En voyage chez Pierrette de Néandertal
Par Sylvie BRIET- Libération
mercredi 22 juin 2005
Saint-Césaire envoyée spéciale
«Tribu de l'Ouest : départ dans vingt minutes.» Les membres de ladite tribu, une vingtaine d'Homo sapiens curieux, s'ébrouent, s'apprêtent à franchir le seuil de leur voyage dans ce nouveau temple de la préhistoire, version ultra-high-tech. Ils pénètrent dans une première salle sombre et se répartissent autour d'un écran ovale... posé à leurs pieds. Sous leurs yeux ébahis défilent la création de l'univers, l'apparition de la vie. Si rapidement que l'un d'eux se plaint d'avoir le mal de mer. Bienvenue au Paléosite, ni musée ni parc d'attractions, un ovni posé aux abords du village de Saint-Césaire, loin de tout, en Charente-Maritime. Mais sur un site néandertalien.
Conçu par des Néo-Zélandais, le Paléosite s'inspire des méthodes américaines : au musée de l'Espionnage de Washington, le visiteur endosse le rôle d'un espion et doit mémoriser sa nouvelle identité. Ici, muni d'un «paléo pass», il devient membre d'une tribu, prêt à donner de sa personne pour se retrouver dans la peau d'un Néandertalien. Auparavant, il pénètre dans une deuxième salle spacieuse, en forme d'amphithéâtre avec écran géant. L'image d'Yves Coppens apparaît, voyageant en bus avec un Homo neandertalensis. Le très médiatique paléontologue se met en scène pour raconter les australopithèques puis les homos, la bipédie... tout ça en trois dimensions... au moins.
Teint rougeaud. Le membre de la tribu de l'Ouest n'a encore rien vu... Car ici, on ne se contente pas de remonter le temps, on réhabilite Néandertal, cet ancêtre mal aimé qui partagea quelques milliers d'années d'existence sur la planète avec Homo sapiens. Troisième étape du périple : la salle de morpho. C'est ici qu'Homo sapiens va affronter son cousin néandertalien, se comparer à lui, voire se transformer au cours de onze ateliers interactifs. On se rue sur le «morphing facial». Le visiteur donne son «paléo pass», se fait tirer le portrait dans une machine, et contemple sa photo qui subit un traitement de choc. Le visage se transforme peu à peu en visage néandertalien dont les traits sont réputés disgracieux. Voici le crâne qui s'aplatit, le nez qui s'élargit, les arcades sourcilières qui ressortent, les cheveux qui s'épaississent... Pour faire bonne mesure, le teint devient rougeaud comme si Néandertal était porté sur la bouteille. Bien sûr, les autres membres de la tribu se pressent pour voir le résultat, éclatent de rire, se moquent, impatients d'y passer mais légèrement nerveux... le sex appeal de la Néandertalienne est assez limité.
Beaucoup plus rassurant, le lancer de javelot, pour mesurer sa force : la machine qui a remplacé le mammouth donne des résultats surprenants, une sapiens droitière se retrouvant dotée d'une force phénoménale dans le bras gauche. Tout n'est pas encore au point dans cette bulle de technologie. Tour à tour, un scanner dénude les membres de la tribu pour ne leur laisser que les os, histoire de montrer ce qui arrive au squelette quand lui aussi adopte les rondeurs néandertaliennes.
Robot. Le laboratoire, dans la quatrième salle, est, lui, une merveille de technologie : tandis que le visiteur suit sur deux écrans les différentes explications des préhistoriens, comme Jean-Jacques Hublin ou Bernard Vandermeersch, une trappe s'ouvre et un robot sort du sol, se promène dans le laboratoire, éclaire les appareils, les livres de la bibliothèque reconstituée, tandis que deux petits néandertaliens (du théâtre optique) se promènent sur les rayonnages. Beaucoup plus discutable, en 5e étape : la tribu s'affale devant un écran panoramique pour assister à une reconstitution de la vie romancée de Pierrette, la Néandertalienne dont les ossements ont été retrouvés ici même, à Saint-Césaire, à quelques centaines de mètres du centre.
La tribu est d'ailleurs invitée à prendre l'air et découvrir en extérieur la reconstitution du campement de Pierrette tel qu'elle y vécut il y a 35 000 ans. Le site original de la découverte, qui eut lieu en 1979, se situe plus bas, le long de la vallée du Coran, qui n'est ici qu'un ruisseau près duquel vécurent des Néandertaliens. La falaise qui surplombe le gisement étant appelée la roche à Pierrot, le squelette féminin qui fut découvert là fut naturellement baptisé Pierrette. Sa tête reconstituée et pleine de taches de rousseur trône au Paléosite dans une dernière salle où, devant des écrans individuels, chaque sapiens peut approfondir ses connaissances.
Universal Studios says still in Singapore casino bid
By Sebastian Tong
Global entertainment giant Universal Studios said on June 23 it remained committed to a Malaysian-led consortium bidding for one of Singapore's two casino resorts, dismissing industry rumours that it had left the group.
"We are very much still partnering with Genting and are an integrated part of their proposal," Universal spokeswoman Cynthia Gordon told Reuters in an email.
Malaysian casino company Genting Bhd and cruise operator Star Cruises Ltd said in April that they had teamed up with the theme parks arm of Universal Studios, controlled by General Electric Co, for its proposal to develop a casino on Singapore's resort island of Sentosa.
Gordon said Universal would derive revenue from royalties on licensing if their bid was successful.
"Our energies are now focussed on Singapore. We're excited about our partnership with Genting to develop an integrated resort," she said.
The Singapore development would boost Universal's presence in Asia if the proposal is accepted.
The company, behind successful Hollywood movie franchises such as Jurassic Park and Jaws, already runs a theme park in Japan but its expansion plans for the region were hit last year when China withheld permission for a planned theme park in Shanghai.
"We are not moving forward in Shanghai. We worked for several years on a proposal for a tourist destination in Shanghai before the Chinese government pulled the plug on the projects as part of a redirection of resources in the past year as the country undergoes and unprecedented building boom," she said.
The Genting-led consortium is up against global gaming giants including Harrah's Entertainment Inc, MGM Mirage and Las Vegas Sands Corp to build what could be the world's most expensive casino developments at US$3.5-4 billion(RM13.3-15.2 billion).
Originally seen as a dark horse in the race, Genting -- which runs Malaysia's only casino on the hilltop resort of Genting -- was singled out in April by Singapore's founding prime minister Lee Kuan Yew as having the "most interesting" proposals among those he had seen.
Genting and Star Cruises, both controlled by Tan Sri Lim Goh Tong and his family, are also bidding for the other available site in Singapore's downtown Marina Bay.
Ahead of the official request for proposals in the third quarter, speculation is mounting that the 12 shortlisted bidding groups will further narrow.
"A lot of bidders are going to start falling off the process now. That's because it's very expensive (to run a casino) and you need a lot of resources," said Harrah's vice-president for Business Development Richard Mirman at a recent gaming conference in Singapore.
He declined to name any dropouts.
One of those shortlisted, South African hotel and casino company Peermont Global, said in May that its chances of winning the bid were "realistically" low.
In a report released in June, PriceWaterhouseCoopers said the fastest growth for the theme park industry would be in the Asia-Pacific. Spending in the region is set to rise 5.7% a year to US$8.1 billion in 2009, against annual average global growth of 4.5% over the same period. - Reuters



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