Jeux et divertissement : Des parcs de jeux en dégradation

Publié le par BAPST


Les sept parcs de Casablanca : Sindibad, Yasmina, Hermitage, Aïn Sbaâ, Ifriquia, Murdosch et Aïn Chock ont connu une nette dégradation. A l¹origine de cette situation, le manque d¹infrastructures et la mauvaise gestion.
Dans une ville comme Casablanca, de plus en plus urbanisée et de plus en plus polluée, les parcs de jeux et de divertissement ainsi que les espaces verts sont indispensables, en vue de permettre à la population casablancaise de mieux respirer et aux enfants de sortir de la routine quotidienne et de découvrir la nature, la flore et la faune. Les sept parcs de la capitale économique du pays répondent-ils à cet objectif? Assurément non. Les sept parcs de la métropole, qui s¹étendent sur une superficie de vingt-quatre hectares, Sindibad, Yasmina, Hermitage, Aïn Sebaâ, Ifriquia, Murdosch et Aïn Chock, se trouvent aujourd¹hui dans un état qui laisse à désirer.

Et pourtant, ils accueillent jusqu¹à sept mille visiteurs quotidiennement et environ cinquante mille visiteurs pendant les week-ends et les jours fériés, selon des chiffres du conseil de la ville. Ces espaces drainent une recette annuelle qui dépasse un milliard de centimes. Mais, la forte affluence des familles casablancaises sur ces espaces n¹est pas accompagnée par des infrastructures modernes et une organisation de nature à créer dans l¹intérêt des enfants et de leurs familles un espace de confort, de loisirs et de bien-être et éviter, par ailleurs, des problèmes qui pourraient gâcher la joie du déplacement. Les problèmes de ces espaces de loisirs et de divertissement ne se limitent pas uniquement aux infrastructures et à l¹organisation. Le problème de gestion se pose également avec acuité. Les activités dans le parc Yasmina dans la Ligue arabe sont paralysées.

En plus les employés travaillent dans de mauvaises conditions. Ce qui va se répercuter, bien entendu, négativement sur leur rendement. Il faut dire que ces parcs de loisirs et de divertissement ont connu une nette dégradation, ces derniers mois. Certains d¹entre eux, notamment celui d¹Aïn Sebaâ, ont été transformés en lieux repoussants, où il y a tout hormis la distraction des enfants, délinquance, insécurité, malpropreté et mauvaise gestion. C¹est un bien du citoyen casablancais qui est entrain de se dégrader au fil des jours. En plus du divertissement, ces espaces jouent également un rôle éducatif dans la vie des enfants. Il s¹agit des espaces qui sont indispensables dans une ville comme Casablanca où la pollution dépasse le seuil de l¹urgence dans certaines zones. Il faut dire que la modernisation de ces espaces et la variation de leurs activités, manèges et féerie, permettront aux enfants casablancais de se retrouver dans la nature au centre de leur ville.

Belkassem Amenzou

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