Plainte contre Magic Land : Le Tagada se termine par un traumatisme crânien

Publié le par parcattractions.fr

Un jeune Français d’origine libanaise a été projeté la semaine dernière par le Tagada, un jeu au Magic Land. L’enfant a subi un traumatisme crânien et a été évacué en France. Les parents ont porté plainte, la direction de Magic Land dégage ses responsabilités.

C’est l’histoire d’un Français d’origine libanaise qui était au Magic Land, accompagné d’une bande de copines pour le plaisir. Joseph Darwish va en ressortir, avec la douleur. Le goût du risque lui a valu un traumatisme crânien : il a été éjecté à une dizaine de mètres du tagada (un manège à forme circulaire avec des mouvements circulatoires et oscillatoires lorsqu’il est mis en marche), sur lequel il s’amusait. Gravement blessé, Darwish est évacué d’urgence par une ambulance de Suma Assistance à l’hôpital Principal. Ses parents finissent par l’envoyer en France pour des soins intensifs, puisque l’enfant était toujours dans le coma. La famille outrée décide de porter plainte contre la direction de Magic Land (un parc d’attractions).

Sur les lieux, on sert une autre version. Les autorités de Magic Land, en l’occurrence le directeur administratif, M. Hady Traoré, précise que les faits se sont déroulés dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 août dernier aux environs de 22h 30 - 23 heures. Un jeune garçon d’environ 1m 80, âgé de 16 à 17 ans, accompagné d’un groupe de copines, était dans le Tagada lorsqu’il a été projeté à l’extérieur, à six mètres environs des lieux du jeu. Aussitôt, «j’ai appelé Suma puisqu’on est en partenariat avec eux», raconte M. Traoré.

Alors que l’enfant restait inerte sur l’asphalte, le médecin réanimateur lui dispense les premiers soins en attendant que l’ambulance arrive pour évacuer le jeune homme. «Nous avons demandé à ce qu’il soit amené à Suma, mais la famille a préféré la clinique du Cap. De là-bas l’enfant sera orienté à l’Hôpital Principal et nous y étions jusqu’à 2h 30 du matin», poursuit-il. Selon le Dr Mamadou Aliou Diallo de la Suma, lorsqu’ils sont arrivés avec l’ambulance, «l’enfant était déjà dans un coma profond. Nous l’avons mis sous respirateur, intubé et ventilé à la machine». Mais le blessé avait repris connaissance, affirme-t-il, avant même qu’ils n’arrivent au niveau de l’Hôpital Principal.

L’enfant, selon le Dr Diallo, présentait un traumatisme crânien évident avec perte de connaissance initiale et convulsions. Et dans des cas pareils, il n’est pas recommandé, de l’avis du médecin, de réveiller le patient. Ce qui se fait, d’habitude même si le patient se réveille, c’est de lui «induire un coma qui permet de récupérer le cerveau et de faire toutes les analyses». Y avait-il besoin de l’évacuer en France ? Quoi qu’il en soit, «Dakar a un plateau technique qui permet de prendre en charge» ces genres de patients, indique-t-il.

Seulement, un «membre de (sa) famille a dit que de toutes les façons, quelle que soit la situation, il faut qu’on l’envoie en France pour subir d’autres examens», raconte M. Traoré. Selon qui, sitôt l’accident survenu, une déclaration a été adressée à l’assurance pour qu’elle se rapproche du médecin traitant afin de s’enquérir de l’état de santé de la victime, «qui ne nécessitait pas un transfert en France. Les parents l’ont fait par convenance personnelle. Cela n’a rien à voir avec l’ampleur des dégâts». En réalité, «l’enfant avait l’assurance depuis la France», affirme M. Traoré.

Source : le Quotidien Sénégalais

 

 

 

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