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Dimanche 4 septembre 2005
 
En arrivant par la route, on ne voit rien. A peine une barrière. Derrière : une belle végétation d'arbres, d'arbustes ­ pin, épicéa, saule, chêne, séquoia... ­ et de fleurs. Une sorte de forêt ponctuée de massifs bien dessinés dont les pétales éclatent en pleine lumière. Il fait une journée magnifique. Le Nord est sous un ciel bleu sans nuages. Tout près, Berck-sur-Mer. Pas loin, Le Touquet. Des plages immenses, des dunes et le vent que, ce jour-là, exceptionnellement, on ne sent pas.

C'est juste devant son entrée que le parc de Bagatelle offre son décor : banderoles multicolores, flonflons, voiture des années 1930, guinguette, décor en rouge, bleu, vert, jaune, orange. Un air de fête. Une ambiance de carnaval. Les visiteurs arrivent, en groupe, en famille, en amoureux.

Beaucoup d'enfants. Tout ce monde en short, bermuda et débardeur. Certains, le panier de pique-nique ou la glacière à la main. Tous avec le sourire. La bonne humeur dans les yeux. Il y a du monde mais pas de foule. Tout se passe tranquillement, dans une fluidité bon enfant. Ils sont venus là pour s'amuser, se promener, prendre leur temps. Bagatelle est "leur parc".

PISCINES ET TENNIS

Ouvert il y a tout juste cinquante ans, cet endroit a son histoire, un passé familial, un ancrage régional et affectif. Une aventure à lui tout seul. Comme on en rêve. Bourrée d'anecdotes et de rebondissements. Tout commence au début des années 1950. Henry Parent, industriel dans le textile à Tourcoing, cherche à se reconvertir. Devenir fleuriste ? Ouvrir une clinique ? C'est finalement l'achat d'un terrain, près de Merlimont, au bord de ce qui était la RN 40, qui va lui dicter sa route.

Epoux de Madeleine et père de sept enfants, Henry est un chasseur passionné. Cette parcelle de terre, il va commencer par y entreposer des volières et des chenils. A installer des jeux pour sa progéniture. La route est tout près. Les automobilistes ralentissent, parfois s'arrêtent. Henry a alors l'idée d'ouvrir une pension de famille au sein de sa propre maison, à l'entrée du terrain. Le succès est immédiat.

"Les week-ends, des familles faisaient la route et venaient ici. Nous, en fonction des arrivées, on déménageait dans les mansardes , se rappelle Hubert, le fils cadet d'Henry, qui tient, depuis 1962, le camping du parc. Ensuite, les choses se sont faites progressivement." Une guinguette, un petit train, un manège où l'on pouvait monter à cheval ou sur un poney, des vélos excentriques (à roues désaxées) étendent l'offre des divertissements. Sur les 26 hectares de ce terrain côtier et marécageux est né le précurseur des parcs d'attractions français.

Toute la famille y travaille. L'aîné s'occupe de l'administration, des relations publiques et de la publicité. Le deuxième, François, de la restauration, Hubert, de la technique et des jeux. Les quatre filles, des stands de gaufres et de glaces. En 1970, le père se retire dans une propriété pour... gibier d'eau, qu'il vient d'acheter dans le Pas-de-Calais. François et Hubert reprennent l'affaire. Le parc continue de se développer, au rythme d'une attraction nouvelle par an. L'une d'elle, le "River Splatch" , inaugurée en 1976 par l'imitateur Yves Lecocq, sonne l'heure de gloire de Bagatelle.

Pendant ce temps, Hubert développe son camping. Au départ : 130 emplacements pour tentes et caravanes. Une rentabilité très saisonnière. Aujourd'hui : 630 places uniquement destinées à des mobile homes qui appartiennent aux clients, quelques locations et une rentabilité à l'année. Mais aussi deux piscines, des terrains de tennis et de basket, une discothèque, deux bars-restaurants, une charmante petite épicerie.

François restera directeur jusqu'en avril 2000. Le parc est alors vendu à Grévin et Compagnie, la société qui gère déjà France Miniature, le parc Astérix, le grand aquarium de Saint-Malo, le Musée Grévin... Le personnel voit d'un mauvais oeil l'arrivée de Philippe Desnoues, ancien comédien et metteur en scène, puis directeur de production des spectacles du parc Astérix, poste qu'il abandonne pour s'installer dans le Nord et diriger Bagatelle. "Ils me regardaient tous comme le méchant Parisien qui allait tout foutre en l'air, l'esprit du parc et ses emplois" , raconte-t-il.

Philippe Desnoues commence par voir les employés un par un. Il les voit tous. Le premier contact n'est pas toujours facile. "Je me souviens d'une femme qui est entrée dans mon bureau, s'est assise, m'a regardé l'air renfrogné et rien ne sortait de sa bouche. Je ne pouvais pas établir le dialogue , se souvient, l'oeil rieur, Philippe Desnoues. J'ai fini par lui dire que j'allais continuer à vaquer à mes occupations et que lorsqu'elle serait prête, elle pourrait me parler." Le miracle a fini par se produire. Les premiers mots sont arrivés. La discussion a eu lieu.

La dame est sortie rassurée. Comme la trentaine d'employés qui travaillent sur le parc et conserveront leur emploi. "J'ai découvert des gens et une équipe formidables, tous très professionnels dans leur domaine, un monde, des hommes et des femmes dynamiques, très attachés à leur entreprise. Bagatelle, c'est leur parc, leur vie, leurs souvenirs" , confie Philippe Desnoues.

D'eux, il a beaucoup appris. A lui, ils ont donné leur confiance. Ce nouveau directeur agit en douceur. II réorganise les équipes, rattrape les retards d'infrastructures, fait appliquer les normes de sécurité, verse au personnel les années de retard accumulées sur leur participation, construit des bâtiments sociaux.

Il rénove la déco vieillotte du site en lui insufflant un peu de modernité tout en accentuant son aspect régional. Il fait dessiner par Marie-France Larrouy, sculpteur-dessinatrice-modéliste dans le monde du spectacle, un personnage mascotte : Jacques, blondinet au visage rond, malin et joyeux, issu des traditions du Nord.

Quelques attractions sont mises en place ­ dont le "Raft" (de grosses bouées à grande contenance pour les familles nombreuses, lancées dans un tumultueux torrent). Aujourd'hui, 80 % des visiteurs viennent du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme. Le reste, ce sont essentiellement des Anglais et des Belges. "Notre public est fidèle , se réjouit Philippe Desnoues. 38 % des personnes reviennent d'une année sur l'autre. Cela nous oblige aussi à une exigence énorme. Car les fidèles repèrent tout, une demi-heure de file d'attente, et ils râlent. Il ne faut pas les décevoir" .

Un cirque, assurant 278 représentations par saison, une vaste aire de pique-nique, un zoo accueillant 200 animaux (dont des bisons), une miniferme, des boutiques, des restaurants, 44 attractions pour petits et grands, répartis sur un 26 hectares... Bagatelle continue sa route. Sans perdre son âme.

Source : le Monde
 
par parcattractions.fr publié dans : Revue de Presse Europe
Dimanche 4 septembre 2005

Black market for tickets is dark side of theme park tourism

Not long after talking with the agents, the 38-year-old Alvarez was shot to death; his body was found in a pool of blood 15 feet from the bus he drove in his job shuttling tourists to the theme parks.

If it had been guns or drugs that Alvarez was snitching about, his unsolved murder would have had a familiar ring. But, in an only-in-Orlando scenario, Alvarez was helping investigators track down theme park tickets illegally purchased with fake or stolen credit cards.

A black market for park tickets has grown up in this theme park mecca with illegal transactions occurring every day in the heart of its fantasy fueled tourist district. Law enforcement officials don't keep track on the exact amount lost to the underground market or arrests made from theme park ticket fraud, and the theme parks won't release such figures. But Detective Kelly Boaz of the Orange County Sheriff's Office said it's a multimillion dollar business.

"There is a lot of money out there in this type of activity," said Boaz, who works in a seven-person special unit dedicated to the theme parks.

This underground market is an unintended consequence of annual ticket-price increases and the popularity of multi-day passes that have made the tickets very valuable. A single-day ticket to a park costs almost $60, while a four-day park hopper, granting entry into all four Disney parks in Orlando, can cost $220 a person.

"The theme parks have always been an incredible experience that some people treat as a commodity," said Universal Orlando spokesman Tom Schroder. "So as long as there have been theme parks and theme park tickets, there have been people trying to take advantage of that."

The black market also has been fueled by the proliferation of booths selling discounted tickets in almost every major hotel and restaurant, or in front of every tacky T-shirt shop, in Orlando's tourist district.

"It's getting tougher and tougher. There's a lot more competition," said Fred Richard Pinner Jr., who operated a booth until recently.

The area's major theme parks – Walt Disney World, Universal Orlando and SeaWorld Orlando – often sell tickets discounted 10 percent off the gate price to timeshare companies, AAA and other tourism-related businesses. International tour companies get an even better deal from the theme parks – as much as 20 percent off the gate price.

But those 20 percent-off contracts are limited and highly coveted. So companies, in violation of their agreements with the parks, often sell their tickets to middlemen ticket brokers or to booths that can't get the discount.

Some of the shady ticket dealers sell multi-day park tickets to tour groups at discounted prices, provided the groups bring back the passes at the end of a single day. The passes are then resold at discount the next day. Others, known by the police as "walkers," target tourists, selling multi-day park passes that have days already used up, Boaz said.

"It's all a big game out there," said Franklin Fox, who was once described by law enforcement as the ringleader of illegal ticket brokers. "Everybody knows what's going on."

Law enforcement agencies have tried to stop black market ticket-brokers much like they would drug dealers. They've targeted street level sellers in an effort to catch those higher up the chain. They've used secret informants, surveillance and undercover agents posing as illegal ticket scalpers or clueless tourists.

"What we've been doing for the last few years is plugging the dam, going after the smaller dealers that we get to," Boaz said. "We have been trying for the last few years to work our way up to higher folks, but they've isolated themselves so well and have been under the radar for so long, it was difficult."

A close friend, who himself was caught in a sting operation and agreed to cooperate with authorities last year, persuaded Fox to purchase 210 tickets that supposedly had been illegally printed by a worker inside Universal Studios, according to court records. Fox, 70, took the bait and was charged with six counts of dealing in stolen property. Detectives seized $250,000 worth of theme park tickets from his office.

Fox pleaded no contest to two counts of petit theft late last year and was sentenced to a year of probation, which was terminated in June. He denied dealing in stolen tickets, calling his arrest a police set up, and said he made a plea to avoid a trial.

Alvarez started talking, off and on, with authorities in late 2000 about schemes run by Victor Aquino, who used fake or stolen credit cards to purchase theme park tickets.

The operation was made up of Aquino's family members and associates. It included Aquino's teenage son, Amin, who along with a former pizza cook, Mario Locasio, would buy tickets with stolen or fake credit cards provided by Victor Aquino. Aquino would sell the tickets to Roberto Alvarez's girlfriend, Marilu Clement, who then supplied brokers like Franklin Fox or different travel agencies, according to depositions from Clement's criminal case.

"Victor Aquino would hand her black bags and stacks of Disney tickets and things like this, which I thought was very suspicious and stuff," Locasio said in a 2003 deposition.

Alvarez was gunned down in July 2001. The group's schemes fell apart as members of the operation, one by one, were arrested in 2002.

Clement, who currently is serving probation for fraud, claimed she never knew the tickets were purchased with bad credit cards. Amin Aquino was sentenced to 3½ years in prison for fraud, while his father, Victor, was sentenced to 5½ years in prison for trying to run over a sheriff's deputy with a Mercedes.

Alvarez's murder may be an extreme case, and authorities won't comment on it since the case is still open and unsolved.

"The underlying fact of the investigation into his death indicates ... that's the motive ... because he was informing for the FDLE," homicide investigator Richard Lallament of the Orange County Sheriff's Office said in a 2003 deposition. "It was made to look like a botched robbery but nothing is missing. It just doesn't make any sense."

Source : Associated Press

 
 
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