L'entreprise table sur un chifre d'affaires de 9,97 millions de francs au terme de l'exercice 2005/2006 (30 septembre), a déclaré mardi lors d'une conférence de presse son directeur général Eric Barberet Girardin. Les résultats du premier semestre laissent penser que l'objectif sera atteint.
Avec un tel chiffre d'affaires, en hausse de 15%, l'entreprise pourra dégager une marge brute d'autofinancement (cash flow) de 1,66 million de francs, contre 1,3 million un an plus tôt. L'exercice 2005/2006 bouclera sur un bénéfice net de 415'000 francs alors que le précédent avait affiché une perte de 26'000 francs.
La direction du parc prévoit des investissements de l'ordre de 2 à 3 millions de francs d'ici 2008. Elle veut dans une première étape améliorer la signalisation, le confort et le décor intérieur. Pour 2008, de nouvelles attractions seront mises en place, davantage axées sur les familles.
Lors de la reprise du parc en 2003, le groupe français avait déjà consenti d'importants investissements en matière de sécurité et de formation continue de ses employés. Il a aussi modifié sa politique tarifaire, ce qui a permis une augmentation des recettes malgré une diminution de la fréquentation.
Le groupe vise désormais une nouvelle hausse de la fréquentation après deux années plus difficiles dues aux travaux des tunnels autoroutiers de Glion. Quelque 260'000 visiteurs ont franchi annuellement les portes du parc au cours des trois dernières années.
Pour l'avenir la direction table sur une fréquentation proche de 300'000 visiteurs l'an prochain, qui doit encore s'élever autour des 350'000 personnes par la suite. Les différentes enquêtes menées ont montré que les visiteurs viennent de plus en plus loin. Un quart est alémanique et 10 % français.
Aquaparc attend ainsi une forte impulsion de l'ouverture en juin du parc d'exploration de la Vie Bioscope, aussi contrôlé par Grévin, à Mulhouse. A moins de trois heures de route, Aquaparc est bien placé pour attirer aussi une partie de cette clientèle grâce à des promotions communes.
Filiale de la Compagnie des Alpes, présente en Valais par ses participations aux remontées mécaniques de Verbier, de Saas-Fee et de Riederalp, le groupe Grévin est spécialisé dans les parcs d'attraction. Il contrôle une vingtaine d'infrastructures touristiques dans six pays, dont le parc Astérix et le musée Grévin.
Source : Romandie News
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À peine remballés des foires de Tours, Caen ou Nancy, les Mickey, Nemo, chenilles et autres loteries ont été une nouvelle fois jetés sur la route pour converger vers Orléans. Ils arrivent au goutte-à-goutte. Pour retrouver vie. Au rythme immuable du démontage-montage-démontage... Dans un désordre parfaitement organisé, chacun récupère son emplacement de l'année passée.
« Le système est simple. En janvier, on envoie notre "lettre de place" dans toutes les communes où on passe. Chèque d'acompte et précisions pour les ampérages en électricité. Et voilà ! », explique Laurent, un quadra sympa qui s'affaire à nettoyer sa baraque « Gaufres Mignon ». Lui, comme la plupart, marche dans les pas de ses parents, eux-mêmes forains. Un Laurent nostalgique de la foire en centre-ville. « On s'installait sur les mails, là où il y a le théâtre aujourd'hui (...)
À Orléans comme ailleurs, on veut plus des forains en centre-ville, d'où la manif' à Paris ces derniers temps. Ici, on est très bien, mais on a quand même l'impression d'être parqués. » Laurent se gratte la tête et se souvient : « J'étais tout môme et, le temps de la foire, j'allais à l'école Jeanne-d'Arc ou même à Saint-Euverte. Souvent au fond, près du radiateur. En général, c'était toujours comme ça », confie-t-il, dans un grand éclat de rire. Et il s'empresse d'ajouter : « Pas besoin de faire HEC pour vendre des gaufres ou faire tourner un manège ! »
Laurent parle avec son coeur quand il évoque son monde : « La fête foraine, c'est un sourire. Avec ses couleurs, ses odeurs, son ambiance. Même sans un sou en poche, on peut s'y évader. Nous, on n'est pas Eurodisney ! » Au bout, tout juste arrivée de Caen, la famille Bigolet a placé ses gros manèges, précédée par les Jacquier avec leurs « tournants » et le train-fantôme des Gropner.
Le monde des forains : une grande famille. Avec ses petites chamailleries, ses grandes engueulades parfois, mais aussi et surtout une vraie solidarité. « Vous voyez, si je me casse une jambe maintenant, c'est mon voisin qui va monter mon stand », explique l'un d'eux. Crâne dégarni, une barbe de trois jours, Roger Guillon, 68 ans, fait un peu figure de mascotte. Il trimballe toujours son palais du rire. Mais ne se marre pas pour autant. « Ça devient dur, dur. Si les rentrées d'argent restent les mêmes, les charges augmentent sans arrêt. Que ce soit les impôts, le gasoil, etc. »
Alors qu'est-ce qui pousse le bonhomme à courir les routes à 68 ans ? « Notre plus grande richesse, c'est la liberté. On est libres ! Pour le reste, comme tous les artisans, on a une retraite de misère. Faut continuer le plus longtemps possible », lâche Roger.
Cela même si d'aucuns semblent tirer leur épingle du jeu. Outre la fortune investie dans les plus grosses attractions, deux ou trois « appartements sur roues » d'environ 60 m2 dissimulent à grand peine un vrai luxe : parquet, salon en cuir, écran plasma, jacuzzi... Répétons-le, une immense minorité.
Prise en sympathie par tout ce petit monde, la directrice du parc des expos, Michèle Pépitone, « fait la foire ». « Je les côtoie ainsi depuis quatorze ans. On voit les enfants grandir. Certains d'entre eux sont même devenus nos interlocuteurs, aujourd'hui à la tête de manèges (...) Ils ont leur vie, leur rythme. Il y a même un prêtre qui les suit, donne parfois un p'tit coup de main ici ou là. Tous sont véritablement attachants et rares sont les problèmes. »
Mardi et mercredi, les trois techniciens de l'organisme de contrôle privé Norisko ont mené leur inspection afin de s'assurer que tout était parfaitement en conformité. Et dès lors, place à la fête !
Source : Larep




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