Dubaï : la ville miracle

Publié le par parcattractions.fr

 


Dubaï bâtit sa démesure
La Mercedes blanche qui nous amène à l’hôtel roule à toute vitesse sur l’autoroute flambant neuve qui relie la banlieue au centre-ville. Tout est d’une propreté impeccable: même les tuiles en céramique qui tapissent les viaducs brillent comme des sous neufs, en pleine nuit!

«Vous voyez ces gratte-ciel de chaque côté de la route? Quand je suis arrivé ici, il y a cinq ans, ils n’étaient pas là. On se trouvait en plein désert», raconte notre chauffeur originaire de l’Inde.

Nous voici à Dubaï, aux Émirats arabes unis. Ce petit pays de la Péninsule arabique, un des plus importants producteurs de pétrole du monde, se décrit comme la destination touristique de l’avenir et prévoit attirer 15 millions de visiteurs par année d’ici à 10 ans.

Mais en attendant, même sans le gigantesque parc d’attractions Dubaïland, qui a commencé à pousser dans le désert, Dubaï offre déjà pas mal à voir.

Ville-miracle
Cette ville de un million d’habitants connaît une des croissances les plus spectaculaires de la planète: la population double tous les cinq ans. La ville compte plus de 800 gratte-ciel en construction. Les gens viennent de partout pour travailler et profiter du boom économique incroyable qui secoue la région avec la hausse du prix de l’or noir.

C’est un peu ça, l’intérêt d’une visite à Dubaï. Voir naître une ville-miracle. Comme si on débarquait à New York au début du siècle dernier.

Parce qu’il y a tout juste 15 ans, Dubaï n’était qu’un petit port comme un autre sur le golfe Persique.

Le cheik Mohammed, prince couronné de Dubaï, est en train de faire de son émirat la capitale financière et touristique du Moyen-Orient.

Il faut avouer que Dubaï est la porte d’entrée idéale sur cette région du globe qui demeure victime de préjugés tenaces. Mais oubliez Bagdad et les images que nous montre la télé à longueur de journée, oubliez les Arabes qui descendent dans la rue pour crier des slogans anti-Américains…

Sécurité
Les Émirats arabes unis, et les États du golfe, sont une région sécuritaire. Il y a très peu de criminalité. Al-Qaïda a bien menacé, en 2004, de s’attaquer aux intérêts occidentaux dans les États du golfe, mais la région - à l’exception de l’Arabie Saoudite - a échappé à ce jour à la violence.

À Dubaï, les gens sont gentils, accueillants, ouverts. Et comme 85% des habitants viennent de l’étranger, l’anglais est devenu la langue d’usage, avec l’arabe bien sûr. La ville a des allures de Las Vegas ou de Miami. Les plages de sable fin du golfe Persique attirent des milliers de touristes. On s’y baigne en maillot de bain. Même les femmes. Certaines optent pour la baignade en burqa - sous le regard bienveillant de leur mari - mais elles sont nettement minoritaires.

Et comme à Vegas, l’alcool coule à flots dans les centaines de bars et de restaurants. Même la prostitution gagne discrètement les grands hôtels.

Le plus beau, on le trouve toutefois derrière le clinquant et le tape-à-l’œil. Les souks, qu’on trouve de chaque côté de Dubaï Creek, dans la vieille ville, nous ramènent à l’époque où Dubaï vivait du commerce de la perle avec l’Iran, l’Irak, l’Inde et la Chine.

Les marchands d’or, les odeurs d’épices et de friture, les étoffes de soie, tout ça nous rappelle qu’on se trouve loin, très loin de chez soi, malgré les Burger King et Dunkin’ Donuts qui font partie du décor…

Loin... et cher
C’est bien beau, un voyage à Dubaï, mais c’est loin. Et ça coûte cher. Voici quelques suggestions pour rentabiliser votre investissement. Et ne pas vous déplacer pour rien.

D’après notre expérience, vous aurez amplement fait le tour de la ville et des environs en une semaine. C’est bien peu, une semaine, après s’être tapé 14 heures de vol via Amsterdam, Paris, Londres ou New York.

Dans le fond, Dubaï est la porte d’entrée parfaite sur le Moyen-Orient. Pas trop dépaysant, comparé à l’Arabie Saoudite, par exemple.Mais tant qu’à vous être rendu aussi loin de chez vous, profitez-en pour aller explorer… l’Arabie Saoudite, justement. Ou encore le Qatar, le Koweït, Oman, Bahreïn… Allez-y, vous ne le regretterez pas.Le Yémen est peut-être votre meilleur choix, après Dubaï. Là, vous serez vraiment dépaysé.

C’est un des beaux pays du golfe Persique, moins développé, moins riche et moins occidentalisé que les autres monarchies du pétrole.

Source : Canoë 

Commenter cet article