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Mercredi 3 août 2005
Boy dies on water ride at Playland amusement park

 

 

RYE, N.Y. - A boy died Wednesday on a ride at the Playland amusement park in Westchester, the county executive's office said.

The death occurred in late afternoon on Ye Old Mill, a boat-in-the-water amusement that is tamer than many of the historic park's rides.

Donna Greene, a spokeswoman for County Executive Andrew Spano, said the boy was found in the water. The cause of death was not immediately known. Spano planned a news conference at the park Wednesday night.

In May 2004, a 7-year-old girl was killed on Playland's Mind Scrambler ride, which was spinning riders around in a darkened tent to flashing lights and loud music. Investigators concluded that Stephanie Dieudonne, of New Rochelle, wriggled free of the restraining bar on one of the Mind Scrambler's cars, knelt on the seat and fell soon after the ride started.

Mardi 2 août 2005
WALIBI LORRAINE MET LE FEU LE SAMEDI 6 AOUT AVEC UNE NOCTURNE MUSICAL SIGNEE "WALIBI MUSIC PARTY"
01-08-2005 08:33

METZ, France, August 1 /PRNewswire/ -- Le samedi 6 août, la fête sera encore à l'honneur au parc Walibi Lorraine avec, au programme, pour la deuxième nocturne de l'été : la Walibi Music Party, un concert de choc réunissant pas moins d'une dizaine d'artistes sur scène parmi lesquels les stars montantes de la chanson française 2005.

Avant de fermer ses portes à 23h, le parc offrira à ses visiteur un véritable plateau de choc avec, en tête d'affiche, Elodie Frégé, la grande gagnante de la Star Academie III. Elodie enchainera les tubes qui l'ont placée dans le top 50 de France tels que << Viens jusqu'à moi >> ou encore << Je te dis non >>. Autre grand gagnant de la télé-réalité : Jonatan Cerrada de La Nouvelle Star foulera la scène prévue devant le Cinemagic. Finalistes de la dernière Star'AC et pensionnaire romantique du chateau: Mathieu Johan sera également présent au coté du Groupe Digital et de la superbe russe Eva qui chauffera le public son single << Comme >> . Autre style, autre tempo mais tout aussi belle : TRIIM mettra le feu avec le nouveau tube de l'été << POP UP the music >> !

Le concert se prolongera par une séance de dédicaces, de quoi faire plaisir aux fans de ces jeunes talents. Un feux d'artifice clôturera le concert en beauté en explosant dans le ciel étoilé du parc Walibi Lorraine pendant près de 20 minutes.

Pour ceux qui n'en auraient pas eu assez, nos vedettes de la chanson française feront quelques << essais-voix >> au coeur du parc, donnant dès 17 heures le ton des prochaines heures dans le parc.
Chaque saison, les nocturnes apportent aux visiteurs du parc, l'occasion de vivre des moments d'émotions profondes. Cette année, le parc attend près de 8 000 visiteurs pour cette journée marquée sous le signe de la musique!

Les autre nocturnes du parc auront lieu les 13 août et 20 août . Le parc Walibi Lorraine invite ses fidèles visiteurs à profiter de ses nombreuses attractions et spectacles deux fois plus longtemps ! A cette occasion, le parc ouvrira ces portes jusqu'à 23 heures, garantissant 4 heures de plaisir en plus !
Pour rappel
6 août : Concert Walibi Music Party avec Elodie Frégé en tête d'affiche.
13 août : Concert 100% Willy Denzey
20 août : Fiesta Do Brasil, deuxième édition.
A Walibi Lorraine, c'est toujours l'occasion de vivre une journée à sauter de joie!


Dimanche 31 juillet 2005

 

LOS ANGELES 30/07 (BELGA/AG) = Quatorze personnes ont été admises à l'hôpital vendredi après la collision de deux rames d'un circuit de montagnes russes au parc Disneyland de Californie. Aucun blessé n'était dans un état grave après l'accident qui s'est produit sur l'une des attractions les plus populaires du parc. La plupart des blessés souffraient de douleurs à la nuque et dans le dos. La cause de l'accident n'est pas encore connue. (NLE)

 

Samedi 30 juillet 2005

Casinos cyclopéens, hôtels de luxe à gogo...: avec 9 milliards de dollars engloutis chaque année dans le jeu, la capitale mondiale du black-jack, du poker et des bandits manchots multiplie les records. A l’image de l’Etat du Nevada, champion des Etats-Unis en termes d’emploi et locomotive de la croissance pour la dix-septième année consécutive. Sur fond de prostitution, de guerre ouverte entre promoteurs et de pénurie d’eau dans cette ville de 2 millions d’habitants construite en plein désert

C’est une salle immense du casino Rio, pleine comme un œuf. Deux cents tables de poker! Une salle où l’on fume, où l’on bluffe, où l’on «paie pour voir» et pour jouer – le ticket d’entrée au World Series coûte 10 000 dollars. Dans les travées, un sosie de l’acteur Nick Nolte observe attentivement les joueurs. Casquette bleue bardée d’un «Etudie la Bible» du plus beau jaune, T-shirt bleu intimant en lettres du même jaune de «faire confiance à Jésus», le pasteur Jim Webber n’est pas venu sauver les joueurs de la perdition. Il ne faut pas confondre. Le jour, il harangue les badauds qui remontent le Strip, le légendaire Las Vegas Boulevard, pour leur parler de Jésus; mais ce soir, il est venu étudier «les gestes, les regards, les façons de jouer», parce qu’il envisage de se lancer à son tour dans l’action. «Le poker, pour moi, ce n’est pas un péché. La seule chose qui me retient encore, c’est que je n’aime pas perdre. Quand je joue, c’est pour gagner!»
Only in Vegas…
Dans une autre ville, le preacher scandaliserait les grenouilles de bénitier. Ici, c’est tout juste si on le remarque. Cela fait bien longtemps que Las Vegas a compris qu’il n’y avait rien de tel qu’un bon péché pour engraisser les comptes en banque. Gourmandise, luxure, appât du gain… C’est ici que l’Amérique puritaine vient se défouler, comme dans un gigantesque parc d’attractions pour ados trop longtemps sevrés. Après quoi, repue, elle retourne sagement chez elle en attendant la prochaine fois, le prochain casino construit sur le Strip, le prochain spectacle du Cirque du Soleil ou le prochain câlin tarifé d’une weekend warrior – guerrière du week-end –, l’une de ces fausses blondes siliconées qui débarquent en masse à l’approche du week-end. Comme le proclamait une récente campagne de pub pour la ville, dans une formule tellement géniale qu’elle est passée dans le langage courant: «What happens here stays here»«Ce qui se passe ici n’en sort pas». Une seule fois, en 1993, la ville a voulu se vendre comme une destination familiale. Le flop fut tel qu’on en parle encore, douze ans plus tard… Aujourd’hui, seulement 8% des visiteurs viennent avec leur progéniture. Les autres viennent munis de leur seul portefeuille et de leurs cartes de crédit. Et ils claquent.

Oh, ce qu’ils claquent! 9 milliards de dollars annuels engloutis dans le jeu, depuis les bandits manchots à 1 cent la mise jusqu’à ceux du Wynn, où les milliardaires peuvent risquer 15 000 dollars à chaque fois qu’ils pressent le bouton. Le Wynn? C’est le dernier-né des casinos du Strip, un temple du superlatif qui a ouvert ses portes en avril et coûté 2,7 milliards de dollars. Oui, 2,2 milliards d’euros engloutis dans un seul projet immobilier, soit plus que ce que le gouvernement américain dépense en un an pour combattre le sida. Mais quel hôtel! A l’origine, le Wynn devait s’appeler Le Rêve, en français dans le texte. «Les conseillers de Steve Wynn l’ont convaincu que son nom était bien meilleur, d’un point de vue de marque», explique Abby Dang, l’une des employées qui fait faire le tour du propriétaire. C’est un mensonge, bien sûr: Le Rêve a été abandonné parce qu’un nom français, en pleine brouille franco-américaine, ce n’était pas le meilleur argument commercial. Mais si vous aimez l’ultraluxe made in USA, le Wynn est effectivement un rêve. Depuis le concessionnaire Ferrari-Maserati jusqu’au golf 18 trous (500 dollars la partie, accès réservé aux clients de l’hôtel), depuis les magasins Vuitton, Dior & Co jusqu’aux salles de jeu réservées aux gros joueurs, oasis tapissées de boiseries sombres incrustées de nacre, le Wynn repousse les limites du too much. Pour les clients aux poches pleines, rien n’est trop beau: 2 700 chambres, 1 960 machines à sous, 2 théâtres, 18 restaurants, des bars dignes d’un musée, et même, pour les plus gros joueurs et seulement sur invitation, 8 villas privées de 750 mètres carrés chacune, surnommées le «Monster Village»…


La seule chose qu’on n’y voit guère, et qu’on n’entend jamais, c’est l’argent sonnant et trébuchant. Au Wynn, comme dans tous les grands casinos, les machines à sous ne crachent plus des pièces de 25 cents mais des tickets à code-barres, que l’on peut rejouer ou échanger à la caisse. Cette dématérialisation de l’argent est plus qu’une astuce de casinotier, c’est un symbole de l’évolution de Las Vegas. Désormais, le jeu ne représente que la moitié des recettes des casinos. Lentement, méthodiquement, la capitale du Nevada est devenue l’une des premières destinations touristiques mondiales, toutes attractions confondues. «Nous sommes la deuxième ville américaine pour les restaurants, nos spectacles attirent plus de monde que New York, Los Angeles et Londres réunies, et nous avons probablement plus de boutiques de luxe sur une distance d’un mile [1,6 km] que partout ailleurs dans le monde», note William Thompson, alias «Billy Gamble», professeur à l’université du Nevada et grand spécialiste du jeu. Il ne s’agit plus seulement de «mettre une tête sur l’oreiller», c’est-à-dire de remplir une chambre d’hôtel à tout prix, les profits venant du jeu, ni d’attirer le chaland dans les casinos avec des menus steak et homard à 4,99 dollars. Les chambres d’hôtel ne sont plus bradées, leurs occupants peuvent passer la journée sans risquer un dollar au jeu. Depuis l’ouverture du Mirage, en 1989, Las Vegas s’est dotée d’une masse critique impossible à égaler, pour ses concurrents: nombre de chambres d’hôtel (130000), casinos, salles de congrès (500000 m2), spectacles, restaurants, magasins, clubs de striptease (une cinquantaine), prostituées, tout concourt à renforcer la domination de la ville sur ce créneau bien particulier du divertissement pour adultes. Ajoutez à cette recette un facteur démographique majeur, le fait que 10 000 baby-boomers américains fêtent chaque jour leurs 50 ans, et vous obtenez une martingale infaillible.


Mais Las Vegas est plus qu’une recette – c’est un état d’esprit. Cette île incongrue perdue au milieu du désert, où les températures estivales dépassent allègrement les 40 °C à l’ombre, s’enorgueillit d’être l’un des derniers bastions du laisser-faire le plus débridé. C’est vrai pour le jeu: une fois accordée la licence de jeu, difficile à obtenir, les 300 casinos du Nevada peuvent faire à peu près ce qu’ils veulent, sans avoir à chaque fois à demander la permission. C’est aussi vrai pour le reste de l’économie: on peut construire ou démolir à cœur joie, les impôts locaux sur le revenu n’existent pas, et les règles encadrant les entreprises restent paradisiaques, comparées à la Californie voisine où tout – aux yeux des Américains… – est encadré, codifié, taxé. Cela va même au-delà des gros sous et de la paperasse: est-ce à cause du soleil brutal, de la chaleur sèche qui semble vouloir tout consumer? Vegas est devenue cette destination mythique du rêve américain, d’un second départ, une ville où l’on peut faire de son passé table rase et reconstruire une vie plus riche, plus fun, plus jeune.


Pour Las Vegas, les records se suivent et se ressemblent: croissance la plus rapide du pays en termes d’emplois (+6,6% par an, avec un chômage inférieur à 4%) et, en ce qui concerne l’Etat du Nevada, croissance économique la plus rapide du pays depuis dix-sept années consécutives. Tout ici est démesuré: la croissance physique de Vegas, dont la superficie a été multipliée par six en trente ans, ou encore le nombre de nouveaux professeurs recrutés l’an dernier: plus de 2 000! «C’est une ville qui devrait peut-être ne pas exister mais qui est bien là, dit Bob Brandt, un agent immobilier.
Quelqu’un qui n’a rien peut venir ici et découvrir la richesse de l’Amérique.»
Pour venir, ils viennent: la population a doublé en un peu plus de dix ans, elle frôle les 2 millions d’habitants. La ville brasse, elle ingurgite, elle recrache, aussi: chaque année, plus de 50 000 habitants jettent l’éponge, dégoûtés d’être venus chercher un miracle et d’avoir trouvé un mirage. Sur 100 habitants, seulement 6 sont nés à Las Vegas! Les autres sont souvent jeunes, immigrants ou salariés peu qualifiés attirés par les jobs du tourisme, ou bien retraités, séduits par les 300 jours de soleil par an. Un mélange dynamique… et explosif. Lorsque les prix de l’immobilier s’envolent sur la côte Ouest, au début des années 2000, des milliers de Californiens réalisent qu’avec les 400 000 ou 500 000 dollars qu’a rapportés la vente de leur maison ils sont les rois du pétrole à Las Vegas, où l’immobilier est beaucoup moins cher. Ils fondent sur la ville comme une nuée de sauterelles. «C’était de la folie pure, se souvient Angel Cooley, une juge du Michigan qui s’est installée ici en 2002. J’avais à peine acheté ma maison pour 175 000 dollars que l’on venait frapper à ma porte en me demandant: "Etes-vous vendeuse? Je vous offre 250 000 dollars." On retrouvait sans cesse des prospectus sur les voitures: "Nous achetons des maisons"; "Nous payons cash"; "Votre prix sera le nôtre".» En un an, l’immobilier augmente de plus de 50%! Angel, qui n’est pas née de la dernière pluie, se met elle aussi à acheter des maisons, cinq ou six au total. Elle a peu d’économies, mais avec des emprunts où il suffit de verser 5% de la valeur totale, voire même 0%, qui pourrait résister? Si elle liquidait tout aujourd’hui, Angel estime qu’il lui resterait en poche 1 million de dollars de plus-value.


Bob Brandt, l’agent immobilier, s’est lancé dans la même course et estime lui aussi pouvoir tirer 1 million de dollars de ses propriétés… s’il les vend. Bob est bien placé pour savoir que le marché s’est calmé: chargés des reventes au Siena, un complexe de 2 000 maisons à l’extrême ouest de la ville – à droite de la route, une Toscane surréelle avec cyprès et gazon vert, à gauche, le désert pur et brut –, il a vu plus d’un propriétaire endetté le supplier de vendre sa maison à n’importe quel prix. Mais Bob ne panique pas. Vegas est un tel paradis, explique-t-il, que les habitants continueront à affluer. Angel, elle, attend que l’est de la ville commence à s’embourgeoiser pour investir. Beaucoup se refusent à croire à l’imminence d’un krach. Les autres n’en ont pas peur. Après tout, nous sommes dans le Wild West! «On a trop construit? Et alors? On va faire faillite? La belle affaire!» s’exclame Bill Thompson, le professeur. Il renvoie à une couverture de «Life Magazine» bardée d’une question angoissante: «A-t-on trop construit à Las Vegas?» C’était… en 1985.


Philippe Boulet-Gercourt  / Le Nouvel Obs

Mercredi 27 juillet 2005

 

EUROPA PARK Le parc de loisirs allemand fête ses 30 ans d’existence. A quelques heures de route de la Suisse romande, il propose des divertissements pour petits et grands.

Anne-Isabelle Aebli
Publié le 27 juillet 2005

DR
Le dernier-né des manèges d’Europa Park, l’Atlantica SuperSplash, se situe dans le quartier du Portugal en cours de développement. Frissons et douche garantis! / DR

Depuis trente ans, le parc de loisirs Europa Park, installé à Rust, dans le sud de l'Allemagne, fait les délices des amateurs de sensations fortes comme des petits ou des amoureux de jolis espaces verts. Une sortie pas forcément bon marché, mais qui offre un dépaysement bienvenu et peut se réaliser en un ou plusieurs jours. La proximité de l'Alsace permet également de jouer les touristes.

Envie de changer d'air quelques jours seulement, sans se lancer dans la cohorte des vacanciers qui s'agglutinent sur les routes et au bord de la mer? Depuis trente ans, Europa Park offre un lieu de sortie destiné à toutes les familles. Ce parc d'attractions situé dans le sud de l'Allemagne, à Rust, se trouve à environ 300 kilomètres et quelques heures de route de Lausanne, et propose une palette d'attractions qui répondent à tous les goûts.

Situé dans un magnifique parc arborisé, avec jardins et fleurs - ainsi que des indications didactiques sur les plantations - le parc de loisirs ravit autant les amateurs de sensations fortes, avec ses manèges impressionnants, que les plus petits ou les amoureux de détente. Des lacs et des rivières parsèment le parc, différentes zones rappellent les pays d'Europe, avec leur architecture et leurs spécialités culinaires. Certes, le tout est un peu kitsch, et les plateaux à l'emporter n'ont rien à voir avec de la haute gastronomie. Mais l'ensemble est agréable et dépaysant. A noter également que, contrairement à d'autres parcs d'attractions, Europa Park accepte les pique-niques!

Frissons et vieux manèges

Pour les plus grands, les deux dernières nouveautés garantissent les frissons. Le Silver Star, un grand huit vertigineux montant à 73 mètres, fait hurler même les plus courageux. La dernière innovation du parc est plus humide: il s'agit de l'Atlantica SuperSplash, un grand huit aquatique qui, comme son nom l'indique, promet une bonne douche lors de l'arrivée du wagonnet dans l'eau.
Mais de nombreuses activités sont également destinées aux plus petits. Manèges anciens et aires de jeu parsèment le parc. Différents spectacles ont lieu durant la journée. Les grands-parents trouvent eux aussi leur bonheur dans la diversité des offres.

Seul bémol: une sortie sur deux jours ou plus demande un budget confortable, surtout si l'on veut profiter de l'un des hôtels du parc. Ils sont au nombre de trois, de qualité quatre étoiles, pourvus de chambres de différentes tailles (dès 110 euros la nuit en chambre individuelle, 52,50 euros par personne en chambre à cinq lits). Mais on peut aussi s'embarquer pour la journée, à condition de partir à 6 heures du matin. L'entrée coûte 27 euros par adulte, 24 euros par enfant de 4 à 11 ans - respectivement 49 euros et 43,50 euros pour deux jours -, gratuite jusqu'à 4 ans. Elle comprend toutes les attractions.

A noter que, si les spectacles sont généralement en allemand, la traduction française existe. La proximité de l'Alsace facilite d'ailleurs le dialogue avec les collaborateurs du parc, qui, pour la plupart, sont bilingues. Et l'on peut aussi profiter de l'escapade pour s'offrir un séjour dans cette région de France connue autant pour ses vins que pour son architecture. Située à quelques kilomètres, elle offre divers centres d'intérêt tels que la Montagne des singes à Kintzheim, le Centre des cigognes et des loutres à Hunawihr, la Route des vins, le zoo de Mulhouse ou encore le châ-teau du Haut-Koenigsbourg.

Dimanche 24 juillet 2005

MEMBRE DU DIRECTOIRE de la CDA, depuis février, chargé de la branche parcs de loisirs de la Compagnie des Alpes et directeur général de sa filiale Grévin & Cie, Serge Naïm livre aux « Echos » son analyse du second métier stratégique du Groupe. La CDA a annoncé hier soir, une hausse de 14,4 % de son résultat net part du groupe à l’issue du premier semestre de l’exercice 2004-2005 à 22,2 millions d’euros pour un chiffre d’affaires en hausse de 19 % à 217,6 millions.

Votre nomination a coïncidé avec l’annonce d’un changement de stratégie pour la branche parcs de loisirs de la CDA. Où en sont vos réflexions ?

Il n’y a pas de changement de stratégie. Je suis là pour mettre en place celle entérinée par la CDA, il y a trois ans, lors de son OPA sur Grévin & Cie. Il s’agit de rééquilibrer son activité avec un métier complémentaire de l’exploitation des remontées mécaniques. Ce pôle doit arriver à une taille critique pour que le groupe ne soit plus dépendant de son activité historique. Or, sa croissance n’a pas été au rendez-vous. Mon rôle est d’aller au bout de cette stratégie, ce qui signifie notamment aller plus loin, en termes d’organisation. Nous avons aujourd’hui trois grandes zones d’implantation : l’Ile-de-France, le Grand Ouest de la France et l’Europe du Nord. Je pourrai même dire le Parc Astérix, qui représente de 50 % à 60 % de nos résultats, le reste de la France, et l’Europe du Nord. Il nous faut constituer des sous-ensembles homogènes dans cet ensemble, jusqu’à présent hétéroclite tout en possédant de très beaux actifs.

Au-delà, comment qualifiez-vous vos actifs ?

Il y a, en premier lieu, les actifs très rentables et à gros potentiel, avec Parc Astérix et Grévin . Nous allons soutenir la politique d’investissement de l’un et l’autre. Concernant Astérix, nous avons une marque et un capital de sympathie très important. Il va y avoir une série d’événements à partir de la rentrée, avec la sortie d’un nouvel album, qui feront que l’on entendra beaucoup parler d’Astérix jusqu’en 2009, année du cinquantenaire du personnage et des vingt ans du parc. Nous devons nous appuyer sur ces événements pour élargir davantage la clientèle, constituée à 7 % d’européens.

Il y a, par ailleurs, les actifs à gros potentiel, mais dont il faut retrouver la rentabilité. C’est le cas de notre delphinarium néerlandais pour lequel nous sommes confiants, car il devrait retrouver la croissance en 2006. Viennent ensuite les sites, pas forcément à gros potentiel, mais qui marchent bien. C’est notamment le cas de l’aquarium de Saint-Malo et de France Miniature. Enfin, divers sites en Allemagne et en Angleterre restent très saisonniers et doivent trouver leur modèle économique. Car tous doivent être rentables. J’ajoute que, si le groupe ne perd pas d’argent, il peut faire plus. Nous avons même perdu du terrain ces dernières années par rapport à nos concurrents. Je n’ai pas d’objectif global, mais chaque site doit s’approprier son propre objectif dans le cadre de sa stratégie propre.

Quels sont vos priorités et votre calendrier ?

D’abord, m’appuyer sur l’équipe existante et apporter des compétences nouvelles à l’entreprise. C’est en cours avec de prochains recrutements. Nous avons besoin de spécialistes en matière de politique tarifaire, de sponsoring. Nous avons aussi besoin d’une direction des achats et se pose la question d’une direction européenne, si nous continuons de grandir. On ne peut pas piloter nos sites néerlandais et allemands depuis Paris ! Notre projet d’organisation sera prêt en octobre, et nous devrions voir les résultats de nos premières actions sur 2006-2007.

Ce repositionnement stratégique s’accommode-t-il d’une poursuite de la croissance externe ?

Oui. Grévin doit continuer de grandir, et la croissance externe est nécessaire pour atteindre une taille critique. Elle doit avoir une logique géographique ou une logique de métier. Acquérir un par au Pays-Bas aurait, par exemple, du sens. Nous ne nous interdisons pas de faire de grosses opérations. La CDA est prête à mobiliser des moyens, en investisseur avisé, prudent et de long terme. L’acquisition de grands groupes permettrait de dynamiser l’ensemble ou d’ouvrir les portes de nouveaux pays, notamment en Europe du Sud.

Après le Bioscope, quel est votre prochain projet ?

Il s’agit de Bioscope 2, la deuxième tranche du projet, sachant que la première sera ouverte le 1er juin 2006 à 10 heures. C’est un beau projet au concept très novateur. Il s’avère crucial pour le tourisme en général, car c’est un exemple de partenariat public-privé. Pour l’autre phase, nous avons quelques idées dans nos cartons, mais nous ne sommes pas pressés. Nous avons dix ans devant nous. La réaction du public sera déterminante et nous faisons tout pour le séduire d’emblée.

Comment se présente la saison 2005 ?

Elle reste à faire, car juillet et août sont des mois essentiels, y compris pour le Parc Astérix qui est prévendu à 70% aux comités d’entreprise et professionnels du tourisme, sauf l’été. La conjoncture est morose, mais nous prenons toutes les mesures pour faire une bonne saison.

 
 
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