Parc d’attractions de Ouargla

Publié le par parcattractions.fr

Les travaux enfin lancés

Ce projet qui attend sa concrétisation depuis 1995 promet d’être l’attraction des habitants de la wilaya qui l’attendent depuis des décennies. Vingt ans pour qu’un rêve devienne réalité. Une aire de jeux, un vrai parc zoologique, un manège et des toboggans.

Etait-ce finalement si inconcevable dans une ville saharienne telle que Ouargla ? Les habitants en sont même arrivés à dire ouvertement que les autorités locales ne voulaient pas entendre parler d’espaces de loisirs comme priorité au même titre que les autres grandes préoccupations d’une population lasse de voir ses enfants délaissés et privés d’un simple moment de joie dans un parc d’attractions.

Histoire d’un vieux projet

En 1995, le Plan directeur d’aménagement et d’urbanisme (PDAU) des communes de Ouargla et Rouissat prévoyait déjà le site actuel d’El Khafdji comme terrain affecté à la réalisation d’un parc d’attractions. En février 1999, ledit terrain domanial, d’une superficie de 144 ha, est officiellement affecté à l’agence foncière locale de la commune de Ouargla (AFL) pour la réalisation de ce projet par le biais du Calpi et en concession de 99 ans. En avril de la même année, un concours d’architecture est lancé par l’AFL pour l’étude du projet d’un parc d’attractions. A l’ouverture des plis, trois bureaux d’architecture sont retenus, à savoir l’ex-bureau d’études de la DNC Sud Engeenering, le Sedat en seconde position et celui de Lamri Fateh en troisième position. La clause du cahier des charges, stipulant que le maître de l’ouvrage a le droit de sélectionner le bureau, dont la proposition répond le mieux à ses capacités financières, orientera le choix de l’agence foncière vers le second architecte qui finalisera l’étude du projet et effectuera le levé topographique la même année. C’est à partir de cette date que le projet sera mis aux oubliettes. Cinq ans après, soit en janvier 2004, la demande de transfert de la propriété du terrain est réactivée par le P/APC de Ouargla par une correspondance au directeur général des domaines. Ce dernier répond quelques jours plus tard par la négative, mais oriente la commune vers la procédure légale, soit une demande dûment documentée à transmettre au ministre des Finances via la direction afin d’accélérer l’acquisition du terrain domanial.Le changement de tutelle et de statut de l’agence foncière locale, promue d’agence communale à agence de wilaya a apparemment joué un rôle de catalyseur dans la relance du projet. Ainsi, l’écrit fut fait et le transfert de propriété de l’assiette de terrain affectée aux infrastructures de services et de loisirs enfin fait. Ainsi le parc d’attractions de Ouargla comportera un manège, un parc zoologique, un parc des jeux traditionnels, un parc des sports, deux pépinières, des toboggans, un hôtel à 5 étoiles et un autre à 4 étoiles ainsi qu’un centre d’affaires. Précisons que les espaces réservés aux jardins et lacs superficiels restent propriété de l’Etat.

Les contraintes actuelles

Après les péripéties administratives, c’est au tour des contraintes physiques du terrain et de réalisation des différents projets. Depuis le 12 novembre dernier, une vaste opération d’ouverture de pistes et de nivellement des superficies dédiées aux différentes infrastructures sont en cours. Encore une fois, la remontée des eaux pose problème. L’étude est en cours en collaboration avec la direction de l’hydraulique. Selon le chargé du projet, une journée d’étude est même prévue avec des chercheurs de l’université de Ouargla pour trouver des solutions scientifiques aux problèmes de salinité du sol et d’aménagement de la partie marécageuse du terrain en prévision de la création de lacs superficiels. Des solutions techniques pour le transfert du réseau d’électricité moyenne tension sont aussi en cours d’étude avec Sonelgaz ainsi que le nivellement du lit d’oued traversant les 144 ha du parc.M. Douib pense que malgré ces contraintes objectives, le terrain a l’avantage de créer une connexion entre Ouargla Centre, la nouvelle ville d’El Khafdji qui est n’est autre que l’extension urbaine de la vieille ville comportant l’ensemble des nouveaux projets et infrastructures du chef-lieu de wilaya en extension permanente. Notre interlocuteur nous révèle que depuis la mise en vente des cahiers des charges relatifs aux projets, une douzaine d’investisseurs se sont déjà présentés à son niveau. L’opération se poursuit jusqu’au 16 décembre. Tout en espérant que des investisseurs potentiels se présentent, M. Douib révèlequ’uneconsultation restreinte concernant la réalisation de l’entrée principale du parc sera bientôt effectuée.


Source : El watan
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