Euro Disney vise une hausse de son revenu brut d'exploitation

Publié le par parcattractions.fr

Euro Disney prévoit une amélioration de son revenu brut d'exploitation et une nouvelle réduction de sa perte nette en 2005-2006, après un exercice 2004-2005 de transition.

"Grâce à la hausse de notre chiffre d'affaires, portée tant par une progression du nombre de visiteurs que par leurs dépenses, et à la poursuite de la maîtrise de nos coûts d'exploitation, nous prévoyons une croissance significative de notre revenu brut d'exploitation (ebitda) et une nouvelle réduction de nos pertes", a déclaré le directeur financier du groupe Jeff Speed à l'agence Reuters.

Le groupe, qui emploie 12.295 personnes, entend notamment stabiliser ses charges de personnel (45% de ses coûts d'exploitation). Ces charges ont crû de 7% pour l'exercice clos au 30 septembre dernier, soit deux fois plus vite que le chiffre d'affaires, et expliquent la légère baisse du RBE sur l'exercice.

Le retour aux bénéfices figure parmi les objectifs à long terme, mais Jeff Speed s'est refusé à préciser à quelle échéance. "Nous devrions assister à une réduction régulière de notre perte nette pour parvenir à terme à une rentabilité durable", a-t-il déclaré.

Pour 2005-2006, le groupe prévoit d'améliorer la fréquentation de ses deux parcs d'attraction, le Royaume Enchanté et les Walt Disney Studio, qui ont accueilli 12,3 millions de visiteurs en 2004-2005.

Cette fréquentation a accusé une légère baisse (-1%) par rapport aux 12,4 millions de visiteurs enregistrés un an plus tôt, essentiellement du fait d'un 3e trimestre (avril-juin) qui a pâti d'un calendrier de vacances moins favorable (absence de ponts...).

Le groupe a toutefois rempli son objectif de hausse du chiffre d'affaires, qui atteint 1.076 millions d'euros (+3%) à la faveur d'une progression des dépenses par visiteur et des activités de développement immobilier.

BAISSE DES CHARGES FINANCIERES

Pour le dernier exercice, Eurodisney a ramené sa perte nette à 94,9 millions contre 145,2 millions un an plus tôt, alors que deux bureaux d'analyse prévoyaient respectivement une perte de 86,7 millions et de 101,36 millions.

L'amélioration résulte de la restructuration financière achevée en février 2005 après plus d'une année de négociations avec ses créanciers. Cette restructuration se traduit par une baisse des charges financières à 87,9 millions contre 105,7 millions et une amélioration des éléments exceptionnels avec notamment un gain de 10 millions sur un abandon de créances.

A fin septembre 2005, la dette s'établissait à 1.943 millions (contre 2.052,8 millions un an plus tôt) et les capitaux propres, dopés par l'augmentation de capital de 253 millions, à 295,7 millions (contre un montant négatif de 59,9 millions), soit un ratio d'endettement de 657%.

Au plan opérationnel, le groupe a accru sa perte d'exploitation à 26,9 millions contre 23,9 millions un an plus tôt après un recul de 5% de son revenu brut d'exploitation (Ebitda) à 117,1 millions.

La marge d'exploitation (Ebidta sur C.A.) ressort ainsi à 11% contre 12% un an plus tôt essentiellement sous la pression des frais de personnel alourdis par la revalorisation du salaire minimum et la baisse des subventions liées aux 35 heures.

D'où l'accent mis par son nouveau président Karl Holz sur "la stabilisation des coûts moyens liés aux charges de personnel". "Il nous reste un défi à relever, qui est de continuer à maîtriser nos coût opérationnels", dit-il dans un communiqué.

Karl Holz a succédé en mai à André Lacroix, l'artisan de la restructuration financière du groupe qui, en août 2003, avait tiré la sonnette d'alarme sur son incapacité à honorer ses engagements financiers sous le poids d'une dette surdimensionnée.

Euro Disney, détenu à 39,9% par la Walt Disney Company et à 10% par le prince saoudien Al Walid, génère 43.000 emplois directs et indirects.

Source : Reuters

Publié dans Revue de Presse Europe

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