Un Parc à thèmes prévu dans les vestiges des JO d'Athènes

Publié le par parcattractions.fr

ATHENES (AFP) - Un an après le retour des Jeux olympiques dans leur pays d'origine, la Grèce se souvient avec fierté du succès du déroulement de l'organisation sans toutefois oublier son coût considérable, 13 milliards d'euros (19,31 milliards $ cdn), et en se demandant comment rentabiliser les installations sportives.

Financée exclusivement par le budget de l'Etat, la construction des ouvrages olympiques a contribué à faire déraper le déficit public (6,3 % du PIB pour 2004) condamnant le pays à un régime d'austérité pour revenir dans les limites du pacte de stabilité, avec un déficit prévu de 3% en 2006. Mais la tâche est ambitieuse, au vu du taux réduit des investissements et des recettes modestes du budget.

"Nous sommes fiers car le pays a organisé les meilleurs Jeux et les plus sûrs (...). Le pays a été reconnu dans le monde entier (...)", affirme toutefois la ministre adjointe de la Culture et des Sports, Fanni Palli-Pétralia, dans un communiqué pour le premier anniversaire des Jeux.

Face aux critiques sur les retards pris pour l'exploitation post-olympique des sites, dont la plupart restent fermés depuis septembre dernier, Mme Pétralia renvoie la responsabilité sur le précédent gouvernement socialiste, au pouvoir jusqu'en mars 2004.

"Précieux héritage"

Mais elle affiche aussi sa confiance, rappelant qu'une loi votée récemment "définit l'utilisation des sites et résout les problèmes juridiques".

"La Grèce a battu un record mondial: le comité d'organisation des Jeux (Athoc) a retourné, six mois après la fin des Jeux, les sites au gouvernement, une procédure qui avait pris deux ans pour Sydney (JO-2000) et douze mois pour Barcelone (JO-1992)", se prévaut-elle.

"Nous capitalisons le précieux héritage olympique (...) et nous allons attirer des investissements étrangers et grecs, et créer des emplois (...)", affirme-t-elle.

À l'exception du complexe de l'OAKA (stade olympique, natation, tennis, vélodrome, etc.) et du Stade de la Paix et de l'Amitié (volley-ball), simplement rénovés pour les Jeux et qui étaient déjà gérés par des institutions, les autres sites olympiques n'ont toutefois pas encore trouvé de débouchés.

Alors que l'entretien des installations est estimé à quelque 100 millions d'euros (148,5 millions$ cdn) par an, plusieurs des sites affichent du coup une image d'abandon, comme celui de canoë-kayak à Schinias ou de taekwondo au Phalère, en bord de mer, où, sur des pelouses desséchées, on trouve des chiens errants au milieu de tas de déchets.

"Nous allons gagner le pari"

Un toilettage a bien été mené pour une opération "Stades ouverts" destinée ce mois d'août à célébrer l'anniversaire des Jeux, mais il ne concerne que l'OAKA et le stade de beach-volley de Phalère. Le premier appel d'offres international, ne portant que sur trois des quinze sites gérés par la Société immobilière olympique, n'a été publié qu'en juillet dernier.

Le gouvernement a opté pour une exploitation privée par concession, mais sans cession de la propriété, via la création de centres commerciaux et de loisirs dans la plupart des installations, notamment sur le site multisports d'Héllenikon, où un parc thématique est prévu.

La création de complexes hôteliers est aussi envisagée sur des sites comme celui d'Agios Kosmas (voile), dans la grande banlieue balnéaire d'Athènes, ou de Markopoulo (équestre), à l'est de la capitale.

"Des mesures ont été prises pour assurer l'accès des citoyens et la protection de l'environnement", insiste la ministre.

Moins euphorique, la maire d'Athènes, Dora Bakoyannis, juge pour sa part que la réutilisation des sites pose un "problème considérable". Mais elle tire quand même un bilan positif, au vu des gains immédiats pour sa ville, notamment l'amélioration des infrastructures de transport et des perspectives de développement touristique. Elle évoque déjà une "hausse considérable" du tourisme dans la capitale pour 2005.

"Nous allons gagner le pari de l'utilisation post-olympique, comme celui des Jeux", affirme-t-elle du coup dans son message commémoratif.

 

Publié dans Revue de Presse Europe

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