Dans un an, le Bioscope

Publié le par BAPST



Le Bioscope ouvrira ses portes dans un an. Les dirigeants de l'opérateur, Grévin ' Cie, ont présenté hier le concept définitif du parc de loisirs d'Ungersheim aux collectivités partenaires.

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Ici se jouera un « théâtre des éléments », spectacle pyrotechnique en salle, avec fumées, feux et explosions.(Photo DNA - Arthur Perrin)

Sous un soleil de plomb, Patrick Roger, le responsable de la conception du Bioscope, répète, désignant des lits creusés dans une terre sèche : « Il y aura de l'eau partout ». A l'heure de la visite du chantier, le futur parc de loisirs d'Ungersheim consacré à l'« exploration de la vie », ne se ressemble pas encore tout à fait vraiment et il faut de l'imagination pour se projeter « cette promenade en toute liberté, dans la nature », ce tour de « GR, de grande randonnée » ; les trois pavillons et six cellules s'ébauchent pour la plupart encore, squelettes raides d'acier et de béton nus.


Le bâtiment le plus avancé, c'est « le théâtre des éléments » : il y sera donné devant 550 personnes un spectacle pyrotechnique tout feu tout flamme de 20 mn, symbolisant les effets des activités de l'homme sur la planète. Le titre en résume le propos : « Attention, on joue avec le feu ».


Dans le second pavillon du parcours, le Bioscope présentera à 150 spectateurs le spectacle ludo-pédagogique d'un individu plongé au coeur de l'infiniment grand et de l'infiniment petit, entouré de projecteurs sophistiqués.

Projet bien pensé

Le chantier tient ses délais et le Bioscope ouvrira ses portes dans un an, le 1er juin. Son opérateur (privé), Grévin ' Cie, a marqué hier sa confiance dans le succès du projet, réalisé en partenariat avec le conseil régional et le conseil général du Haut-Rhin, pour un coût total de 30,5 M€. « Ouvrir un parc est un exercice délicat, mais le Bioscope est un projet passionnant et bien pensé », a confié Serge Naïm, nouveau directeur général de Grévin, transfuge d'Eurodisney. « Ce projet stratégique représente 20 % de nos investissements annuels. Nous avons à coeur qu'il soit performant et rentable », a souligné Jean-Pierre Sonois, président de la Compagnie des Alpes, maison-mère de Grévin et filiale de la Caisse des dépôts et consignations.


Fruit d'un partenariat public-privé, le Bioscope fonctionnera 200 jours par an. Son format reste modeste : il comptera un effectif limité de 11 permanents et 40 saisonniers ; l'hypothèse haute de sa fréquentation a d'autre part été fixée à 300 000 personnes par an. Quant à la stratégie de développement, elle reste prudente : de son succès dépendra la mise en chantier de la seconde phase.


Le concept définitif du parc a été présenté dans l'après-midi d'hier au conseil régional et au conseil général du Haut-Rhin, à huis clos. A l'issue de la réunion, le président régional, Adrien Zeller, a rendu hommage aux équipes de Grévin, « des supers pros ». Le chef de l'exécutif haut-rhinois s'est félicité que le Bioscope ne soit pas « un parc d'attraction ». Une commission composée d'élus des deux assemblées en assure le suivi financier, tandis qu'une commission consultative de service public apporte son concours sur les volets pédagogique, scientifique, économique et touristique du parc.

 

Source / Dernières Nouvelles d'Alsace

Publié dans Revue de Presse Europe

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