Le concept est le Voyage dans le Temps : dans un espace de cinq hectares, dames et chevaliers, chalands, troubadours et hommes d’armes accueillent le public comme des invités. Contes, chants, jeux, combats se succèdent tout au long de la journée.
Les Territoires :
• La Cité Fortifiée : derrière des remparts, marchands et artisans vaquent à leurs offices, une taverne accueille les visiteurs et les musiciens poussent la note.
Le Seigneur surveille son monde depuis sa tente richement décorée.
Des écuyers s’activent à l’écurie tandis que le forgeron martèle son enclume.
Tentes, auvents en toile et baraquements en bois abritent cette population.
• Le Campement des Saltimbanques : c’est l’univers du Troubadour Vercoquin et des bateleurs qui pratiquent le jonglage, l’équilibre, et moult jeux médiévaux…
• Le Campement des Guerriers : l’entretien du râtelier d’armes, les démonstrations de combat et le dressage des chevaux sont les tâches quotidiennes des mercenaires.
• La Lice des Chevaliers : ce grand espace est dédié aux évolutions équestres (voltige, jeux d’adresse, combats, tournois et joutes)
Les Activités :
Petits et grands vivent le Moyen-Age à travers des activités ludiques, culturelles, pédagogiques et artistiques dont ils deviennent acteurs, pour quelques heures :
• L’ Escrime Médiévale (initiation à l’épée en bois)
• Les Arts des Saltimbanques (jonglage, équilibre…)
• L’ Héraldique (peinture sur blasons)
• La Calligraphie (écriture à la plume d’oie)
• La Fabrication de la Cotte de Maille (technique d’assemblage d’anneaux en acier)
• L’ Equitation des petits (promenades à dos de poneys)
Les Animations et les Spectacles :
L’animation est permanente : chaque personnage est à sa tâche et le public est immergé dans le quotidien de la communauté de Salva Terra. Plusieurs spectacles sont programmés :
• Le Théâtre des Saltimbanques.
• Les Saynètes de la vie quotidienne.
• L’ Entraînement des Chevaliers.
SALVA TERRA PRATIQUE :
Ouverture de la 3° saison du 1er avril au 5 novembre 2007.
Tarifs individuels :
• adultes et enfants de plus de 12 ans : 16 euros
• enfants de 5 à 12 ans : 12 euros
• enfants de 2 à 5 ans : 4 euros
• enfants de moins de 2 ans : gratuits
Jours d'ouvertures :
• hors vacances scolaires : samedi et dimanche
• pendant vacances scolaires : mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche
• tous les jours fériés
Horaires :
• avril, mai, juin, septembre, octobre, novembre : 12 à 18 h
• juillet, août : 12 à 20 h
Tarifs groupes (à partir de 10 personnes) :
• adultes et enfants de plus de 12 ans : 14 euros
• enfants de 2 à 12 ans : 8 euros
Les accompagnateurs sont gratuits.
Le prix d'entrée comprend toutes les activités des ateliers pédagogiques, les animations et les spectacles.
Horaires et jours d’ouvertures groupes :
10 h - 18 h en semaine (sur réservation uniquement)
Séminaires, évènementiel, location du site, etc : nous consulter.
Pique-nique possible dans le Parc, restauration simple sur place.
Animaux domestiques tenus en laisse acceptés.
Accès : à 45 km de Lyon et 40 km de St Etienne.
www.salva-terra.com
Source : 1cheval
La nouvelle mascotte Waly – un alligator vert facétieux – conçue par le décorateur mosellan Nicolas Vosgien détrônera le kangourou orange Walibi à l'ouverture de la saison 2007, qui débutera le 6 avril, du nouveau Walygator Parc, à vocation régionale, installé à Maizières-lès-Metz (Moselle) « Notre ambition est de créer une âme nouvelle sur ce parc en privilégiant une thématique pour les enfants et leur famille et en développant les zones couvertes face aux risques d'intempéries, afin de lui redonner vie », déclarent les repreneurs, Claude et Didier Le Douarin, dont les enfants ont dévoilé l'enseigne en présence d'un millier d'invités, dont une majorité de représentants de comités d'entreprise. Quatre mois à peine après le rachat du parc Walibi Lorraine au groupe britannique Palamon Capital Partners, ces forains alsaciens maintiennent le cap en préservant le caractère d'une gestion familiale indépendante « Notre business plan qui implique de gros investissements prévoit l'équilibre d'exploitation d'ici a trois ans. Malgré un mois d'août pluvieux, la fréquentation a atteint une vitesse de croisière de 270.000 visiteurs », indiquent ils, confiants dans la réalisation de leur objectif de 350 000 visiteurs par an.
Nouvelles attractions
De fait, la restructuration de Waligator Parc en zones pour apprentis Jones, amateurs de sensations fortes et à couper le souffle, ou pour les tout-petits, s'accompagne de la création de nouvelles attractions (manège de petits bateaux, grand huit familial, trampolines) dont une réservée aux plus de 14 ans invités à surmonter leur peur dans une maison théâtre de scènes d'épouvante. En outre, une comédie musicale avec Waly et ses acolytes donnera Ie ton des nouveaux spectacles originaux comme une parodie d'Indiana Jones à effets pyrotechniques ou la mise en scène de plongeurs délirants. La volonté de cette famille de forains de pérenniser ce parc de cinquante attractions et spectacles, dont le personnel sera porté de 25 à 30 permanents, secondés par 200 saisonniers, comble de satisfaction les élus de cette vallée de l'Orne secouée par la crise de la sidérurgie.
Le parc d'attraction fermera ses portes pour l'hiver. Définitivement? (Keystone)
L'entrepreneur zurichois qui voulait sauver le Mystery Park d'Interlaken en le rachetant pour 16 millions de francs a jeté l'éponge.
Actuellement en sursis concordataire, le parc d'attraction de l'Oberland bernois créé par l'auteur suisse de science fiction Erich von Däniken semble donc à nouveau dans l'impasse.
«Jakob Dietiker a mis avec effet immédiat un terme au contrat avant même d'avoir apposé sa signature (prévue vendredi), indique Kurt Stöckli, l'avocat en charge du sursis concordataire.
Pour sauver le parc d'attraction ouvert en 2003 par l'auteur de science fiction Erich von Däniken, l'entrepreneur zurichois avait mis sur la table 16 millions de francs en août dernier.
Il justifie aujourd'hui son retrait par le fait que ses intentions étaient trop nettement apparues au grand jour. Ce qui l'a manifestement mis sous pression.
Sans entrer plus avant dans les détails, Kurt Stöckli qualifie le renoncement de Jakob Dietiker de «regrettable, d'autant plus que nous étions près d'une solution».
La somme d'un million de francs payée au préalable par Jakob Dietiker ne sera toutefois pas réclamée. Ce montant doit permettre de payer les salaires jusqu'à fin novembre.
Fermeture pour l'hiver
Très concrètement, Mystery Park fermera pour l'hiver. Et rien n'assure qu'il rouvrira ses portes après la pause hivernale. Selon Kurt Stöckli en tout cas, il n'existe pour l'heure aucune autre offre.
La recherche d'un repreneur se poursuit donc. Et une lueur d'espoir apparaît dans la proposition d'assainissement de Franz Gyger, gros actionnaire du parc.
Les assurances nécessaires et la clarification des intentions font toutefois défaut, nuance l'avocat en charge du sursis concordataire.
Problèmes financiers
Ce coup de théâtre survient alors que le parc de l'Oberland bernois fait face à de gros problèmes financiers depuis deux ans.
Avant son ouverture en 2003 déjà, Erich von Däniken avait eu beaucoup de mal à trouver des investisseurs pour son «bébé» consacré aux grandes énigmes de l'humanité.
Implanté sur une surface de quelque 100'000 m2 à l'emplacement de l'ancien aérodrome militaire d'Interlaken, le parc d'attractions compte sept pavillons présentant les plus grandes énigmes de la planète.
Le Mystery Park d'Interlaken a connu un succès initial appréciable, attirant près de 450'000 visiteurs la première saison. Mais l'affluence a ensuite régulièrement diminué pour tomber à 225'000 personnes en 2005.
- 21 mai 1997: L'écrivain suisse Erich von Däniken lance son projet: créer un parc d'attractions consacré aux mystères non résolus de la planète sur l'ancien aérodrome militaire d'Interlaken.
- 24 mai 2003: Ouverture du Mystery Park.
- 26 mai 2004: Le budget est respecté. Mais, avec 444'000 visiteurs, le parc n'atteint pas l'objectif des 500'000 entrées.
- 17 août 2004: Mystery Park AG diminue son capital-actions de 28 à 24 millions de francs.
- Eté 2005: Le parc d'attractions souffre des inondations du mois d'août. 10% des 97 emplois sont supprimés.
- 20 janvier 2006: Les actionnaires votent une diminution de 99% du capital.
- Printemps 2006: Tous les espoirs de trouver un investisseur tombent à l'eau.
- 31 mai 2006: Le Mystery Park est en sursis concordataire.
- 21 août 2006: L'entrepreneur suisse Jakob Dietiker annonce qu'il est prêt à mettre 16 millions de francs sur la table pour racheter le Mystery Park et poursuivre son exploitation.
- 7 septembre 2006 : A la veille de la signature, le sauveur du parc d'attraction de l'Oberland bernois renonce.
Source : Swissinfo
Même si ces parcs sont rarement bénéficiaires, les retombées positives sur le tourisme et l'économie locale justifient les investissements des collectivités, estiment les élus.
Les parcs à thème gérés par des sociétés d'économie mixte (SEM) s'attendent à connaître en 2006 une légère augmentation de leur fréquentation, malgré un été marque par un mois de juillet très chaud peu favorable aux visites. Après avoir connu pour certains une baisse de leur activité ces dernières années, ils seraient aujourd'hui dans une phase de stabilisation, voire de légère croissance.
De nouveaux équipements sont attendus entre 2007 et 2009 (Bioscope en Alsace, Parc du végétal à Angers, Alésia en Bourgogne, etc) et le rythme de croissance annuel se maintient entre 3 et 5 % par an, selon leurs gestionnaires. « L'enjeu à venir est celui des tarifs, car nous sommes de plus en plus confrontés au développement de l'offre gratuite dans le secteur des loisirs et de la culture », tempère Dominique Hummel, président du directoire du Futuroscope. On compte une grosse trentaine de parcs à thème et sites patrimoniaux gérés en France par une société d'économie mixte (SEM), comme le Futuroscope, Nausicaa, Océanopolis, la Cité de la mer ou la Cité de l'espace, la tour Eiffel, le palais des Papes, la grotte de Lascaux II ou encore le château d'Auvers-sur-Oise. Mais, tout comme dans le cas de l'écomusée alsacien géré, lui, par une association (lire ci-dessous), l'intérêt des élus pour ces équipements rarement bénéficiaires ne se dément pas, car les retombées sur les territoires sont jugées, au bout du compte, positives Par delà les résultats comptables (14 millions d'entrées, un chiffre d'affaires de 250 millions d'euros en 2005, une capitalisation de 68 millions d'euros), les gestionnaires s'emploient depuis quelque temps a mettre l'accent sur leur impact pour le tourisme et, d'une manière générale, pour l'économie locale. Ainsi le Futuroscope, deuxième parc de loisirs français avec 30 millions de visiteurs depuis 1987 (1 435 000 en 2005) estime à 15 000 le nombre d'emplois induits par sa présence dans le département de la Vienne. A Boulogne-sur-Mer, les 10 millions de visiteurs de Nausicaa auraient dépense 100 millions d'euros, hors hébergement, dans l'agglomération depuis la création du parc en 1991. Et, chaque année, les visiteurs de la Cité de l'espace à Toulouse dépensent quelque 2,4 millions d'euros hors du site.
Quatrième parc à thème français, le Puy du Fou s'inscrit de plus en plus comme une destination à part entière. "Nous avons une augmentation très forte des demandes de séjours de 2 et désormais de 3 fours, déclare David Nouaille, directeur marketing et commercial. Nous avons dû nous adapter, offrir de nouveaux produits packages et même nous diversifier dans notre métier en devenant également hôtelier." Le Puy du Fou va effectivement offrir à sa clientèle la possibilité de dormir sur place et ainsi d'éviter de devoir reprendre sa voiture pour parcourir la dizaine de kilomètres le séparant des hôtels de la région - souvent surbookés en haute saison. La Villa Gallo-Romaine qui ouvrira ses portes pour la 29e saison du parc, soit mi-avril 2007, permet un accès à pied direct et bénéficie d'une entrée privilégiée. Totalement thématisé, du jardin intérieur au restaurant, en passant par le personnel, l'hôtel "va plonger les visiteurs dans un voyage dans le temps". Il comptera une centaine de chambres, toutes extensibles pour 5 personnes afin de privilégier les séjours en famille. La chambre sera affichée au prix de 70,50 euros par adulte et 30,50 euros par enfant, et les offres packagées hôtels + parc seront dévoilées mi octobre dans la nouvelle brochure et sur le salon du MIT international (du 18 au 21 octobre). Elles seront disponibles aussi bien en direct que chez les autocaristes, les agences et les TO (Lagrange, Selectour, Vendée Resa en partenariat avec Afat Voyages...). Au regard du nombre de visiteurs par jour (7 000 en moyenne sur l'année, avec des pics à 20 000 en haute saison), un hôtel d'une centaine de chambres peut sembler mince. Mais David Nouaille l'explique : " C'est réellement un nouveau métier pour nous. Nous entrons dans une phase de test et allons étudier le fonctionnement d'un hôtelavant de nous pencher sur de nouveaux projets. "
Source : Le quotidien du Tourisme
Ce n'est pas un parc d'attractions, ni une grosse succursale, ni un temple érigé à la gloire de Volkswagen. Pourtant, le lieu renferme un peu de tout ça à la fois. Mélange subtil entre ludique et marketing savamment dosé, l'Autostadt, à Wolfsburg, étonne par son concept particulièrement atypique. Unique en Allemagne et parfaitement inédit en France, nous avons choisi de vous présenter ce parc.
Nous sommes en 1994. Ferdinand Piëch, petit-fils de Ferdinand Porsche et actuel président du Conseil de surveillance de VW, a l'idée de créer un lieu atypique, capable de véhiculer l'image et les valeurs de son groupe. Son concept repose d'ailleurs sur un fondement particulièrement clair. Pas question d'ériger un temple à la gloire des marques du groupe. En fin stratège, il va déguiser le marketing autour de l'endroit…
Si bien qu'en 1998, les travaux débutent à Wolfsburg, sur les terrains qui jouxtent l'imposante usine historique de Volkswagen. Deux ans et 430 millions d'euros d'investissements plus tard, Piëch présente son bébé, l'Autostadt, littéralement la "ville de l'automobile", qui s'étend sur 25 hectares ! Il s'agit d'un parc, ouvert au public, qui recouvre deux fonctions principales. Tout d'abord, l'Autostadt se veut didactique et ludique. Plutôt que de parler directement des marques et louer lourdement leurs qualités, les concepteurs préfèrent, dans un premier temps, promener le visiteur sur le terrain des valeurs du groupe. Ingénieux. Lorsque l'on pénètre dans le gigantesque hall d'entrée, pas une voiture, pas un logo, pas même le moindre signe d'appartenance au groupe VW… La balade familiale de la journée commence ici, guidée ou pas. Les visiteurs commencent par entrer très progressivement en contact avec les valeurs de groupe, qui seront développées plus loin et tout au long du parcours initiatique à travers le parc, dans les pavillons dédiés à chaque marque… Au premier niveau du KonzernForum (c'est le nom de ce bâtiment d'entrée), on trouve tout d'abord un espace restauration pour tous, où les petits apprennent notamment à confectionner eux-mêmes leur pizza bio. Après ce souvenir mémorable, ils peuvent aller s'essayer à la conduite routière sur des New Beetle Cabriolet électriques et sur un circuit doté de panneaux de circulation bien réels. A l'issue de la session, les plus chevronnés reçoivent même un permis de conduire avec photo ! Au même niveau, une première boutique accueille le chaland. Là encore, pas de goodies à la sauce Volkswagen. Le marketing est bien plus intelligent. Les produits vendus ici sont issus de tous les pays, ce qui symbolise l'ouverture d'esprit du groupe. De plus, les dirigeants ont cherché à privilégier les produits fabriqués dans des zones pauvres, ou avec des matériaux recyclés, ce qui, cette fois, amène le client à réfléchir sur la responsabilité sociale et la conscience environnementale de Volkswagen. Si l'on monte d'un niveau maintenant, l'ambiance se révèle toute autre. Le calme prévaut, dans une ambiance plutôt zen. Le visiteur se retrouve plongé dans l'univers des ingénieurs de l'automobile, mais toujours au sens général du terme. Au moyen d'écrans tactiles, de jeux de simulations, le promeneur conçoit virtuellement son auto, son design, et peut confronter ses idées avec des cas réels, des premiers sketchs au modelage en 3D. Tout au long du passage dans ces minis ateliers, il faut souligner que le personnel est particulièrement nombreux, ce qui facilite l'orientation et la prise de renseignements. Un atelier spécifique, le Sunfuel Lab est dédié à la sensibilisation du public sur l'environnement, et plus précisément à l'implication de VW dans ce domaine… Au moyen d'un simple ordinateur, le visiteur, devenu acteur, sème lui-même des graines de cresson, qui seront transformées en carburant propre. Le plus drôle, c'est qu'après huit semaines de maturation et de transformation, le nouveau jardinier se voit convié, par e-mail, à récupérer une fiole de carburant propre correspondant aux graines semées. Le message est le suivant. Le carburant est une denrée précieuse, pas seulement dérivé du pétrole. Et chacun peut apporter sa pierre à l'édifice.
Ce n'est qu'au terme de toute cette mise en condition que petits et grands vont commencer à voir réellement des voitures. Volkswagen a mis en place un musée sur 3 niveaux. Mais il ne s'agit toujours pas de glorifier les seules marques du groupe. Avant tout, c'est l'Automobile avec un grand A qui se voit mise en avant, avec des modèles qui ont marqué leur époque. Une 2 CV Citroën côtoie ainsi une Cadillac Eldorado ou encore une Ford Capri. En guise de fil rouge, la petite coccinelle de VW, qui a vécu de nombreuses années jusqu'à son arrêt au Mexique en 2003, accompagne le voyage dans le temps au fil des étages.
Le parc à thème
Une fois traversé ce musée en long, en large et en travers, il est temps pour nous de découvrir le parc. Lorsque le temps le permet, l'ensemble des parois en verre constituant les murs du hall pivotent et s'ouvrent. Magique. Le visiteur se trouve alors plongé dans un décor, là encore, plus qu'atypique. Plusieurs constructions futuristes dessinées par les plus grands architectes côtoient, en toile de fond, les cheminées et les briques de l'usine automobile du groupe. Un large canal borde également l'Autostadt, et plusieurs pièces d'eau de tailles diverses bordent les pavillons dédiés à chaque marque. Des canards et des lapins ont même élu domicile sur place, preuve de la quiétude du lieu. Il s'en dégage en effet une sensation de bien être, sans doute accentuée par les musiques diffusées dans les allées et les bâtiments, inspirées du Feng Shui chinois. Sans conteste, le site apaise… De nombreux visiteurs se reposent d'ailleurs sur les multiples pelouses, autorisées s'il vous plaît !
Les pavillons
Les présentations des différentes marques s'organisent en espaces privatifs prenant la forme de bâtiments tous différents, censés refléter les valeurs de chacune des marques, indépendamment de leur appartenance au groupe VW. Notre visite débute par le pavillon Bentley, dont l'architecture s'inspire des courbes du circuit français du Mans. Un escalier en colimaçon de 8 mètres de haut nous fait pénétrer dans les entrailles du sol et de la luxueuse marque. Les nombreuses photographies retracent l'image de la marque, dans une atmosphère sombre et feutrée. Au bas de l'escalier, la pièce principale accueille l'imposante et néanmoins somptueuse Bentley Continental GT, côtoyant la magnifique Speed 8, victorieuse au Mans en 2003. Notre parcours à travers les marques du groupe VW se poursuit par l'espace réservé à Lamborghini. Le bâtiment est un cube noir, qui contraste franchement avec le paysage verdoyant du parc. On le croirait tombé du ciel, comme une météorite. Il est vrai qu'à l'intérieur, le visiteur se retrouve dans un autre monde. Toutes les vingt minutes, dans un vacarme assourdissant, mélange de tonnerre et de vrombissements de moteurs, une Lamborghini Murciélago jaune éclatant apparaît. Fixée verticalement aux parois de la salle, elle pivote tour à tour à l'intérieur puis à l'extérieur du bâtiment, dans des effets de lumière et de fumée impressionnants. Les visiteurs en redemandent. Enfin, ceux qui n'en sortent pas sourds… Chez Skoda, le pavillon prend la forme d'une hélice. On se propose ici de vous faire découvrir l'histoire du plus que centenaire constructeur d'une manière innovante. Pas de voiture au premier abord. Seules des saynètes sculptées en bronze reprennent les dates historiques de la Tchécoslovaquie puis de la République Tchèque. La visite des Rolling Stones à Vaclav Havel côtoie le printemps de Prague, histoire d'intégrer le fait que Skoda a traversé les époques. A l'étage inférieur du pavillon, Skoda a mis en place une autre idée plutôt audacieuse. Il s'agit d'offrir à l'œil des visiteurs de gigantesques œufs, accueillant les "bébés Skoda" à différents stades de maturation. A la fin de la "gestation", on découvre en entier le dernier modèle de la marque, le Roomster.
Mais comment être exhaustif dans la présentation de tous ces pavillons, qui, un peu à l'image du Futuroscope, regroupent des milliers de détails et d'informations. Le mieux est de vous inciter à vous y rendre. Afin peut-être de découvrir le making of des films publicitaires dans le pavillon Audi, ou encore le fantastique cinéma à 360° monté dans le pavillon Volkswagen, qui diffuse des films courts sur les thèmes de l'environnement, la perfection… Bref, les leitmotive du groupe…
La distribution
Si l'Autostadt fait figure incontestable de parc à thème, Ferdinand Piëch n'est pas non plus homme à négliger le marketing… Ainsi, si les 25 hectares peuvent sembler dédiés au visiteur, au sens le plus philanthropique du terme, une seconde partie, plus terre à terre, prend place à quelques encablures…
Pour comprendre, il faut savoir qu'en Allemagne, lorsque l'on achète une voiture, il convient d'ajouter environ 450 euros au prix de l'auto. Un prix qui correspond au transport de la voiture de l'usine à son distributeur. Du coup, dans son immense bonté, Volkswagen offre la possibilité à n'importe lequel de ses clients, de venir chercher sa voiture à l'Autostadt, en économisant environ 150 euros et en offrant, de plus, la possibilité à toute la famille d'effectuer la visite du parc, en prime, tout en attendant sa voiture. De fait, l'Autostadt devient donc une immense succursale aux allures et aux pratiques hors normes… Toute la journée du visiteur-acheteur est mise en scène. Quelques semaines avant sa venue, il convient d'un horaire pour la remise des clés de sa nouvelle voiture. Il peut ensuite se promener librement dans le parc avec sa famille. Quand l'heure fatidique approche, il se rapproche du showroom du constructeur. Là, de grands panneaux lumineux indiquent les noms et l'ordre de passage des différents clients. Quand arrive son tour, notre acheteur est appelé pour venir récupérer son auto. Il descend alors d'un niveau, et se retrouve sur une immense plate-forme, où il se voit pris en main par les démonstrateurs et vendeurs, qui lui présentent très précisément son auto pendant de longues minutes. A l'issue de la présentation, l'employé VW prend une photo de la famille du client, cliché qui sera ensuite imprimé en grand format et placardé dans la succursale. A l'américaine ! Tous les véhicules Volkswagen sont disponibles selon ce principe.
En termes de logistique et de gestion, ce système nécessite une organisation sans faille et particulièrement élaborée. A partir du moment où le client est appelé dans le showroom, la mécanique se met en route. A l'extérieur du bâtiment, deux tours de 50 mètres et 20 étages contiennent environ 800 voitures, soit le volume distribué en une journée et demi d'activité du site. Outre le design fabuleux de ces tours, le gain en terme de place, de rapidité logistique se révèle particulièrement important. Quand l'ordre de départ d'une auto arrive dans la tour, un ordinateur gère la progression de la voiture. Un robot particulièrement sophistiqué va ainsi chercher la voiture dans une des 400 alvéoles qui compose la tour. En 30 secondes, l'auto est descendue au niveau de l'étage logistique. Un chariot convoyeur la récupère alors et l'achemine vers la zone de préparation et de lavage située dans l'espace de remise des clés. Aucune intervention humaine, ce qui limite le risque de rayures et permet une stabilité de rendement, à raison d'une sortie de voiture toutes les 45 secondes.
Si l'on devait qualifier l'Autostadt, il faudrait inventer un nouveau mot. Juste parce qu'un tel endroit n'existe pas ailleurs. Intelligent serait peut-être approprié. Intelligent par le marketing déguisé qui transpire tout au long de la visite du parc, et qui pique les visiteurs dès leur plus jeune âge. Intelligent également par le sentiment de bien être et de quiétude qui perdure pendant la journée et invite à rester sur place. Intelligent enfin pour les nouveaux clients qui, à la remise de leurs clés, sont traités différemment que chez un distributeur lambda. Un souvenir qui restera gravé dans leur mémoire, et qui ressurgira probablement au moment de l'achat de leur prochaine voiture.
Source : Le Journal de l'Automobile



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