La valse des présidents chez Euro Disney

Publié le par BAPST

L'Américain Karl Holz sera le sixième président du groupe depuis l'ouverture du parc en 1992. Un groupe qui a du mal à sortir du rouge.

Sixième président en treize ans: la valse des présidents chez Euro Disney continue avec le départ surprise d'André Lacroix et son remplacement par l'Américain Karl Holz à la tête d'un groupe qui peine à sortir du rouge.

Le directeur général délégué d'Euro Disney SCA, Karl Holz, va devenir PDG du groupe, succédant ainsi à André Lacroix, a annoncé jeudi soir le groupe français, détenu à 40pc par le groupe américain Walt Disney.

Karl Holz, 54 ans, né à Munich en Allemagne, avait rejoint Euro Disney en septembre 2004 en qualité de directeur général délégué, après avoir occupé, pendant neuf ans, différents postes de management au sein du groupe.

Avant Disney, M. Holz avait été vice-président des opérations du parc Knott's Berry Farm en Californie du Sud (Etats-Unis), et PDG de Concessions Air.

Karl Holz sera le sixième président du groupe depuis l'ouverture du parc en avril 1992.

André Lacroix, ancien PDG de Burger King International, était entré en fonction le 1er juillet 2003.

Nouvelles attractions

Sa nomination avait fait suite à une période de vacance du pouvoir de près de dix mois, entre fin septembre 2002 et l'été 2003, après le départ de Jay Rasulo, parti diriger la branche Walt Disney Parks and Resorts.

Mais «la stratégie mise en place par André (Lacroix), qui prévoit une nouvelle attraction par an jusqu'en 2008, bien sûr ne change pas», a assuré le porte-parole du groupe.

Le PDG sortant avait mené la restructuration financière du groupe, conclue en février, qui avait été suivie par une augmentation de capital de 253,3 millions d'euros.

Le groupe va désormais investir cet argent en ouvrant chaque année une nouvelle attraction jusqu'en 2008. Une nouvelle version de Space Mountain a ainsi été lancée en avril.

Il s'agit pour le groupe de relancer la fréquentation du parc, visité par environ 12 millions de personnes par an, et remplir ses hôtels, afin de pouvoir faire face aux pertes accumulées depuis plusieurs années.

Les rares analystes qui suivent la valeur soulignent aussi que l'action n'a quasiment aucune valeur, tant que le groupe ne dégagera pas suffisamment de liquidités pour faire face à sa dette.

Le groupe a toutefois annoncé fin avril un recul de 26pc de sa perte au premier semestre de son exercice 2004-2005 (octobre-mars), à 80,9 millions d'euros. Le chiffre d'affaires du premier semestre a progressé de 5 pc, à 494,1 millions d'euros.

© La Libre Belgique 2005

Publié dans Revue de Presse Europe

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