on ait eu si peu de contacts avec les autres familles, mais c’est comme au MacDonald où il ne viendrait à l’idée de personne de parler à ses voisins de table. Bien plus qu’elle n’estompe les différences culturelles, la « macdonalisation » réduit tout à un condensé de classe moyenne européenne. Comme les différents Center Parcs, les vacanciers qui y séjournent se ressemblent et se confondent. Les enfants portent des T-shirts de marques américaines, les parents des Levi’s et des blousons passe-partout, les portables sont scandinaves, les voitures familiales allemandes ou françaises, et la lecture du matin va rarement au-delà des tabloïds locaux. Ces points communs devraient faciliter la communication, mais a-t-on encore besoin de communiquer ?

Les nutritionnistes s’accordent à déconseiller la fréquentation excessive des MacDonalds. En revanche la question de savoir, si le bonheur formaté fourni par les centres de vacances macdonalisés nuit à la santé des Européens, reste plus controversée. En ce qui nous concerne, une fois nous a suffi. Pour les prochaines vacances nous partirons dans le sud, par nos propres moyens. Même si cela signifie que nous ne pourrons pas planifier mais devrons plutôt vivre au jour le jour.
Robin Rudolph - Paris - 24.5.2005 | Traduction : Emmanuel Hoch
Mercredi 25 mai 2005
Thien-Ah-Koon veut son parc d'attractions.

( mardi 24 mai 2005 ) Développer le tourisme à la Plaine-des-Cafres. C’est l’objectif de l’ambitieux projet d’André Thien-Ah-Koon. Le député-maire du Tampon veut construire sur sa commune un parc d’attractions sur le thème du volcan. Cinquante hectares, soixante-dix millions d’euros d’investissement, spectacles « son et lumière », divertissements pédagogiques, cinéma, aires de pique-nique, tout sera fait pour retenir les touristes de passage.
Le défi est de taille pour la commune, tout comme les enjeux socio-économiques. 50% des cafri-plainois sont au chômage. Pour mener à bien l’étude de ce projet, André Thien-Ah-Koon s’est offert les conseils de l’ancien directeur du Futuroscope de Poitiers. Le parc du volcan devrait ouvrir ses portes en 2007.




Mardi 24 mai 2005
 
LIPPERSWIL - Un dauphin est né dimanche matin au parc de loisirs Connyland à Lipperswil (TG). Le petit est en bonne santé. Son nom lui sera donné dès que son sexe sera déterminé. Il s'agit du troisième bébé dauphin vivant né au delphinarium.
La mère «Chicky» a mis au monde son deuxième bébé dans la halle d'hiver couverte de la lagune des dauphins, a indiqué lundi la famille Gasser qui gère le parc. En 2000, deux bébés dauphins sont décédés peu après leur naissance dans l'unique delphinarium de Suisse.
En 2001 et 2003, deux petits dauphins sont nés en bonne santé. Depuis la construction d'une nouvelle lagune et d'autres adaptations, les vives critiques à l'égard de Connyland se sont estompées.
© ATS
Lundi 23 mai 2005
 
Le Monde






Vulcania, le Centre européen du volcanisme voulu par Valéry Giscard d'Estaing lorsqu'il présidait le conseil régional d'Auvergne, entame sa quatrième saison en position périlleuse. Sa fréquentation s'est effondrée l'an dernier. En février 2002, l'ouverture du parc, saluée par son concepteur, M. Giscard d'Estaing, comme "l'événement culturel européen de l'année" avait pourtant été couronnée de succès.

Implanté au coeur de la chaîne des puys, à une quinzaine de kilomètres de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Vulcania avait accueilli 628 000 visiteurs la première année. L'effet de nouveauté passé, l'année 2003 s'était soldée par une légère érosion, avec un total de 580 000 visiteurs. La tendance s'est accélérée en 2004 avec 420 000 entrées, soit une baisse de 33 % en deux ans. Résultat : la société d'économie mixte (SEM) qui gère l'équipement a présenté, en 2004, un compte d'exploitation déficitaire de 2,14 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 9,13 millions d'euros.

Vulcania semble jouer de malchance. En présentant, en juillet 1994, le projet architectural de l'Autrichien Hans Hollein, M. Giscard d'Estaing avait annoncé une ouverture en juin 1997 et fixé le coût à 300 millions de francs. Le projet a vu le jour avec près de cinq ans de retard, le montant de l'investissement ­ 130 millions d'euros ­, ayant quasiment triplé.

Le successeur de Valéry Giscard d'Estaing à la présidence de la région Auvergne, Pierre-Joël Bonté (PS) invoque un problème de positionnement. "Il ne s'agit pas d'un parc européen mais d'un parc de proximité" , dit-il en s'appuyant sur les conclusions de l'audit présentées, le 15 avril, au conseil d'administration et aux salariés. Selon cette étude, pour les visiteurs, Vulcania n'est pas un motif de voyage en Auvergne. La clientèle est essentiellement constituée d'Auvergnats et de vacanciers présents dans la région. Sa zone de chalandise n'irait pas au-delà de deux heures de voiture.

AMBITIONS HORS D'ATTEINTE

Les ambitions européennes de Vulcania semblent donc hors d'atteinte. "Beaucoup estiment que le parc hésite entre aspect ludique et ambition scientifique" , estime M. Bonté, qui souligne qu'un gros investissement de 118 millions d'euros a été mis dans la construction du centre "avec un résultat architectural incertain" alors que les animations, la scénographie et le contenu attractif (12 millions d'euros investis seulement) se sont révélés très insuffisants.

Pour sortir le parc de l'ornière, la région devrait annoncer, en juin, sa nouvelle stratégie. Ne rien faire aboutirait, selon l'audit, à une baisse en chute libre du nombre de visiteurs annuel d'environ 250 000, fort éloigné des 800 000 prévus et des 400 000 entrées constituant le seuil d'équilibre.

"Il faut revenir sur la délégation de service public et instituer de nouvelles règles du jeu" , affirme M. Bonté. Celles-ci devront tenir compte de la faible croissance de l'activité des parcs et répondre à la question qui se pose à tous ces équipements : quel est le niveau annuel d'investissements nécessaires pour le renouvellement des animations et la relance de la fréquentation ?

Manuel Armand
Article paru dans l'édition du 10.05.05
 
 
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