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Samedi 25 juin 2005



Le Bioscope ouvrira ses portes dans un an. Les dirigeants de l'opérateur, Grévin ' Cie, ont présenté hier le concept définitif du parc de loisirs d'Ungersheim aux collectivités partenaires.

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Ici se jouera un « théâtre des éléments », spectacle pyrotechnique en salle, avec fumées, feux et explosions.(Photo DNA - Arthur Perrin)

Sous un soleil de plomb, Patrick Roger, le responsable de la conception du Bioscope, répète, désignant des lits creusés dans une terre sèche : « Il y aura de l'eau partout ». A l'heure de la visite du chantier, le futur parc de loisirs d'Ungersheim consacré à l'« exploration de la vie », ne se ressemble pas encore tout à fait vraiment et il faut de l'imagination pour se projeter « cette promenade en toute liberté, dans la nature », ce tour de « GR, de grande randonnée » ; les trois pavillons et six cellules s'ébauchent pour la plupart encore, squelettes raides d'acier et de béton nus.


Le bâtiment le plus avancé, c'est « le théâtre des éléments » : il y sera donné devant 550 personnes un spectacle pyrotechnique tout feu tout flamme de 20 mn, symbolisant les effets des activités de l'homme sur la planète. Le titre en résume le propos : « Attention, on joue avec le feu ».


Dans le second pavillon du parcours, le Bioscope présentera à 150 spectateurs le spectacle ludo-pédagogique d'un individu plongé au coeur de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, entouré de projecteurs sophistiqués.

Projet bien pensé

Le chantier tient ses délais et le Bioscope ouvrira ses portes dans un an, le 1er juin. Son opérateur (privé), Grévin ' Cie, a marqué hier sa confiance dans le succès du projet, réalisé en partenariat avec le conseil régional et le conseil général du Haut-Rhin, pour un coût total de 30,5 M€. « Ouvrir un parc est un exercice délicat, mais le Bioscope est un projet passionnant et bien pensé », a confié Serge Naïm, nouveau directeur général de Grévin, transfuge d'Eurodisney. « Ce projet stratégique représente 20 % de nos investissements annuels. Nous avons à coeur qu'il soit performant et rentable », a souligné Jean-Pierre Sonois, président de la Compagnie des Alpes, maison-mère de Grévin et filiale de la Caisse des dépôts et consignations.


Fruit d'un partenariat public-privé, le Bioscope fonctionnera 200 jours par an. Son format reste modeste : il comptera un effectif limité de 11 permanents et 40 saisonniers ; l'hypothèse haute de sa fréquentation a d'autre part été fixée à 300 000 personnes par an. Quant à la stratégie de développement, elle reste prudente : de son succès dépendra la mise en chantier de la seconde phase.


Le concept définitif du parc a été présenté dans l'après-midi d'hier au conseil régional et au conseil général du Haut-Rhin, à huis clos. A l'issue de la réunion, le président régional, Adrien Zeller, a rendu hommage aux équipes de Grévin, « des supers pros ». Le chef de l'exécutif haut-rhinois s'est félicité que le Bioscope ne soit pas « un parc d'attraction ». Une commission composée d'élus des deux assemblées en assure le suivi financier, tandis qu'une commission consultative de service public apporte son concours sur les volets pédagogique, scientifique, économique et touristique du parc.

 

Source / Dernières Nouvelles d'Alsace

Samedi 25 juin 2005
  Source : Courrier International
"Par respect pour la culture chinoise", affirme la direction de Disneyland Hong Kong, "notre parc à thème (qui ouvrira ses portes en septembre 2005) est décidé à servir des soupes d'ailerons de requin lors des banquets de mariage qu'il organisera à la demande dans ses restaurants." Depuis cette annonce, des "milliers de personnes du monde entier ont envoyé des mails de protestation à la direction de Disney, ainsi qu'au gouvernement de Hong Kong, des mails restés sans réponse à ce jour", rapporte le quotidien économique de l'île The Standard.

Et si l'entreprise américaine de loisirs ne fait pas machine arrière, des défenseurs de l'environnement et des groupes écologistes sont décidés à lancer une campagne planétaire de boycott des produits Disney. Les mails rassemblés en un livre ont été donnés à l'actuel président de la société, Michael Eisner, et à son successeur, Michael Iger. A dater du 20 juin, tous deux ont dix jours pour réagir, sinon le boycott des produits Disney deviendra effectif.

La colère des écologistes provient à la fois des conditions déplorables de la pêche au requin et du fait qu'il s'agit d'une espèce protégée et en voie de disparition. Généralement, "les pêcheurs attrapent des requins, leur coupent les ailerons et les rejettent à l'eau. Plus de cent millions de squales meurent ainsi chaque année", raconte The Standard. "Nous avons demandé à Disney de mieux gérer la pêche et, si cela est impossible, de renoncer à servir ce mets de luxe", explique Clarus Chu, du WWF. Pour toute réponse, Disney s'est engagé à ne servir que des requins d'élevage. En oubliant une chose essentielle : le requin d'élevage n'existe pas !

"Hong Kong ne devrait pas se faire trop d'illusions quant au respect de la culture chinoise que prône Disney. Depuis que la société s'est implantée à Paris et à Tokyo, elle n'a fait que des erreurs de ce type", ajoute Ko Wang, professeur d'économie à l'université de Californie et spécialiste de la maison de Mickey.
 
 
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