La Compagnie des Alpes fait une pause

Publié le par parcattractions.fr

L'exploitant de remontées mécaniques et de sites de divertissement s'attelle à digérer la récente acquisition de cinq sites de StarParks, qui lui a permis d'atteindre son objectif stratégique de rééquilibrage de ses activités.

La Compagnie des Alpes (CDA), l'exploitant de remontées mécaniques et de sites de divertissement, fait une pause en termes de développement dans les parcs de loisirs. A  l'occasion de la présentation des comptes du premier semestre de son exercice 2005-2006 (clos le 31 mars), avec des bénéfices en hausse de 6,8 %, à 28,2 millions d'euros par rapport au premier semestre 2004-2005, pour un chiffre d'affaires en progression de 8,5 %, à 235,4 millions, la direction a indiqué hier qu'elle se concentrait sur l'intégration de sa dernière grosse acquisition, les 5 sites de StarParks, dont 4 sous la marque Walibi.

Le pôle parcs de loisirs, baptisé « CDA-Parks », va s'atteler à fidéliser sa clientèle (I0 millions visiteurs à l'année), profitant de sa forte implantation en Europe du Nord et d'une coordination de la politique tarifaire, et à mettre en oeuvre les synergies opérationnelles. Le groupe rappelle le caractère stratégique de cette acquisition avecl'objectif quasiment atteint du rééquilibrage entre ses deux grands métiers.

Les parcs de loisirs, pôle construit à partir de 2002 avec l'OPA sur Grévin & Cie, représentent aujourd'hui 48 % du chiffre d'affaires pro forma (455 millions sur une base 2005). Si l'opération a été réalisée au prix de marché avec une valeur d'entreprise de 240 millions d'euros et aura un impact positif sur les résultats de l'exercice en cours, le président
du directoire, Jean-Pierre Sonois, reconnaît que la CDA devra s'occuper de son ratio d'endettement porté à 1,5. Il n'exclut aucune solution, la reprise des sites de StarParks ayant déjà donné lieu à une restructuration de la dette bancaire. Il affirme que son groupe va poursuivre son renforcement dans les remontées mécaniques.

Elle vient d'ailleurs de porter de 23 % à 30 % environ sa participationdans la Compagnie du Mont-Blanc à la faveur du désengagement d'Accor, qui détenait 9,6 % du capital, près de 3 % étant repris par Jérôme Seydoux et la SEM de Chamonix. Il reconnaît aussi réfléchir à un « troisième métier », soulignant l'inévitable consolidation du marché du golf.

Source : Les Echos

Publié dans Revue de Presse Europe

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