Projets touristiques en Algérie

Publié le par parcattractions.fr

Une commission consultative, chargée de l’examen des projets à caractère touristique, a été installée hier par Noureddine Moussa, ministre du Tourisme.

Outre les représentants du tourisme (direction des investissements du ministère et Andt), elle est constituée de membres des départements ministériels de l’aménagement du territoire et de l’environnement et de l’habitat et de l’urbanisme, des institutions tels le Cread, l’Epau et l’université d’Oran, ainsi que des experts dans plusieurs disciplines. Ce cadre pluridisciplinaire, intersectoriel et interinstitutionnel vise la mise en place d’une démarche concertée en vue d’examiner et d’émettre notamment des avis sur l’aménagement des zones d’expansion et sites touristiques, sur l’architecture des projets touristiques et leur intégration à l’environnement ainsi que sur l’impact socioéconomique et environnemental des projets en vue d’une utilisation optimale et durable des potentialités du secteur. Le ministre a profité de l’événement pour expliquer la stratégie à adopter, soulignant que « le tourisme n’est plus considéré comme une simple activité de loisirs et de détente. C’est une activité économique à part entière ». Dans ce cadre, le poids du tourisme dans le monde a été démontré. Selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), l’industrie du voyage génère 600 milliards de dollars de chiffre d’affaires et donne du travail à 200 millions de personnes.

Le tourisme, première industrie mondiale, est devenu une source principale de revenus pour de nombreux pays. La politique décennale de l’Algérie s’articule autour de quatre axes majeurs : rattraper le retard en matière d’infrastructures car le parc actuel est insuffisant pour prétendre au développement du tourisme, la mise à niveau du parc hôtelier existant, opération précédée par la classification des établissements hôteliers et de la prestation touristique, la formation, la promotion de l’image de l’Algérie et la communication. Plusieurs études ont été lancées pour savoir ce que veulent les jeunes, l’étude sur le tourisme saharien, considéré comme « un produit d’appel », une étude sur le bilan thermal car ce tourisme de bien-être intéresse la famille algérienne. Questionné sur le retard accumulé dans le domaine touristique, le ministre a affirmé : « Je ne connais pas de pays où le terrorisme et le tourisme ont coexisté. » Il rappelle que 301 projets d’hôtels sont en cours de réalisation avec un taux d’avancement de 56%. Les retards sont dus à un manque de financement.

En 2006, il est prévu de réceptionner une partie, ce qui va ajouter une capacité de 30.000 lits supplémentaires. 253 projets sont à l’arrêt avec un taux d’avancement des travaux entre 35% et 40%. Une convention a été signée, en novembre 2005, avec le CPA dans le but d’accorder des prêts aux investisseurs, consentis à des taux particuliers. « Nous avons également fait un travail de proximité pour regarder de plus près les demandes d’investissement (plus de 700). Nous avons organisé à cet effet des regroupements régionaux avec les concernés pour sélectionner les projets et demander aux investisseurs retenus de compléter le dossier. Il n’est plus question de regarder que les aspects techniques. On ne peux plus tolérer des projets éternels. On doit connaître le mode de fonctionnement des établissements et les délais de réalisation », a expliqué Noureddine Moussa. Selon lui, le tourisme bénéficiera du programme Sud de 377 milliards de dinars dont une grande partie sera consacrée à la réalisation des infrastructures et à l’eau potable. Interrogé sur les problèmes de transport aérien et de tarification générés par des agences touristiques privées à Tamanrasset et Illizi, M. Moussa a répondu qu’une commission composée de responsables des ministères du Tourisme et des Transports et d’Air Algérie a été chargée de se déplacer sur place avant le 20 février en vue de trouver des solutions à ces problèmes en concertation avec les agences concernées. Le ministère ambitionne aussi de contribuer à « la mise en place de circuits touristiques qui soient des espaces économiques ».

Source : El Watan
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