Walibi, le grand come-back

Publié le par BAPST

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Après 30 ans d'existence, et une absence de quatre ans, le kangourou orange revient à Wavre. Restauré, le plus célèbre parc d'attractions belge retrouve un peu son image d'antan.

Walibibibi, j'en suis baba. Depuis les années septante, le slogan est ancré dans le subconscient des Belges. Walibi est un peu, au même titre que Sandra Kim ou Tatayet, une de ces institutions populaires qui dessinent l'imaginaire populaire du pays. En 1998, quand le géant américain Six Flags rachète le parc et licencie le kangourou, c'est un peu une part d'enfance de toute une génération qui s'envole. Tintin et Milou se font doubler par Bugs Bunny et Gros Minet. C'est le débarquement ! Quatre ans après, les nouveaux propriétaires semblent avoir saisi qu'ils avaient bousculé les habitudes des autochtones. A coup d'enquêtes et d'études de marché, la direction de Six Flags, devenu entre-temps StarParks, comprend que 77 % des Belges, tant au nord qu'au sud du pays, considèrent la sympathique bête orange comme faisant partie du patrimoine belge et, partant, préfèrent le nom Walibi à l'impersonnel Six Flags Belgium.

Relooké, le kangourou fait donc son grand retour en terre « walifornienne » et redonne son nom au parc : Walibi Belgium. En outre, les héros de la BD belge réinvestissent les allées. Exit les personnages de comics de la Warner. On croise Bob et Bobette, Boule et Bill ou encore Lucky Luke statufiés. Une façon de marquer le retour aux sources. Pour romancer ce changement et se donner une identité forte, les spécialistes du marketing nous racontent aussi une jolie petite histoire : Walibi a fait un tour du monde long de quatre ans. Il a rencontré de nouveaux amis aux quatre coins de la planète. Oscar le chat, Boris le cochon, Wok le dragon, Doudou le pingouin... A l'instar de Pluto, Donald, et Daffy Duck à Disneyland, la petite ménagerie parcourt aujourd'hui le parc avec son photographe attitré. Les enfants adorent, évidemment. Comme la nouvelle zone qui leur est dédiée : Walibi Folies avec jets d'eau, plaine de jeux, mini-montagnes russes et autres carrousels. Pour les gosses, encore, une nouvelle animation remplace l'ancien théâtre Bugs Bunny. Le cinéma 4D Bob l'éponge nous plonge dans les fonds sous-marins, munis de lunettes spéciales pour film 3D. Assis sur un siège dynamique, on suit les aventures loufoques de Bob à la recherche d'un cornichon...

Amateurs de sensations fortes, ne craignez rien. On ne vous a pas oubliés. Avec ses six montagnes russes, sous l'impulsion des Américains, le parc s'est sensiblement modernisé en quatre ans. Le Vampire, par exemple, nous transporte à plus de 80 km/h, suspendus... les pieds dans le vide. On l'a testé. Deux jeunes filles qui nous précédaient résument la situation assez clairement : Ça déchire ! Comme le Cobra, espèce de montage russe « boomerang » qui propulse le wagonnet dans une spirale montant à 38 mètres d'altitude en avant... puis en arrière. Mais l'attraction vedette du parc reste le Loup-Garou, huit aérien en bois qui semble prêt à s'effondrer à chaque vibration...

En termes de frayeur, c'est le nouveau Sky Diver qui remporte sans conteste la palme. Comme pour le benji, on vous hisse avec un câble à une cinquantaine de mètres d'altitude, pour vous lâcher dans le vide. L'élastique se détend, se tend et après le plongeon, un effet balançoire s'active et provoque des allers-retours. Classique mais flippant. Un peu trop pour moi : après un tour dans la Grande Roue (se trouvant à la même hauteur que le Sky Diver), j'ai décidé de remettre l'expérience à une autre fois. Nicolas, 24 ans, a été plus téméraire : On se sent seul... Mais j'adore les sensations fortes et je dirais que c'est la seule attraction du parc qui m'apporte une réelle montée d'adrénaline. Une montée d'adrénaline qui se paie : 20 euros en plus du ticket d'entrée.

Walibi Belgium, Autoroute E 411, Sortie 6 ou 9 Wavre-Nivelles. Adultes et enfants, à partir de 12 ans : 28,50 euros. De 3 à 11 ans : 24,50 euros. Moins de 3 ans : gratuit. Infos : 010- 42.15.00.

Source : Leguide.be

Publié dans Revue de Presse Europe

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