Plémiques autour de Mirabel

Publié le par parcattractions.fr

La nouvelle était à peine diffusée que tout le monde y allait de ses suppositions. L'aérogare de Mirabel se convertira-t-elle oui ou non en une destination de rêve courue par les touristes du monde entier?

Quelques jours seulement se sont écoulés depuis qu'un consortium de promoteurs européens ont annoncé que l'aérogare de Mirabel serait transformé en gigantesque parc d'attractions que le doute vient jeter un peu d'ombre sur ce projet mirobolant.

La plage intérieure avec 20 mètres de plafond, les bars et discothèques, le spa, le hammam, l'aquarium géant qu'on pourrait traverser par des tunnels en acrylique non déformants et ses dômes géodésiques à thèmes auraient réveillé les soupçons de quelques sceptiques.
L'échec d'un projet de moindre envergure, amorcé du côté américain des chutes Niagara et instauré un des promoteurs du consortium, Gilles Assouline, serait à l'origine de ces questionnements. Sept ans après une proposition d'aquarium sous-terrain, il ne resterait qu'un trou béant qui risque de nuire aux fondations des rues de la ville.

«Si l'aquarium sert à mettre les requins qui nous grugent, ironise le président de l'Union des producteurs agricoles de Laurentides-Lanaudière et président du Comité des 11 000 acres, Marcel Denis, il n'y a pas de problème.»

Reprenant son sérieux, l'agriculteur affirme que ce projet vient changer la donne. «Ce n'est vraiment pas acceptable d'avoir exproprié plus de 3200 familles pour construire un aquarium et il est fort probable qu'on enclenche un recours collectif. Il faudra voir avec nos gens.»
«C'est le bien économique de la région, poursuit l'un des anciens présidents de l'UPA et exproprié, Réjean Éthier. Il y a 20 ans, je prévoyais déjà qu'un jour, on ne pourrait plus décider de notre propre sort.»

L'aéroport maudit
Mais si, pour les expropriés, la décision d'ADM d'appuyer un tel projet est reçue comme une gifle, pour d'autres, il s'agit d'une bénédiction, y compris pour le maire de Mirabel, Hubert Meilleur. «Il faut aller de l'avant. Avec Rêveport/ Aerodream, on va peut-être récupérer le 1,5 M$ en taxes qu'on perd depuis 20 ans. Mais rien n'empêche les agriculteurs de réclamer un recours collectif au nom de nos parents et de nos successions», a-t-il précisé, en rappelant que sa propre famille a perdu une terre à bois dans cette expropriation de 97 000 acres, dont 5 % seulement ont été utilisées à des fins aéroportuaires.

Source : Hedos Quebecor

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