Futuroscope : cap sur le futur !

Publié le par parcattractions.fr

Présent au Salon des vacances de Bruxelles qui a fermé ses portes lundi dernier, Dominique Hummel, à la tête du Futuroscope de Poitiers, remet le parc «de l'image et du futur» sur la voie de la croissance. Au programme: investissement et renouvellement. Ouvert en 1987 pour redynamiser une région largement agricole, le parc a déjà accueilli un million de Belges.

En 2003, c'est le tournant. Le Futuroscope de Poitiers, né en 1987 d'une idée de René Monory, ancien ministre des Finances de Valéry Giscard d'Estaing et président du conseil général de la Vienne, propriétaire du site, était alors en petite forme. «Il avait connu quelques déboires, c'est normal, toutes les bonnes idées finissent par vieillir si elles ne sont pas renouvelées», entame Dominique Hummel, président du directoire depuis fin 2002. L'«homme providentiel» qui allait redresser l'affaire.

«A l'époque, ce fut un peu un retour à l'expéditeur, mais avec des nuances», raconte ce Strasbourgeois. «Le département de la Vienne a géré le parc de 1987 à 1999 quand eut lieu la cession de la gestion à un groupe privé, le groupe Amaury (qui fait un très gros chiffre d'affaires dans la presse: «L'Equipe», «Le Parisien libéré», et le sport: le Tour de France, le Paris-Dakar) qui le prit en main pendant 3 ans. Il est ensuite revenu au département et à la région de Poitou-Charentes en 2003. Depuis, une société d'économie mixte qui associe des capitaux publics et privés gère l'outil. Le département en détient 60pc (80pc avant), la région, 20pc, et le privé, 20pc». Ce qui a coincé? Le groupe Amaury n'avait pas d'expérience dans le domaine. «Et puis, il faut avouer que René Monory voulait vendre deux ans avant d'avoir vendu, c'est-à-dire en 1997. Finalement, il y eut une période de flottement qui a duré 5 ans. Cela ne pardonne pas dans ce métier de s'arrêter de courir.»

Dominique Hummel avait tout pour plaire: la connaissance du secteur public, l'expérience du privé et il était l'ami et l'homme de confiance de Jean-Pierre Raffarin, président de la région Poitou-Charentes (capitale: Poitiers) -lui-même en était alors directeur général- jusqu'à ce qu'il devienne Premier ministre en mai 2002 et reste très impliqué après être arrivé à Matignon, et de René Monory, président du conseil général de la Vienne.

«Je n'étais pas un homme du métier», avoue-t-il pourtant. Il commence par restructurer en diminuant les charges. Avec, à la clé, un plan social sur 3 mois et le passage de 617 employés à 400 «sans aucun licenciement». «On est maintenant tout proche de l'équilibre de gestion avec 97pc de nos besoins financés par nos recettes, ce qui est unique dans les parcs publics en France», précise-t-il. Et près de 1,5 million de visiteurs en 2005 (30 millions depuis l'ouverture); 1,6 million étant «l'idéal, ce qui permettrait de gagner de l'argent». Mais «la crise est derrière nous, c'est clair», ajoute Dominique Hummel, «même si chaque année reste un combat, car nous sommes une destination touristique, en compétition avec toutes les autres».

La stratégie se concentre sur deux chiffres: 10-20, investir 10pc du chiffre d'affaires (60 millions d'euros en 2005) pour arriver à 20pc de renouvellement par an -ce qui fait 6 à 7 ouvertures annuelles. «Indispensable pour consolider les 60pc de «revisites» enregistrées par an, pour reconquérir celui qui est déjà venu.» Un «revisiteur» qui veut à la fois du renouvellement (sur le thème des robots cette année) et retrouver les classiques qu'il a aimés. «Il faut réussir le mélange entre ce que l'on conserve et des innovations quelquefois assez fortes mais qui doivent rester dans ce qu'est notre promesse de départ: des images et du futur.» D'où, d'ailleurs, le nom du parc ouvert 11 mois par an et comptant 17 pavillons et 22 attractions sur 60 ha.

Au-delà des images, ce qui motive Dominique Hummel, c'est le thème du futur. «Il y a vraiment un défi à créer un lieu très populaire où on allume des étoiles dans les yeux et la tête des enfants et de leurs parents autour du monde qui vient.»

Source : La Libre Belgique

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