Les mémoires de Bourguignon, ex PDG d'eurodisney sortent en librairie

Publié le par parcattractions.fr

Voici un extrait d'un article de l'Express constitué d'un interview de Phillipe Bourguignon ex PDG (entre autre) d'Eurosdisney. Ci dessous, la partie consacrée à cette présidence.



Après Accor, vous êtes entré chez Disney, le symbole même de la multinationale américaine.
Cela a été un véritable choc culturel. Pourtant, je vivais déjà aux Etats-Unis et je n'ai pas de problèmes en anglais. En fait, l'adaptation a été très difficile. Chez Accor, personne ne remettait systématiquement en question tout ce que je disais ou faisais. Là, subitement, je rentrais dans une entreprise dans laquelle rien n'était acquis, il fallait tout expliquer, que ce soit au président ou au petit jeune presque débutant. Au début, je me suis dit qu'ils ne me faisaient pas confiance parce que j'étais français. En fait, c'est leur mode de pensée, alliant rigueur et intuition, ce qui vous force à analyser dans le détail le moindre aspect de toute décision.

Le jour de l'ouverture du parc Disneyland Paris, la CGT est en grève...
Oui, les RER ont été stoppés deux stations avant Disney.

La suspicion française envers Euro Disney recouvre-t-elle le dédain tricolore à l'égard des services en général?
Cela tient aussi beaucoup à l'arrogance américaine et à celle de Disney. J'ai beaucoup aimé Disney, mais c'est une culture arrogante. Quand tout marche, c'est bien, mais lorsqu'on se prend les pieds dans le tapis, cela ne va plus. Si vous ajoutez à cela un environnement français relativement antiaméricain et une élite qui n'a pas de respect pour les activités de services, cela crée beaucoup d'embûches à la fois! En France, le citoyen de base n'est pas antiaméricain, alors que l'establishment l'est plutôt. En Allemagne, c'est l'inverse: le peuple allemand se méfie de l'Amérique, mais pas ses élites. Ainsi, les produits américains pénètrent-ils beaucoup mieux la France que l'Allemagne.

Euro Disney ne semble toujours pas avoir trouvé son équilibre.
Les restructurations permanentes entraînent une profonde instabilité du management, qui, de plus, se concentre plus sur les problèmes financiers que sur la qualité du produit et sa commercialisation.

 Hop!
Philippe Bourguignon
éd. Anne Carrière


Source : l'Express.

Publié dans Revue de Presse Europe

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