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Dimanche 23 juillet 2006

Parcs d'attractions de Wallonie en hausse partout : Paradisio, Han, Chevetogne, Eau d'Heure

NAMUR Le mois de juillet est déjà bien entamé. Aqualibi connaît cette année une forte hausse de fréquentation qui avoisine les 20 % par rapport à 2004 à la même époque : "C'est normal avec les fortes chaleurs. On peut d'ailleurs constater que dans le parc Walibi, les attractions avec de l'eau attirent la grande foule" , explique le porte-parole du célèbre parc d'attraction. Le parc en lui-même connaît pour l'instant un statut quo au niveau du nombre de visiteurs.

Du côté du parc Paradisio, tout va bien : "On ne peut malheureusement pas donner de chiffres précis. En effet, le parc est côté en bourse et il y a des règles à respecter. Mais tout va bien, il fait beau, alors...", explique la porte-parole du Parc. Chez Plopsa Coo (le nouveau nom de Telecoo), on est en passe de battre des records. En effet, samedi dernier, le parc a accueilli 3.400 visiteurs. Un chiffre qui constitue un record. "Comme les chiffres sont tellement hauts, Plopsa Coo va installer une cinquième attraction temporaire : une maison hantée" , explique le porte-parole Filip Loos. Plopsa Coo est surtout visité par des Néerlandais (60 %), le reste de la clientèle étant évidemment composé de Wallons, de Flamands et de quelques Français.

Les kayaks en hausse de 15 %

À Dinant, les kayaks enregistrent une augmentation de 15 % par rapport à l'an passé. "On n'a jamais vu ça, constate Olivier Pitance, responsable des Kayaks bleus. Nous sommes plein depuis début juillet. Dans la majorité, il s'agit de touristes belges qui décident au dernier moment de venir faire la descente."

À l'Eau d'Heure aussi, on constate une nette augmentation. "Ce début de saison est idyllique, confirme Ariane Cabaraux, directrice. Après une longue période de morosité touristique, nous rattrapons le retard."

Même chose pour le domaine de Chevetogne. "Avec ce temps, le monde afflue bien plus qu'en juillet 2005", souligne Sophie Vuidar, chef du bureau administratif.

Les touristes, à la recherche de fraîcheur, se ruent aussi sur les activités souterraines. "On enregistre une augmentation d'environ 5 %, constate Michel Vankeerberghen, directeur du Domaine des grottes de Han. Et cette progression concerne essentiellement les touristes belges, plus nombreux que l'an passé."

Source : La dernière Heure

par parcattractions.fr publié dans : Revue de Presse Europe
Dimanche 23 juillet 2006
L'extension du Musée national de l'automobile, à Mulhouse, vient d'être achevée. Ce qui permet aux touristes de l'été, comme aux Mulhousiens, de découvrir le nouveau site et une des plus belles collections de voitures au monde, après son inauguration par le maire de Mulhouse, Jean-Marie Bockel, le 10 juillet.

Une première tranche de travaux a été lancée dès 1999 pour réaménager les bâtiments de brique de l'ancienne filature de laine HKC (30 000 m2) qui abritent les quelque 600 voitures de la collection Schlumpf, installée ici en 1982, après la retentissante faillite des frères Schlumpf (1977) et la "prise en otage" de leur collection par leurs ouvriers en colère. L'édifice a été construit à diverses époques, entre 1880 et 1930. Il bénéficie d'un éclairage zénithal grâce à ses sheds, les toits d'usine à deux versants, l'un vitré au nord, l'autre aveugle au sud. On trouve dans l'espace voué naguère à la teinturerie un bel escalier de béton.

Pour le moment le coeur du musée n'a pas été touché, et les véhicules alignés comme à la parade sont toujours disposés dans l'énorme espace d'un seul tenant (17 000 m2) qui leur est dévolu. C'est la force et la faiblesse de ce musée. Comparé par les méchantes langues à un parking de (grand) luxe ou à un cimetière de voitures. D'où la volonté de remanier profondément la présentation de l'ensemble.

La première phase de ces travaux, chiffrés à 10 millions d'euros (Etat, région, département, ville), a eu pour objet de doter le musée d'une entrée monumentale ouverte sur la ville et d'entamer le remaniement envisagé. Le chantier a été confié, après concours, à l'architecte Jean-François Milou, à qui on doit la transformation de la gare maritime de Cherbourg. Il a ici bien rempli son contrat. Même si sa tâche est loin d'être finie.

Le public emprunte désormais une passerelle qui franchit un canal pour atteindre le nouvel atrium du musée. Sur l'un des côtés de ce vaste cube flotte un nuage de voitures stylisées où l'on peut voir une sorte d'embouteillage surréaliste en trois dimensions. Puis le visiteur entre à l'intérieur de l'ancienne filature en suivant toujours la passerelle qui longe un mur d'images animées avant de déboucher sur le grand hall des collections, pour le moment inchangé. Le parcours emprunte alors deux nouvelles galeries.

LES LOIS DE LA CONSERVATION

Dans la première, lumineuse, sont éclatés quatre modèles de la prestigieuse Bugatti 57 S. Dans la seconde, sombre, une série de moteurs est présentée, avec un judicieux et savant montage audiovisuel (le son joue ici un rôle capital) pour expliquer leur fonctionnement. Même les néophytes seront séduits par la beauté de ces formes ultrafonctionnelles. A la jonction de deux bâtiments, à proximité d'une cafétéria-restaurant, un espace livrera quelques explications sur l'histoire de cet édifice industriel.

On attend, bien sûr, la suite des travaux, qui devraient concerner le grand hall du musée, le saint des saints de la collection Schlumpf. C'est ici que les interrogations se multiplient. Le conservateur du musée, Gérard Keller, et son directeur, Emmanuel Bacquet, de la société privée Culture Espace, ne semblent pas bien mesurer l'enjeu d'un tel établissement. Le premier est certes conscient qu'une collection d'automobiles immobiles, aussi superbe soit-elle, perd une grande partie de son intérêt. Mais comment faire rouler de tels véhicules au risque de contrevenir aux sacro-saintes lois de la conservation qui régit les musées ? L'aménagement prochain d'une piste extérieure où pourront circuler quelques modèles devrait résoudre une partie de ce problème.

L'obsession du gestionnaire est de faire revenir le public. Depuis plus de dix ans, celui-ci subit une érosion continue : les visites, qui tournaient autour de 300 000 personnes dans les années 1990, sont tombées à 200 000. Aussi, Emmanuel Bacquet, veut-il "démuséifier" le musée et rêve d'une sorte de parc d'attractions autour de l'automobile. Hélas, l'établissement qu'il doit gérer est classé "musée national".

Ce qui manque à cette Cité de l'automobile c'est un vrai concept, une idée qui articule ces belles machines et la civilisation qui les a fait naître, qui permette une présentation moins indigeste de la collection. Un espace pour les expositions temporaires fait aussi défaut. Il est pourtant nécessaire - tous les musées l'ont constaté -, pour soutenir l'intérêt du public, de multiplier les approches, les points de vue, les problématiques. Et ce n'est pas la place qui manque dans l'édifice. La prochaine tranche de travaux prévus pour 2007 devrait, on l'espère, permettre la réalisation d'un programme plus abouti.

Source : Le Monde

par parcattractions.fr publié dans : Revue de Presse Europe
 
 
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