Amir Ali, un artiste marocain au firmament du Walt Disney World

Publié le par parcattractions.fr

L'artiste Amir Ali, un virtuose du violon, fait vibrer depuis une vingtaine d'années les visiteurs du pavillon marocain au monde féerique du Walt Disney World aux Etats-Unis.

Natif de Meknès en 1965, et féru à son jeune âge de musique, Ali s'inscrit au conservatoire de la ville pour étudier, 8 ans durant, le solfège et apprendre à exceller au violon sous la férule des maîtres de la musique moderne, andalouse et du Malhoun.

Devenu violoniste soliste au sein d'orchestres marocains tel celui de feu Houcine Toulali, maître de l'art du Malhoun, Amir Ali a fait preuve d'ingéniosité en jouant en 1986 à Rabat devant un auditoire américain chargé de tester ses qualités artistiques avant son envoi à Orlando (Floride) pour animer le pavillon marocain à Walt Disney World.

Faisant partie d'un trio qui animait les soirées au restaurant «Marrakech» au pavillon marocain à Walt Disney World et doté d'une voix de ténor, Ali interprétait, aux côtés du luthiste et chanteur Nouâmane Lahlou, des succès puisés dans le riche répertoire de la musique traditionnelle et moderne marocaine et de la chanson classique orientale notamment d'Oum Koulthoum et Mohammed Abdelouahab.

Après avoir passé 14 ans au restaurant «Marrakech», Amir Ali a décidé de voler de ses propres ailes. «J'ai décidé de créer mon propre groupe artistique pour devenir indépendant», a-t-il confié à la MAP.
«J'ai donné le nom de ‘Mo'Rock In' à mon groupe constitué d'un bassiste, d'une chanteuse et danseuse, tous deux marocains, d'un pianiste portoricain et d'un batteur américain qui a travaillé pendant trois ans avec le chanteur français Julien Clerc», a-t-il ajouté.

«Mon groupe, qui travaille directement pour Walt Disney World, anime le pavillon marocain durant cinq jours par semaine et contribue à donner une belle image de l'art musical marocain», a-t-il poursuivi, soulignant que son ensemble marie les genres de musique marocaine avec la musique orientale, le jazz et le hip hop.
Le grand public, qui fréquente le village de World Disney, apprécie la musique marocaine qui fusionne les genres Gnaoua et Jazz et utilise des instruments de musique modernes tels l'orgue, la guitare électrique, les basses, la batterie, a-t-il indiqué.

Mon art montre que le Maroc, pays africain, n'a pas seulement le tamtam, mais qu'il a une profusion d'instruments de musique adaptables à l'évolution des temps modernes et des goûts des mélomanes, a-t-il ajouté.
Naturalisé américain depuis dix ans, Amir Ali s'est déjà fait une place au soleil en composant et arrangeant ses propres chansons et en enregistrant deux albums «Sand's of time» et «One World» dont il a vendu des milliers d'exemplaires.

«J'ai plein de projets d'enregistrements avec des musiciens américains dont mon ami Victor Wooten, l'un des meilleurs bassistes du monde et le violoniste de la chanteuse Céline Dion», a dit Amir Ali qui a déjà travaillé avec Chab Khalid, le roi du Rai, le maestro du luth Hadj Younès et d'autres stars de la chanson orientale et occidentale.

«Mon groupe participera au festival de Rawafid en juillet prochain au Maroc et aux festivals de jazz en Indiana et à Montréal», a assuré Amir Ali qui a déjà fait montre de ses talents de violoniste soliste aux festivals de Dallas, de Boston et de Miami.

Les membres de la communauté marocaine de Washington, qui ont rencontré, dernièrement, les dirigeants de la chambre de Commerce maroco-américaine à Orlando, ont assisté à un concert animé par Amir Ali, mesurant combien l'artiste a de l'énergie et du talent qui le prédisposent à un avenir radieux dans le monde du showbiz.

Source : Le Matin

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