Fès: La CDG s’intéresse de près à la région

Publié le par BAPST

Fès: La CDG s’intéresse de près à la région
 
· Elle a réalisé une étude synthèse sur la stratégie de développement

· De nombreux projets dans tous les secteurs


LE rapport intermédiaire de l’étude synthèse, réalisée par la Caisse de dépôt et de gestion (CDG), sur la stratégie de développement de la région Fès-Boulemane est fin prêt. Il identifie clairement les forces et les faiblesses de la région et les potentialités de développement qu’elle recèle. On y trouve, outre une vision globale et prospective du développement de la région, un rappel des problématiques essentielles auxquelles elle est confrontée.
L’étude avance également quelques pistes de développement et des exemples de projets structurants. Mais, avant de les énumérer, il convient d’en citer un, plus global, qui consiste à créer un fonds d’investissement pour la région. Ce fonds, à vocation généraliste, à l’instar de ceux proposés pour d’autres régions du Royaume, pourrait apporter un complément d’appui technique ou financier à des projets d’investissement bénéficiant, par ailleurs, de financements spécifiques. Lesquels financements bénéficieront à tous les secteurs. Industrie, artisanat, tourisme… la CDG n’exclut aucun domaine. S’agissant de l’industrie, les responsables de la CDG se penchent sur l’idée de mettre en place des fonds financiers spécialisés à même d’apporter un soutien à la redynamisation de l’entreprise. D’un double intérêt, ces fonds seront destinés, soit pour aider à la restructuration et à la modernisation de celles existantes, soit appuyer la création de nouvelles autres dans les domaines d’activité à fort potentiel. «On pourra ainsi étudier l’opportunité de création d’un fonds d’appui à la restructuration et à la modernisation des entreprises et un fonds d’investissement pour les entreprises agro-industrielles».
Parallèlement, et compte tenu de l’apport essentiel de la recherche scientifique dans la modernisation des activités industrielles, la région devra investir dans des centres de recherche et favoriser l’innovation technologique en créant notamment une technopole.
Enfin, le lancement et la pérennisation d’une foire internationale, organisée dans la ville de Fès, viendraient compléter le plan de relance économique. La mise sur pied d’un espace d’animation économique, d’échange d’expériences et d’interactions, de mise en relations d’affaires et d’exposition et de promotion du savoir-faire serait d’un grand apport.
En ce qui concerne le secteur de l’artisanat, la CDG propose outre la création d’un fonds de développement, l’organisation du secteur à travers une structure fédérative de commercialisation. Laquelle structure sera chargée de pénétrer les marchés à l’exportation tout en imposant au produit artisanal «Maroc» une logique d’innovation et de qualité.
L’artisanat et le tourisme, deux secteurs qui vont de pair. A cet égard, la CDG recense une dizaine de projets. Les plus importants concernent l’aménagement de deux nouvelles zones d’urbanisation destinées à accueillir des infrastructures touristiques et de loisirs. Il s’agit des zones de Oued Fès et de Ouislane que la société Maroc hôtel village (MHV), filiale de la CDG, s’est engagée à mener.
L’un de ces deux projets devra bénéficier d’un espace de rencontres et d’accueil de conférences de niveau international, un véritable palais des congrès. Un show qui hissera la ville de Fès au rang des plus grandes capitales de la planète, capables d’héberger des événements mondiaux. Par ailleurs, la ville devrait avoir un symbole de la reconnaissance collective. A ce titre, la création d’un musée de l’Histoire de Fès est très sollicitée.
L’idée d’un parc national d’attractions entièrement dédié à un «Maroc miniature», où seraient reproduits les monuments et les trésors architecturaux du pays, est aussi mise à l’étude. Des projets dans l’éducation, culture et sport et zones vertes figurent aussi dans le plan proposé par la CDG. En tout cas, si celle-ci a pris cette grande initiative, elle a intégré la composante régionale dans sa stratégie d’action et manifeste, de ce fait, un grand intérêt pour le contact et le dialogue directs avec les régions.
L’objectif n’est autre que d’établir des collaborations autour de projets de développement. Lesquels visent à soutenir le développement économique national par tous types d’actions qu’ils conviendraient.
Dans une déclaration à L’Economiste, M’hamed Douiri, président du Conseil de la région, a souligné que la CDG est devenue conseillère, consultant, partenaire et actionnaire permanent des grands projets dans la région. «Elle jouera un rôle de premier plan dans le développement économique de la région Fès-Boulemane.
Notamment en tant qu’investisseur institutionnel et comme opérateur dans une large gamme de métiers», indique-t-il. Et d’ajouter que l’ambition est d’assurer un développement global et intégré. «Notre objectif est aussi de désenclaver les zones rurales en les dotant d’eau potable, habitat et voiries». Il faut promouvoir le rôle historique et économique de la région. Le projet de l’autoroute Fès-Taza doit démarrer dans les plus brefs délais.
La région s’impliquera davantage pour l’amélioration des routes menant aux ports Tanger-Med, Al Hoceïma et Nador. «Notre rôle est d’instaurer une notion de partenariat, mais aussi de chercher les investisseurs des secteurs privé et public et leur proposer des projets ficelés», conclut Douiri.

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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