Plus de flexibilité chez Euro Disney

Publié le par parcattractions.fr

Ségolène Royal vient de trouver en Mickey un allié inattendu : trois syndicats d'Euro Disney sur les sept organisations syndicales que compte le Royaume enchanté ont signé, mardi 6 juin, un avenant à l'accord sur l'aménagement du temps de travail du 15 avril 1999.

Aux termes de cet accord, paraphé par la CGT, la CFE-CGC et le Sipe (indépendant) qui concerne 12 300 salariés du parc de loisirs de Marne-la-Vallée, il est prévu davantage de flexibilité des horaires ainsi qu'une diminution des jours de RTT pour les cadres. Cet accord, dont l'application est prévue dès le 1er octobre, avait été rejeté à la fin du mois de mars par l'ensemble des organisations syndicales. Les syndicats non-signataires de l'accord (CFDT, FO, CFTC et UNSA) ont huit jours pour exercer leur droit d'opposition.

Pour la direction d'Euro Disney, "cet accord ne remet pas en cause les 35 heures (...) il prévoit notamment que le nombre d'heures maximum travaillées dans la journée passe de 10 à 12, mais avec un plafond de 25 jours par an".

En outre, ajoute la direction, il prévoit aussi le paiement des heures supplémentaires "au-delà de la 36e heure", tandis que le précédent projet d'accord n'en prévoyait le paiement qu'à partir de la 37e heure.

8 JOURS DE RTT PERDUS

La direction reconnaît qu'aux termes de cet accord, les cadres perdront 8 jours de RTT par an. Ils n'en auront plus que 15 au lieu de 23 actuellement "mais ils pourront les prendre de manière plus souple", précise la direction qui ajoute que "personne ne pouvait prendre 23 jours de RTT. Dans la réalité, le nombre moyen de RTT annuel était plus proche de 18 ou 19 jours."

La CGT, qui n'avait pas signé l'accord sur les 35 heures en 1999, assume la position qu'elle adopte aujourd'hui : pour Amadou Ndiaye, représentant CGT, cité par l'AFP, "il y avait une forte demande (pour la signature de cet accord) de part de la majorité des salariés, que nous avons consultés". Cet accord, poursuit M. Ndiaye, est "plus avantageux que le précédent : les heures supplémentaires pourront être récupérées, ou mises sur un compte-épargne-temps (CET)".

En revanche la CFDT ne décolère pas : dans une lettre adressée jeudi 8 juin aux organisations non-signataires, la CFDT leur demande de se mobiliser pour réunir les 50 % des voix nécéssaires pour assurer le succès du droit d'opposition. "Nous vous invitons à vous associer à cette démarche, afin d'empêcher l'entrée en vigueur de dispositions qui constituent des régressions évidentes au regard des dispositions existantes et renforcent la précarité et les conditions de travail des plus modestes, à savoir les salariés opérationnels", poursuit l'organisation cédétiste.

Source : Le Monde

Publié dans Revue de Presse Europe

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