LE MONDE | 09.05.05 | 12h40 Mis à jour le 09.05.05 | 14h16
Les déboires que rencontrent actuellement plusieurs parcs de loisirs en France, à l'image de Cap'Découverte, dans le Tarn, ou de Vulcania, en Auvergne, témoignent, une nouvelle fois, de la difficulté de leurs promoteurs à créer, autour de ces lieux de loisirs, une chalandise suffisamment importante pour assurer leur rentabilité.
Sur le papier, tout paraît simple : les Français aiment les parcs de loisirs et les fréquentent régulièrement. Selon la dernière grande enquête réalisée par le cabinet Contours pour le compte de l'Association d'ingénierie touristique (AFIT), la Caisse des dépôts et consignations, la Fédération des SEM et le Snelac (Syndicat national des espaces de loisirs d'attraction et culturels), entre les mois de juin 2003 et 2004, 44 % des Français déclarent s'être rendus, au moins une fois, dans un parc de loisirs entre novembre 2002 et novembre 2003, avec une moyenne de 2,6 visites par an et par visiteur.
Les plus visités restent les parcs d'attractions et les parcs animaliers : ils le sont par près d'un quart des Français. En revanche, les parcs à thèmes et les parcs aquatiques sont moins fréquentés : chaque type de parcs accueille à peine plus de 10 % de nos compatriotes.
Mieux : alors que le "marché hexagonal" est estimé à 30 millions de visiteurs, les 83 parcs français les plus importants déclarent 44 millions d'entrées. Un petit quart de ces visiteurs sont étrangers, et, sur ces dix millions de visiteurs étrangers, sept millions vont à Disneyland-Paris. Dans son enquête, le bureau d'études va plus loin : le véritable potentiel se situerait entre 55 et 70 millions de visiteurs. Des chiffres qui ont de quoi faire tourner la tête à des collectivités locales !
AUGMENTATION DE CAPITAL
Toutes ont, un jour, rêvé d'avoir leur Futuroscope de Poitiers, né en 1986 de la volonté de René Monory, l'ancien président du conseil général de la Vienne. Devant le succès initial de ce parc, un grand nombre de collectivités ont franchi le pas. Si les projets qu'elles ont portés ne sont pas mort-nés, beaucoup se retrouvent dans une situation financière difficile.
Ces échecs ainsi que les graves difficultés rencontrées par le Futuroscope ont joué un rôle de repoussoir et freiné les initiatives. Public à l'origine puis contraint de faire appel au privé à partir de 2000, le Futuroscope est revenu, deux ans plus tard, dans le giron du public et poursuit son effort de redressement. Des efforts qui se révèlent payants puisqu'ils ont permis, dans un premier temps, de mettre un terme à six années consécutives de déclin du nombre de ses visiteurs.
En 2004, le parc de la Vienne a accueilli 1 355 000 visiteurs soit 200 000 de plus que l'année précédente , soit une augmentation de 17 %. Cette progression est le résultat de l'application d'une règle simple : la croissance des parcs de loisirs est étroitement liée à l'investissement qu'ils peuvent consacrer au développement de nouvelles attractions.
Ceux qui l'ont compris peuvent espérer renouer avec la croissance et la fidélisation de leur clientèle. Dominique Hummel, président dudirectoire du Futuroscope a adopté une formule, celle du "10-20-60" . "Nous investissons 10 % du chiffre d'affaires pour renouveler 20 % des attractions, ce qui génère 60 % de nouvelles visites de personnes déjà venues dans le parc, explique-t-il. C'est un élément indispensable pour notre succès."
Investir dans de nouvelles attractions, c'est également le choix fait par Euro Disney, l'exploitant de Disneyland-Paris. Début avril, le parc de Marne-la-Vallée (Val-de-Marne) a lancé une nouvelle attraction : Space Mountain Mission 2, nouvelle version de Space Mountain, l'un des moteurs de la fréquentation du parc, lors de sa mise en service, il y a dix ans. A l'époque, sous la houlette de Philippe Bourguignon, le parc avait investi plus de 90 millions d'euros pour cette attraction inspirée de l'oeuvre de Jules Verne De la Terre à la Lune.
Euro Disney vient de procéder à une augmentation de capital de 253,3 millions d'euros dans le cadre de son plan de relance et de restructuration financière. Dans les trois prochaines années, près de 240 millions d'euros seront consacrés au lancement de nouvelles attractions.
En 2006, Buzz l'éclair, une attraction interactive, mettra en scène une lutte dans l'Univers, 2007 verra l'ouverture d'une attraction pour enfants, Toon Studios et en 2008, Disney Studios lancera la Tour de la terreur. En revanche, le coût de l'investissement consacré à la modernisation de Space Mountain pour en faire Space Mountain Mission 2 n'a pas été communiqué.
L'objectif du patron d'Euro Disney, André Lacroix, est double : pour mettre un terme à la stagnation de la fréquentation depuis deux ans à 12,4 millions de visiteurs, il veut faire découvrir le parc à ceux qui n'y sont jamais venus et faire revenir ceux qui ont déjà tenté l'aventure.
Pour Arnaud Bennet, président du Snelac, la déconfiture de certains parcs n'est pas due à une offre pléthorique : "Il y a encore en France de la place pour des projets de dimensions régionales, mais il n'y a plus de place aujourd'hui pour un grand parc généraliste" , juge-t-il.
Le potentiel de croissance de ce secteur a même conduit le gouvernement à lancer une réflexion pour soutenir une activité qui regroupe plus de 200 entreprises, souvent familiales, et qui représente un levier de développement pour stimuler les économies locales. "Cet aspect est important, rappelle M. Bennet, les parcs créent des emplois, font travailler des entreprises locales. Ils sont souvent une porte d'entrée pour des jeunes sans qualification." De fait : un emploi permanent dans un parc de loisirs génère entre 1 et 3 emplois saisonniers. Environ 25 000 salariés travaillent dans les parcs, 50 000 en haute saison.
François Bostnavaron
Article paru dans l'édition du 10.05.05
AP | 09.05.05 | 17:28
TOULOUSE (AP) -- La Cité de l'Espace de Toulouse, qui a inauguré lundi un nouveau bâtiment de 17,5 millions d'euros d'investissement, comprenant une salle à écran géant 3-D et un nouveau planétarium, souhaite faire remonter sa fréquentation en s'ouvrant à de nouveaux publics, amateurs de sensations et jeunes enfants.
Après une période creuse suite au 11-Septembre, le parc à thème toulousain consacré à l'espace et à sa conquête, ouvert en 1997, compte revenir cette année à son niveau de fréquentation de 1998, soit 300.000 visiteurs annuels, et dépasser les 350.000 l'an prochain, notamment grâce à ce nouveau bâtiment nommé Astralia, ouvert au public à partir de mardi.
Doublant la superficie originale de la Cité, Astralia comporte une salle de cinéma de 300 places, avec un écran de 21m sur 16, doté d'un système de projection IMAX pour une vision en 3-D, qui projettera un premier film sur la Station spatiale internationale. Un nouveau planétarium de 274 sièges avec un dôme-écran de 20m de diamètre, un espace détente et deux salles de conférence complètent les 4.000m2 du bâtiment.
Le projet, financé à 85% par la mairie et 15% par le conseil régional, a coûté près de 17,6 millions d'euros hors taxes, dont 14 pour les travaux eux-mêmes (dont 8,5 millions pour la construction des bâtiments, et 4,5 pour les équipements audiovisuels).
«Même si la Cité de l'Espace a une importante mission pédagogique sur les enjeux de l'espace, nous avons compris qu'il fallait aussi du spectaculaire. Nous élargissons donc notre public. Cet été, l'ancien planétarium proposera un spectacle pour les enfants à partir de 4 ans», a expliqué Bernard Burrel, directeur général de la Cité de l'Espace.
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05-0509:01:45 Le Futuroscope, parc de loisirs situé près de Poitiers (Vienne), qui vient d'accueillir son 30 millionième visiteur, confirme son redressement pour renforcer son rôle de locomotive économique de tout un département. |
| Internet, la force d'attraction de Space Mountain 2 Disneyland Paris a opté pour un plan plurimédia convergeant sur Internet. En un mois, Spacemountain2.com a enregistré déjà près d'un million de VU. | |||||||||||||||||||||||
01 Avril 2005
"Cette Campagne Internet est une grande première pour nous, explique François Banon, vice-président advertising chez Disneyland Resort Paris. Une première en termes de technologies utilisées, d'interactivité et de cible visée." Le cur de cible des opérations marketing de Disney est traditionnellement la famille. Mais au vue de l'expérience "sensationnelle" promise par la deuxième aventure de Space Mountain, "il aurait été dommage de communiquer de manière classique", estime François Banon. Le choix d'Internet comme média central de communication vise ainsi une cible plus jeune et friande de nouvelles technologies. "Disney a fait preuve d'une réelle volonté de s'investir dans le haut débit", souligne Johan Fablet, responsable commercial des Chinois. Pour les besoins de la production audiovisuelle, la web-agency a pu s'appuyer sur la logistique du groupe (studio de tournage sur fond bleu et recrutement de cinq comédiens professionnels pour jouer le rôle des avatars-recruteurs sur le site). Sur le plan du contenu, Spacemountain2.com a été conçu de manière interactive. Il propose aux internautes de télécharger de nombreux goodies (fonds d'écran, écran de veille, simulateur de vol 3D), de tester sa résistance au stress, et, bien sûr, de participer à des jeux-concours pour gagner des séjours au parc.
Pour son lancement le 7 mars, le site a fait l'objet d'une campagne d'e-mailing à partir de la base opt-in du groupe. Outre les spots TV, radio et les bannières Internet, Spacemountain2.com est promu sur les quelque 6.000 sites affiliés du groupe parmi six pays européens via la plate-forme TradeDoubler. L'opération bénéficie enfin d'un partenariat exclusif avec l'opérateur mobile Orange via une promotion dans les agences et sur un site Wap dédié.
Disneyland Resort Paris a misé pour les deux premiers mois de l'opération sur plus d'un million de visiteurs uniques. Un objectif déjà atteint avec près de 900.000 visiteurs uniques en trois semaines. La semaine prochaine, à l'ouverture de l'attraction, s'achèvera la première mission de recrutement du site événementiel. Mais à la vue du succès rencontré, la durée de vie de Spacemountain2.com devrait être prolongée d'encore une bonne dizaine de mois. Emilie LEVEQUE, JDN | |||||||||||||||||||||||



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