Le Futuroscope revient au top

Publié le par parcattractions.fr

Le décor est forcément futuriste. Ici pointent des tubes en forme de harpe géante. Là, une grosse boule blanche comme incrustée dans un socle carré aux armatures rouges. Plus loin, des constructions aux facettes vitrées que viennent frapper les rayons du soleil. Au coeur du parc, un plan d’eau d’où jaillissent des geysers sous orchestration musicale. Le tout dans un écrin de verdure qui vient donner au site des allures de campagne postmoderne.

Il y a dix-huit ans déjà, le Futuroscope est venu se nicher en des terres poitevines bien retirées, à une encablure de Poitiers (Vienne).

Après une période faste, et un titre plus qu’honorifique de premier parc d’attraction visité dans l’Hexagone, le Futuroscope, qui affiche près de trente millions de visiteurs au compteur, a frôlé la fermeture. À cela plusieurs raisons. En premier lieu la concurrence, qui a vu naître nombre de parcs de loisirs, qui plus est dans des lieux plus faciles d’accès, notamment aux portes de la capitale. Autre écueil : le coup de vieux infligé aux technologies de l’image, fonds de commerce du lieu, qui aujourd’hui ont infiltré les masses, quand il y a quinze ans elles les déplaçaient jusqu’au Futuroscope. « On refait surface, reconnaît Dominique Hummel, le directeur. Mais nous sommes condamnés à trouver les éléments de la revisite. C’est pour cela que nous faisons un effort de renouvellement plus important que nos concurrents. » Pour le coup, le pari a été tenu. Le turnover des vingt-deux attractions est de mise. Entre autres nouveautés cette année, « Les yeux grands fermés », un voyage initiatique et empirique dans le monde des non-voyants (lire ci-dessous), ou « Star du futur », qui fera de vous le sauveur de la planète dans des coulisses à la Hollywood.

Pour les amoureux de sensations fortes, quatre cinémas dynamiques entièrement dédiés à booster l’adrénaline. Pour ceux que continue d’ébahir Dame Nature, « Voyageurs du ciel et de la mer », de Jacques Perrin, projette la vie des baleines et des oiseaux migrateurs sur un double écran géant unique au monde. Pour les plus petits, une aire de jeux de deux hectares. Pour les amateurs de l’extrême, l’expérience de l’infiniment grand en trois dimensions avec « Space Station 3 »...

« Il y a ceux qui parlent au cerveau (la Cité des sciences et de l’industrie de La Villette) et ceux qui parlent au corps (Disneyland) », affirme Dominique Hummel, avant d’ajouter : « Nous avons trouvé la troisième voie, un équilibre entre le coeur, le corps et le cerveau. » Savant mélange qui confère au Futuroscope, au-delà de son aspect ludique, un label authentique.

Sophie Bouniot L'Humanité

Publié dans Revue de Presse Europe

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