Dans les coulisses du royaume de Mickey

Publié le par BAPST

Dans les coulisses du royaume de Mickey (05/07/2005)
© Pirard
Les bâtisseurs de rêves de Disney nous font découvrir les secrets de fabrication des futures attractions

MARNE-LA-VALLÉE Ce 17 juillet, cela fera 50 ans que Walt Disney inaugurait son premier parc en Californie, près de Los Angeles, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle ère dans le domaine des loisirs. Un demi-siècle plus tard, la magie Disney fait toujours rêver des millions de visiteurs. Il existe désormais des parcs Disney en Floride, au Japon, en France et bientôt en Chine, à Hong Kong. Mais derrière l'enchantement se cachent des milliers d'heures de travail pour concevoir et construire ces attractions et ces décors fabuleux. Nous avons pu rencontrer à Disneyland Paris quelques-uns de ces bâtisseurs de rêves, ces imaginieurs comme les appelait Disney, contraction des mots imagination et ingénieur.

Bruce Vaughn travaille depuis 12 ans pour la société aux grandes oreilles. Désormais vice-président du département Recherche et Développement des différents parcs, c'est lui qui est chargé de créer les nouvelles technologies qui seront utilisées dans les attractions. «Ici, l'invention règne en maître», lance d'emblée Bruce, qui arrive tout juste de Los Angeles. «Notre but est de faire reculer à chaque fois les limites, afin de rester toujours au plus haut niveau. On n'est d'ailleurs jamais satisfait. Il faut toujours faire mieux. On doit sans cesse s'améliorer pour satisfaire nos visiteurs.»

D'abord des conteurs d'histoire

Mais si Bruce Vaughn est spécialisé dans les effets spéciaux, il estime que la technologie doit rester un outil et rien d'autre. «Nous sommes d'abord des conteurs d'histoire. La technologie pour la technologie, ça ne nous intéresse pas. L'histoire vient en premier et la technologie sert à la raconter. C'est un outil au service de l'histoire.»

Au département Recherche et Développement, une équipe d'une quarantaine de personnes planche ainsi en permanence sur la création de ces outils. «On travaille en fait sur trois types d'éléments qui composent les attractions: les personnages, l'immersion dans l'attraction et les effets spéciaux.»

1. Les personnages: «Si les gens viennent chez Disney, c'est d'abord pour voir nos personnages. Dans notre département, on essaye donc de trouver de nouveaux moyens de leur donner vie.» A côté des célèbres audio-animatroniques, ces fameux automates ultraréalistes qu'on trouve dans des attractions comme Les pirates des Caraïbes, les imaginieurs de Disney sont en train de développer une nouvelle façon de donner vie à leurs héros. «On travaille actuellement sur des personnages virtuels, réalisés en images de synthèse et que nous intégrons dans de véritables décors!» Le résultat est, paraît-il, stupéfiant. «Lorsque les gens se demandent comment on a fait, c'est là qu'on a réussi notre travail. Et c'est le cas ici!» La première attraction de Disneyland Paris qui bénéficiera de cette technologie sera Le monde de Némo, qui ouvrira en 2007 dans le deuxième parc.

2. L'immersion dans l'attraction: «Notre but, c'est que les gens soient de plus en plus immergés dans les décors et l'environnement de l'attraction. On développe ainsi des attractions interactives, comme Buzz l'éclair, qui ouvrira à Paris en 2006, où les visiteurs devront tirer sur les personnages à l'aide de pistolets laser.»

3. Les effets spéciaux: » L'amélioration des effets spéciaux au cinéma a placé la barre encore plus haut. Nous devons donc sans cesse nous renouveler à ce niveau. C'est par exemple ce que nous avons fait avec Space Mountain mission 2, où nous avons créé de nouveaux effets spéciaux pour améliorer une attraction qui existait depuis 10 ans et la remettre au goût du jour.»

ENVOYÉ SPÉCIAL EN FRANCE FRÉDÉRIC SERONT

© La Dernière Heure 2005

Publié dans Revue de Presse Europe

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