Disney au rythme des bambins

Publié le par parcattractions.fr

Vaut-il le coût d'amener à Disney World des tout-petits qui connaissent davantage Caillou que Mickey? Certainement! Demandez à Antoine, quatre ans et demi. Il veut déjà y retourner.

Son manège préféré: celui de Buzz Ligthyear, le justicier interstellaire du film Histoire de jouets. À bord d'une petite navette qui volait dans l'espace, Antoine tirait avec son fusil laser dans toutes les directions, comme le vrai Buzz. Son but: atteindre le maximum de signes Z... Z pour Zorg, le méchant!

Les classiques du parc de Magic Kingdom l'ont aussi fait courir: Dumbo l'éléphant volant, le bon vieux carrousel, It's a Small World... Les poupées qui représentent les habitants de toute la planète ont beau être actionnées par un mécanisme saccadé (à des années-lumière des effets spéciaux d'aujourd'hui), leurs costumes colorés l'ont transporté.

L'attrait de Disney World, pour les enfants, va bien au-delà de Magic Kingdom. Antoine a adoré Animal Kingdom et, plus particulièrement, le safari au Kilimandjaro.

À travers la savane africaine, nous sommes partis à la poursuite de braconniers qui voulaient s'emparer d'un bébé éléphant. En cours de route, notre autocar a croisé des éléphants, des girafes, des autruches, des zèbres. «Maman, il y a un rhinocéros qui traverse la route!» Je n'avais jamais vu tant d'animaux de la jungle, de si près, en si peu de temps.

Le parc MGM-Studios compte aussi un bon nombre de spectacles qui s'adressent spécifiquement aux enfants d'âge préscolaire: La Petite Sirène, La Belle et la Bête, Playhouse Disney...

Mais c'est du spectacle Lights, Motors, Actions, que nous gardons le meilleur souvenir. Sous nos yeux, une équipe de cinéma tournait des scènes de cascade en voiture et en moto. Le réalisateur révélait ensuite les trucs du métier. Antoine, incrédule, a eu besoin de quelques explications supplémentaires: «Non, non. Le cascadeur n'a pas vraiment pris feu. Une combinaison le protège.» Voilà, il était rassuré!


Logistique pour les petits


Visiter Disney World, un univers de la grosseur de la ville d'Ottawa, avec un bout de chou, n'est pas de tout repos. En quatre jours, nous voulions tout voir. Impossible! En plus, avec la chaleur, la foule, l'excitation, les pauses étaient primordiales.

Notre truc pour faire le maximum? Profiter des «heures magiques» supplémentaires. Chaque jour, un des quatre parcs ouvre une heure plus tôt, à 8h, seulement pour les clients des 22 hôtels Disney.

La foule était moins dense en matinée. Il faisait moins chaud (même en automne, le mercure dépassait 30 degrés au coeur de la journée). Et nous patientions moins longtemps pour accéder aux attractions.

Lorsque la cohue d'après-midi commençait, nous retournions nous reposer, ou faire un «plouf» dans la piscine de l'hôtel... question de faire baisser la pression.

Plus facile, ensuite, de visiter les parcs en soirée (encore plus «magiques» avec leurs éclairages) et de profiter des activités de fin de journée: petit souper en compagnie des personnages de Walt Disney, le feu d'artifice au-dessus du château de Magic Kingdom, les spectacles...

Dans le style grand déploiement, Fantasmic, au parc MGM-Studio, ne laisse pas sa place. Lasers, fontaines d'eau sur la rivière qui entoure la scène, feux d'artifice. Antoine en avait plein les yeux... mais les bouchait parfois, comme lorsqu'un serpent d'au moins 10 mètres a voulu s'en prendre à Mickey ou qu'un dragon géant est sorti de la montagne. Dans les gradins, une foule de 8000 spectateurs agitait dans le noir des «bidules» lumineux, à l'effigie de Mickey et de ses amis. «Maman! J'en veux un.»

Zut! Les kiosques de gadgets sont partout à Disney World: dans la foule, à la sortie des manèges, à l'hôtel, à la caisse du resto... Il a fallu établir des règles claires pour ne pas revenir avec une armée de Mickey en plastique.


Garderie à Disney


Comment réussir à profiter un peu des attractions pour adultes lorsqu'on voyage avec de jeunes enfants?

Partir en groupe, comme nous l'avons fait. Les plus peureux restaient avec les enfants, tandis que les plus téméraires criaient à mort dans la Tour de la terreur Twilight Zone (mon meilleur manège à vie!) et dans le Rock'n'Roller Coaster, des montagnes russes qui passent de 0 à 100 kilomètres heure... en deux secondes!

Nous avons aussi utilisé les services de garde de Disney. Je pensais bien qu'Antoine ne voudrait jamais mettre les pieds dans une garderie, durant ses vacances... de la garderie. Erreur! À la vue des tonnes de jouets qui remplissaient la pièce, il n'a pas hésité.

Plusieurs hôtels offrent ce type de service. Il en coûte 10 $US de l'heure et le souper est fourni. Seul hic: les éducatrices ne parlent pas français. Mais elles nous ont laissé un numéro de téléphone, en cas de problème.

Il existe d'autres activités qui n'acceptent que les enfants... façon détournée de «vendre» aux petits deux heures de gardiennage au milieu de la journée.

Les nôtres ont participé à une expédition de pirates (28,17 $US). Sur un bateau plateforme, ils ont cherché les morceaux d'une carte au trésor. Tricherie, mensonge, astuces pour ne pas partager le trésor: les gardiennes-pirates présentaient de curieuses valeurs pour divertir les enfants. Mais bon. Antoine a vraiment embarqué: il s'est même déguisé en pirate, de retour à Montréal, pour l'Halloween.

Source : La Presse

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